Hockey sur glace : le Canada bat les Etats-Unis, la fête est complète
Vancouver (Canada) (AFP) - Le Canada a répondu aux attentes de tout un peuple et a battu les Etats-Unis 3 à 2 après prolongation pour remporter la médaille d'or du tournoi de hockey sur glace hommes, le titre le plus attendu, le plus désiré par les supporteurs locaux, dimanche aux JO de Vancouver.
Pour de nombreux Canadiens ces JO organisés à la maison ne pouvaient pas être une réussite sans cette médaille d'or. Ce 14e titre remporté à Vancouver par le Canada, un record, est la cerise sur le gâteau pour un pays qui a réussi une belle moisson lors de la dernière semaine des JO.
Le pays entier s'était arrêté pour regarder le match considéré comme le plus important disputé au Canada depuis la "Série au sommet" de 1972 contre l'URSS.
"Le hockey ce n'est pas un sport au Canada, c'est un culte, c'est une religion", avait d'ailleurs dit le manageur général de l'équipe américaine Brian Burke avant la finale, histoire de mettre encore un peu plus de pression sur ses adversaires.
Le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui a notamment fait sa thèse universitaire sur le thème du hockey, était bien sûr assis dans les tribunes aux côtés de la légende Wayne Gretzky et les diffuseurs attendaient plus de 10 millions de Canadiens devant leur télévision pour suivre cette partie (pour 33 millions d'habitants).
La rivalité entre les voisins nord-américains est légendaire et le match de la semaine précédente, remporté par les USA lors de la phase de poules (5-3), était encore un souvenir très frais dans les mémoires.
Crosby ce héros Les Etats-Unis espéraient quant à eux venger leur défaite en finale des JO-2002 où les joueurs à la feuille d'érable étaient venu leur gâcher la fête, chez eux à Salt Lake City.
La patinoire n'était que rouge et blanche, les couleurs de l'équipe canadienne, mais les 18.000 spectateurs dans les tribunes semblaient bien tendus en début de match, tout comme leur équipe sur la glace alors que les Américains menaient les débats. Mais un but de Toews, son premier des JO, libérait quelque peu le peuple rouge (1-0, 12:50).
Pour la première fois du tournoi les Etats-Unis étaient menés !
Perry portait le score à 2-0 (27:23) mais Kesler sur une déviation ramenait les USA à 2-1 (32:44) alors que la fin de deuxième période atteignait des sommets d'intensité.
Deux poteaux de Weber et Pronger résonnaient dans l'enceinte en début d'un troisième tiers-temps irrespirable. Les deux gardiens rivalisaient d'adresse et Ryan Miller, élu par ailleurs meilleur joueur du tournoi, arrêtait notamment une échappée de Crosby à trois minutes de la fin. L'impensable se produisait alors quand Parise parvenait à égaliser à 25 secondes du terme pour envoyer les deux équipes en prolongation, une première en finale olympique.
Et dans ce match appelé à entrer dans la légende, c'est Sidney Crosby, la figure emblématique de l'équipe, qui envoyait tout un peuple au septième ciel en marquant entre les jambières de Miller (67:40). Il ne pouvait pas en être autrement.
Ice hockey: Crosby show as Canada beat USA in gold thriller
Vancouver (AFP) - Sidney Crosby scored the winner in overtime as Canada won the Olympic title Sunday, beating the United States 3-2 to become the first host nation to capture men's hockey gold in 30 years.
Crosby got the winning goal 7:40 into the overtime period, taking a pass from Jarome Iginla and sliding a shot under the pads of US goaltender Ryan Miller.
"It doesn't even feel real. It feels like a dream," said Crosby as Canada clinched a record eighth Olympic men's hockey gold.
"Our team worked really hard in regulation time and they got that one by us in the end. But we came out in overtime and this is just an unbelievable feeling."
Canadian forward Patrick Marleau added: "It is unbelievable. I have never felt something like this before. As far as hockey goes it is the best moment I have ever had."
Crosby was held off the scoresheet for most of the tournament but he has a knack for scoring dramatic goals. Earlier in the tournament he scored the game winner in a shootout as Canada beat Switzerland 3-2 in the preliminary round.
Jonathan Toews and Corey Perry had earlier given Canada a 2-0 lead before the US fought back, equalising with just 24 seconds left in regulation time.
Roberto Luongo was superb in goal, making 34 stops for Canada who became the first host to win an Olympic final since the US triumphed at Lake Placid in 1980.
Ryan Kesler and Zac Parise scored for the US who suffered their first loss of the tournament after five straight wins.
"It is devastating," said US defenceman Jack Johnson. "We were one goal shy of a gold medal. It is the biggest game any of us have ever played in. Nothing we did before compares to this. You lose the silver you don't win it."
Canada had a 2-1 lead in the third and looked headed for victory but the US clawed back with Parise scoring his dramatic late leveller to send the final into sudden-death overtime.
Over 10 million Canadians were expected to watch the game on TV while, inside the arena, Prime Minister Stephen Harper was joined by Hollywood actors Vince Vaughn, Michael J. Fox and William Shatner as well as singers Michael Buble and Neil Young.
Crowds began forming outside the Canada Hockey Place arena four hours before the highly-anticiplated showdown between the two best teams in the tournament.
The game lived up to its billing as the teams traded chances throughout, and both goalies Luongo and Miller had to be at the top of their games.
It was a battle between Canada's potent scoring attack and the American defence anchored by Miller.
Forward Toews opened the scoring with just over seven minutes left in the first period beating Miller after picking up a rebound.
Mike Richards stole the puck from defenceman Brian Rafalski at the side of the US goal and took the first shot but it bounced right to Toews. It was the first goal of the tournament for Toews to go with seven assists.
Forward Perry picked up a loose puck and wristed it past Miller in the second period to make it 2-0 for Canada.
Ryan Getzlaf started the play by carrying the puck into the US zone. He tried to backhand a pass to Patrick Marleau but it hit a skate and Perry picked it up and easily beat Miller.
Kessler scored on a tip in just over four minutes later to cut the Canadians lead to one goal. Luongo got a piece of it but not enough as it trickled in to make it 2-1, setting the stage for Parise's game tieing goal.
Jeux olympiques 2010, Vancouver - résultats des médailles
Jeux Olympiques 2010, classement
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Les Saints battent les Colts 31-17 au Super Bowl XLIV
L'entraîneur de l'équipe des Saints, Sean Payton, célèbre la victoire avec son équipe.
Photo: AP
La Presse Canadienne
«Who dat?» a retenti dans les gradins alors que Tracy Porter semait l'hystérie sur Bourbon Street en interceptant une passe de Peyton Manning et en ramenant le ballon sur 74 verges alors qu'il restait trois minutes au match, et les Saints de La Nouvelle-Orléans ont surpris les Colts d'Indianapolis 31-17 au Super Bowl XLIV, dimanche soir.
Les Saints, qui ont vécu un véritable compte de fée cette saison, ont ainsi célébré leur première conquête du Super Bowl à leur première participation.
Le quart des Saints Drew Brees a été étincelant en complétant 32 de ses 39 passes pour des gains de 288 verges et deux touchés, tandis que Manning s'est contenté de 31 de ses 45 passes tentées pour des gains de 333 verges, un majeur et une interception.
Sans surprise, Manning a amorcé sa première séquence en attaque en lançant une passe. Parti profondément de sa zone, Manning a repéré coup sur coup Joseph Addai, Pierre Garçon, Austin Collie et Dallas Clark.
Le botteur des Colts Matt Stover a complété cette poussée offensive avec un placement de 38 verges. C'était 3-0 Colts à ce moment. Stover, qui a eu 42 ans le 27 janvier, est ainsi devenu le plus vieux joueur à s'inscrire à la marque au Super Bowl. Stover est aussi le doyen parmi les joueurs qui ont déjà participé à cette classique.
Manning a de nouveau surpris la défensive des Saints lors de la progression suivante couronnant une séquence de trois courses du demi offensif Addai avec une passe de 19 verges dans la zone des buts à Garçon. Les Colts ont ainsi pris les devants 10-0 à l'issue du premier quart.
Les Saints, loin d'être dépités par la puissante machine des Colts, ont finalement trouvé un moyen de s'inscrire au tableau au début du deuxième quart. Brees est parvenu à mener ses hommes suffisamment loin dans la zone ennemie pour permettre au botteur Garrett Hartley de réaliser un placement de 46 verges qui portait la marque à 10-3.
Brees a de nouveau frappé à la porte des Colts quelques instants plus tard, et Hartley a réussi un placement de 44 verges qui réduisait l'écart à 10-6 à la mi-temps.
Payton joue d'audace en deuxième demie
L'entraîneur-chef des Saints, Sean Payton, a joué d'audace en début de deuxième demie alors que Hartley a réalisé un botté court qui a été récupéré par son coéquipier Chris Reis.
Les Colts, encore sonnés par ce revirement, ont permis à Brees de mettre la table pour le touché de Thomas, qui a capté une courte passe dans le flanc droit avant de déjouer quelques joueurs et d'accéder à la zone payante, 16 verges plus loin. Les Saint prenaient alors les devants pour la première fois du match, 13-10.
Les Colts ont répliqué dès la progression suivante lorsque Addai a parcouru quatre verges et permis aux siens de reprendre les devants 17-13, mais Hartley a réussi son troisième placement du match - cette fois sur 48 verges - pour réduire l'écart à 17-16. Hartley est ainsi devenu le premier botteur de l'histoire du Super Bowl à réussir trois placements de plus de 40 verges dans un même match.
Jeremy Shockey a suivi en enfonçant son deuxième touché en carrière au Super Bowl au milieu du quatrième quart, et Brees en a profité pour égaler le record pour le plus de grand nombre de passes complétées dans ce match de championnat établi par Tom Brady au Super Bowl XXXVIII, en 2004. Les Saints y sont alors allés pour la transformation de deux points, et le score est passé à 24-17 en faveur des Saints.
Tracy a cloué le cercueil des Colts en interceptant Manning avec trois minutes à faire au match, et les Saints ont semé l'hystérie à La Nouvelle-Orléans.
On ne les gagne pas tous, mais il arrive parfois qu'on les gagne.
Cela aurait pu s'appeler : Cents fois sur le métier remettez votre ouvrage. Ou encore, les années se suivent et ne se ressemblent pas (http://francoislanglois.monblogue.branchez-vous.com/2008/11/23/). Toujours est-il que quelques fois, après beaucoup de travail, de persévérance et un tout petit peu de chance (désolé pour les fans des "Roughriders), on peut gagner. C'est d'ailleurs, entre autres choses, ce qui nous motive à ne pas baisser les bras face à l'adversité, et croire que rien n'est impossible. Même l'impossible.
Bravo ! À nos champions.
Les Alouettes se sauvent avec la Coupe Grey!
Anwar Stewart et Anthony Calvillo soulèvent la Coupe Grey à l'issue de l'incroyable victoire des Alouettes.
Photo Presse Canadienne
Miguel Bujold La Presse
(Calgary) Un classique! Après avoir tiré de l'arrière pendant plus de 50 minutes, les Alouettes ont pris les devants pour la première fois dans le match de la Coupe Grey alors qu'il ne restait plus de temps au tableau indicateur... Un triomphe de 28-27, qui marquera les annales de la Ligue canadienne de football, à n'en point douter.
L'équipe de Marc Trestman tirait de l'arrière 27-11 au quatrième quart et semblait se diriger vers une sixième défaite au match de la Coupe Grey depuis 2000. Or, dans un spectaculaire revirement de situation, elle a marqué 17 points et s'est sauvée avec la victoire, à la stupéfaction des dizaines de milliers de partisans vêtus de vert au Stade McMahon.
Il restait cinq secondes au match et les Alouettes perdaient, 27-25. Puis, Damon Duval a raté une tentative de placement de 43 verges, qui semblait mettre un terme à la rencontre. Mais les Roughriders ont été pénalisés pour avoir eu un joueur de trop sur le terrain... Duval a obtenu une deuxième chance, et cette fois, le botteur a livré la marchandise en réussissant un placement victorieux de 33 verges. Et enfin, les Oiseaux mettaient la main sur leur première Coupe Grey depuis 2002! Quel match...
L'attaque des Oiseaux a commencé la rencontre péniblement. Elle a obtenu son premier essai dans la dernière minute du quart initial, a commis deux revirements, et n'a marqué que trois points au cours des 30 premières minutes de jeu, ce qui a placé l'équipe dans une situation plus que précaire.
À l'inverse, celle des Roughriders a commencé la rencontre du bon pied, notamment grâce à quelques beaux jeux du demi Wes Cates. Le botteur Luca Congi a ouvert la marque avec un placement de 41 verges précisément au milieu du premier quart.
La défense des Riders a également fait du très bon boulot, entre autres lorsque Marcus Adams a fait perdre le ballon à Anthony Calvillo dans le territoire montréalais. Keith Shologan l'a cueilli et l'a ramené jusqu'à la ligne de huit verges des Alouettes. Dès le jeu suivant, le quart Darian Durant a complété une passe de touché à Andy Fantuz, et c'était 10-0 en faveur des Riders, et les Alouettes étaient déjà dans les câbles...
Les Alouettes ont enfin réussi leur premier essai dans la dernière minute du premier quart, une course de 11 verges d'Avon Cobourne. Ils se retrouvaient à la ligne de 32 verges des Riders au début du deuxième quart et en ont profité pour inscrire leurs premiers points du match, un placement de 29 verges de Damon Duval.
Puis, Duval a placé les siens dans le pétrin deux fois de suite en «réussissant» des bottés de dégagement de 23 et sept verges seulement. Les Roughriders ont profité de cette générosité de Duval pour ajouter quatre autres points -un placement de Congi et un simple de Louis Sakoda.
Les Roughriders ont augmenté leur avance à 17-3 avec un autre placement de Congi lors du dernier jeu de la demie. Sur le jeu précédent, Fantuz avait capté un relais de 28 verges de Durant, qui plaçait les Riders à la ligne d'une verge des Alouettes.
Tirant de l'arrière 17-3 après la première demie, les Alouettes sont revenus dans le coup au début du troisième quart en marquant leur premier touché du match, réduisant l'avance de ceux-ci à sept points grâce à un touché de huit verges de Jamel Richardson.
Les Roughriders ont toutefois augmenté leur avance à 10 points grâce au quatrième placement du match de Luca Congi dans les derniers instants du troisième quart.
On croyait bien que l'équipe de Ken Miller avait remporté le match lorsque Durant a marqué un touché au sol qui portait la marque 27-11, au début du quatrième quart, mais les Alouettes sont encore une fois revenus dans le match en inscrivant deux touchés, ceux de Cobourne et de Ben Cahoon. Or, avec un recul de deux points, les Alouettes ont raté leur transformation de deux points, et cette fois, les haricots semblaient cuits pour de bon...
Grâce à une belle série de sa défense, l'équipe de Marc Trestman allait toutefois obtenir une dernière chance -et elle ne l'a pas laissé filer. Et ce faisant, elle s'est débarrassée de cette étiquette de «chokers» qui lui collait à la peau.
Avec tout le poids du monde sur leurs épaules, les Alouettes ont répondu comme le font les grandes équipes. Chapeau, à un club persévérant, qui a terminé une saison remarquable avec l'un des plus spectaculaires retours de l'histoire du football canadien. We are the champions, and we'll fight 'till the end. Freddy Mercury n'aurait pu mieux dire...
(Montréal) Casey Printers a fait parler de lui toute la semaine, mais c'est le nom de son vis-à-vis qui était sur toutes les lèvres après le match d'hier. Anthony Calvillo a enfin livré une performance à la hauteur de son grand talent dans un match éliminatoire.
Le vétéran quart des Alouettes a offert du jeu époustouflant en finale de l'Est, étant à l'origine de cinq des sept majeurs inscrits par les siens dans leur écrasante victoire de 56-18 contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il a d'ailleurs établi une marque d'équipe en séries avec ses cinq passes de touché au cours d'un même match, terminant sa journée de travail avec 312 verges de gains.
Comme l'équipe de Wally Buono, les 53 792 spectateurs présents au Stade olympique en ont vu de toutes les couleurs, hier. Non seulement les Alouettes ont-ils été dominants en attaque, ils ont été tout aussi intraitables en défense. Printers n'a complété que 50% de ses passes (20 en 40) pour 234 verges, un touché et une interception. Au sol? Il n'a pas couru une seule fois... La ligne à l'attaque devant lui a été complètement dominée par la ligne défensive des Alouettes, qui ont réussi quatre sacs - et ça aurait été beaucoup plus si Anwar Stewart et les autres joueurs de la ligne n'avaient pas été retenus pendant tout le match...
C'est grâce à leurs unités spéciales que les Lions ont inscrit leurs deux seuls touchés. Larry Taylor a échappé le ballon lors d'un retour de botté, qui a permis à Printers et Paris Jackson de joindre leurs efforts pour un majeur de 14 verges dès le jeu suivant, et le spécialiste des retours Ryan Grice-Mullen a marqué le deuxième au début du troisième quart, grâce au plus long retour de botté de l'histoire de la LCF en séries éliminatoires (105 verges). Les unités spéciales des Alouettes devront être plus solides la semaine prochaine.
Jamel Richardson a marqué trois touchés, dont son premier en carrière au sein des unités spéciales, tandis que Brian Bratton, deux fois, et Kerry Watkins ont réussi les autres en attaque. John Bowman a ajouté un touché en défense dans la dernière minute du match, la cerise sur le sundae.Un placement, puis la débandade
Les Lions avaient pourtant ouvert la marque avec un placement de 37 verges de Paul McCallum dans les premières minutes du match, profitant d'une pénalité à Shea Emry et de quelques belles passes de Printers pendant la série. Puis, les Alouettes ont pris le contrôle du match, et n'allaient plus lâcher prise.
Après un placement de 47 verges de Damon Duval qui créait l'égalité, 3-3, ce même Emry a forcé un échappé du porteur Martell Mallett dans le territoire des Lions, qui a mené au premier touché de la rencontre - une passe de 22 verges Calvillo à Richardson, laissé fin seul dans le fond de la zone payante.
Les Lions ont commis leur deuxième revirement du match quelques instants plus tard lorsque Billy Parker a intercepté un relais de Printers. Kerry Watkins a marqué le deuxième majeur des Alouettes quelques minutes plus tard.
Calvillo et Watkins ont uni leurs efforts à nouveau pour signer un superbe jeu de 90 verges, qui positionnait les Alouettes à la ligne de sept des Lions, au début du deuxième quart. Watkins a fait fi d'une tentative de plaqué de LaVar Glover le long de la ligne de touche, démontrant une belle ténacité. Richardson a complété la série en marquant son deuxième touché de l'affrontement, et vite comme ça, c'était 24-3.
La troupe de Wally Buono a profité de la bévue de Larry Taylor pour rétrécir l'écart à 14 points, mais Calvillo et sa bande ont vite répliqué, le quart-étoile repérant Brian Bratton pour un touché de 45 verges. Bratton n'a capté que deux passes, mais les deux ont été bonnes pour six points.
Pour la deuxième fois du match, les représentants de la Colombie-Britannique sont revenus dans le coup grâce à leurs unités spéciales, lorsque Ryan Grice-Mullen a inscrit son touché de 105 verges sur un retour de botté d'envoi au début du troisième quart. Mais une fois de plus, la réplique des Alouettes ne s'est pas fait attendre - et a été cinglante.
Calvillo a d'abord complété sa cinquième passe de touché du match, sa deuxième à Bratton, puis les chances de victoire des Lions se sont envolées lorsque Sean Whyte a vu l'un des ses bottés de dégagement être bloqué profondément dans son territoire. Jamel Richardson a cueilli le ballon pour son troisième majeur du match, gonflant l'avance des siens à 45-18. L'ailier défensif John Bowman a ajouté un septième touché dans la dernière minute du jeu, c'était 56-18, et le supplice des Lions se terminait enfin.
Prochaine étape: la Coupe Grey, dimanche à Calgary.
Henry Fournier était le prof le plus populaire de l'école. Une petite école primaire tout ce qu'il y a de plus normal dans la région de Montréal. Environ 300 élèves. Et comme de raison, le prof d'éducation physique, M. Fournier, était le seul homme enseignant.
Un homme souriant, qui adore les enfants et que les enfants adorent. Si on ajoute ses années d'enseignement au secondaire, Henry Fournier a 31 ans d'expérience. À 55 ans, loin d'être blasé, il était encore à organiser toutes sortes d'activités, tournois et récompenses, toujours à encourager les unes et les autres.
Trente-et-un ans sans que la moindre rumeur malveillante ne l'entoure, c'est du moins ce qu'a dit une ancienne directrice de cette petite école. Pourtant, Dieu sait combien les écoles sont des nids à rumeurs.
Une, puis deux, puis 19...
Ça, c'était jusqu'au mois de février 2008. Deux élèves de quatrième année se plaignent d'avoir subi des touchers sexuels de la part de leur professeur d'éducation physique. Les parents se plaignent à la police. La directrice, de son côté, rencontre des élèves et en moins d'une semaine, une sorte de boule de neige judiciaire grossit, grossit, et tombe sur le prof Fournier.
Le 22 février, M. Fournier est arrêté chez lui et emprisonné. Il passe presque une semaine en prison en attendant d'être libéré sous caution. Il est accusé d'agression sexuelle et de contact sexuel aux dépens de 19 fillettes.
La Presse, le Journal de Montréal, le journal local, LCN, enfin tout le monde fait état de l'arrestation. Imaginez un peu: 19 victimes! Les médias notent que l'homme n'avait aucun antécédent judiciaire. Certains font le lien avec la directive ministérielle de 2006 voulant que le passé judiciaire de chaque personne employée par l'État pour travailler auprès des enfants soit fouillé. Malgré cette vigilance, ce pédophile-là serait passé entre les mailles du système...
Acquittement
M. Henry Fournier a été acquitté le 29 octobre de toutes les accusations qui pesaient contre lui. Vous ne retrouverez pas grand trace de cet acquittement dans les médias, l'affaire est passée inaperçue dans le tumulte des élections municipales et plusieurs ne l'ont tout simplement pas rapportée (on l'appelait Henri Fournier lors de son accusation).
Autant l'accusation était énorme, autant l'acquittement est troublant. À lire la décision de la juge Odette Perron, de la Cour du Québec, on a l'impression d'être devant une pure fabulation, amplifiée par la rumeur d'un groupe de fillettes, relayée par une direction paniquée et des parents inquiets, et approuvée par une enquête policière d'une semaine.
Rumeurs, rumeurs...
Après avoir entendu les deux premières plaignantes dans cette histoire, la directrice avait pris une note dans son calepin: «Chicane de filles»...
Mais évidemment, pas question de prendre l'affaire à la légère, d'autant plus que la police a déjà ouvert une enquête. La machine s'est emballée. Avant même d'être accusé, le prof est suspendu avec salaire. Une lettre est ensuite envoyée à tous les parents pour dire que la situation est sous contrôle...
En deux jours, la rumeur s'était tellement amplifiée qu'on ne parlait que de ça à l'école, et toute une série de fillettes se sont mises à dénoncer le prof pour une caresse d'il y a trois mois, subitement devenue équivoque.
De quoi s'agissait-il? Presque toujours de la même histoire. Les élèves disaient avoir été touchées sur les seins ou près de la vulve, soit en plein cours d'éducation physique, soit dans son bureau ouvert et toujours devant témoins.
Mais les témoins n'avaient rien vu, ou n'ont pas été appelés à la barre. Et les témoignages étaient invraisemblables pour la plupart.
Les filles se parlaient des événements sans arrêt, certaines faisaient des blagues en disant qu'elles allaient voir la «pop-po» (la police), on «chattait» allègrement sur l'histoire...
Devant la Cour, plusieurs enfants ont atténué leur version. On ne savait plus bien s'il avait touché la cuisse ou la vulve, s'il avait donné une tape d'encouragement dans le bas du dos ou «flatté les fesses». Aucune n'a parlé d'allusions sexuelles. L'une des leaders du groupe s'est décrite comme une de celles qui «ont parti toute l'affaire».
Ce n'est peut-être pas une bonne idée pour un prof de prendre un élève sur ses genoux, a dit la juge Perron. Mais ça n'est pas une agression sexuelle pour autant. Elle n'a vu aucune connotation dans les gestes de M. Fournier et a cru entièrement sa version.
La juge Perron observe la mécanique de l'amplification et de la contamination: «Chacune recherche le geste qui a pu être posé l'année dernière, le mois dernier, elle aussi a un fait à relater, le tout prend des proportions importantes.»
Une mécanique qui a broyé Henry Fournier.
Risque zéro
Comment se fait-il que ce qui ressemble plus à du commérage de cour d'école a pris, aussi vite, une telle proportion?
Comment des témoignages aussi faibles ont pu être accrédités dans la précipitation par la police et la poursuite?
Dix-neuf victimes, bien entendu, c'est possible. Mais les circonstances dans lesquelles elles se sont déclarées auraient dû soulever le doute et, à tout le moins, entraîner une enquête plus prudente. Il y avait tous les signes classiques de la contamination des versions.
C'est l'époque, sans doute. Personne ne veut prendre la chance de laisser courir un présumé pédophile. Accusons d'abord, on verra bien plus tard. Et puis, c'est sa photo à lui qu'on verra dans le journal, pas celle d'une direction qui l'aurait laissé courir impunément.
C'est ce qu'ils appellent le risque zéro, j'imagine.
Roger Federer a salué la foule après avoir éliminé son compatriote suisse Stanislas Wawrinka.
Photo: André Pichette, La Presse
Grande première dans l'histoire du tennis masculin, jeudi soir au Stade Uniprix!
Les victoires de Roger Federer et de Jo-Wilfried Tsonga, en milieu de soirée, permettront à la Coupe Rogers de présenter des quarts-de-finale avec les huit meilleurs joueurs au monde, ce qui ne s'est jamais vu à un tournoi de l'ATP.
«Ce n'est pas un exploit évident à accomplir, confiait Federer après sa victoire de 6-3 et 7-6(5) aux dépens de son compatriote Stanislas Wawrinka, 22e mondial. C'est passé proche à l'Open d'Australie en début d'année. Ce fut peut-être un peu plus facile ici parce que les huit premiers favoris bénéficiaient d'un laissez-passer en première ronde, mais ça prouve néanmoins que les huit meilleurs sont constants et se présentent aux événements majeurs. Ça sera comme le Championnat du monde à la fin de la saison. Les quatre matchs de quarts seront super.»
Le directeur du tournoi, Eugène Lapierre, est évidemment ravi. «Pour avoir les huit meilleurs en quarts-de-finale, ils faut qu'ils soient ici. C'est une belle récompense pour les Montréalais. Les étoiles sont vraiment alignées cette année pour le 30e anniversaire du tournoi.»
Que dire du match de Federer jeudi soir? Rien de transcendant. À son arrivée à Montréal, le numéro un au monde n'avait pas joué depuis sa victoire émotive à Wimbledon. Il venait de voir ses jumelles naître et son premier match, au deuxième tour, contre Frédéric Niemeyer n'a pas généré le nombre d'échanges nécessaires pour lui permettre de se dérouiller à son goût.
Federer a pu le faire au fil de son match contre Wawrinka, qui l'avait battu sur terre battue à Monte Carlo ce printemps. «Ce fut un match d'une très grande intensité, a mentionné le champion. La cadence était élevée et il frappait fort du fond du court. Il m'a fait un bon match alors que sa surface de prédilection est pourtant la terre battue. Ça vous démontre son potentiel.»
Après avoir perdu la première manche assez facilement, Wawrinka a démarré la deuxième en force en brisant Federer dès le deuxième jeu. Mais le champion a repris ce bris lors du cinquième jeu, dans ce qui fut probablement le jeu le plus excitant du match, mis à part le bris d'égalité.
Federer a pris une avance de 6-1 dans ce bris, avant de voir son adversaire gagner les quatre points suivants. La première tête de série a finalement réussi à gagner le point fatidique à la suite d'un coup trop long de Wawrinka.
«Il aurait mérité au moins une manche, a dit Federer. Je n'ai pas offert mon meilleur jeu en carrière mais ce fut une rencontre équilibrée et je suis satisfait de ma performance dans l'ensemble.»
Federer retrouvera Jo-Wilfried Tsonga en quarts. Celui-ci a défait son compatriote Gilles Simon, 9e mondial, en deux manches identiques de 6-3 sur le court Banque Nationale.
«Je suis emballé par ce match, a admis Federer. Jo est encore jeune et il possède énormément de talent. Ça sera un match sûrement excitant à regarder, et aussi à jouer. Il a un service extrêmement puissant et c'est tout un athlète. Je l'ai affronté une seule fois au cours de ma carrière et j'imagine que nous aurons l'occasion de se recroiser plus souvent à l'avenir. Je suis conscient qu'il s'agira d'un match difficile.»
Tsonga dit ne pas vouloir jouer les figurants. «Je peux jouer au tennis moi aussi, a-t-il déclaré, sur un ton qui n'avait rien de prétentieux. Je ne suis pas aussi bon que lui quand il est au sommet, mais je suis capable de jouer.»
Maxime Talbot se souviendra longtemps de ce septième match de la finale de la Coupe Stanley, le 15e du genre à avoir été disputé dans les annales de la LNH.
Marian Hossa aussi, parce qu'il aura finalement misé sur la mauvaise équipe.Dans un match du genre, ce sont souvent les joueurs de soutien qui s'illustrent, répétait-on ces derniers jours. On se demandait lequel d'entre eux, à défaut d'un grand match de la part d'un Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Henrik Zetterberg ou Pavel Datsyuk, allait se mettre de l'avant.
Eh bien, c'est Talbot qui l'a fait. Celui-ci a sonné la charge avec un doublé en deuxième période, et les Penguins l'ont emporté 2-1 face aux Red Wings de Detroit, vendredi, à l'occasion de l'ultime match d'une finale chaudement disputée.
Les Penguins ont ainsi décroché la Coupe Stanley pour la troisième fois de leur histoire et pour la première fois depuis 1992. C'était évidemment à l'époque de Mario Lemieux.
«C'est le plus beau jour de ma vie!, a lancé Talbot sur la patinoire peu après la victoire des siens. C'est le plus beau jour de ma vie, hé que je ne me lasse jamais de le dire!
«Ma famille est à côté de moi et j'ai gagné la Coupe. C'est spécial!»
«Je ne saurais expliquer les raisons pour laquelle il répond de cette façon dans les situations corsées, a dit l'entraîneur des Penguins Dan Bylsma de Talbot. Mais c'est quelque chose qu'il fait bien. Il est toujours prêt à répondre à l'appel dans un tel contexte, il n'a pas peur d'y aller le tout pour le tout.»
«C'est sûr que tu veux connaître un match du genre, mais tu sais jamais comment ça va se passer, a ajouté Talbot. On a gagné et c'est ce qui importe.»
Cette première finale en 25 ans mettant aux prises les mêmes rivaux que l'année précédente s'est donc terminée à l'avantage de l'autre équipe. Après les Wings l'an dernier, ç'a été au tour des Penguins cette année. Il faut dire que cette jeune équipe en pleine ascension a joué avec beaucoup plus d'assurance qu'il y a 12 mois.
«J'aurais aimé mieux me retrouver du côté des gagnants encore cette année, a dit Henrik Zetterberg, l'un des meilleurs joueurs des Wings au cours des séries. Mais je suis fier de notre équipe. On a un bon groupe de joueurs, qui va être excellent pour encore plusieurs années.»
Quant à Hossa, il s'est retrouvé du côté des perdants pour la deuxième année d'affilée.
Jonathan Ericsson a réduit l'écart pour les Wings en milieu de troisième. Ceux-ci ont longuement bourdonné en zone adverse pendant la dernière période. Ils ont forcé Marc-André Fleury à s'illustrer jusque dans les toutes dernières secondes du match.
Fleury, fort solide, a bloqué 22 tirs et Chris Osgood, 16.
«On a plusieurs occasions de buts, mais (Fleury) a été excellent, a dit le vétéran des Wings Kirk Maltby. On a ensuite manqué de temps.»
«Je ne sais pas si on a manqué de temps. Je crois plutôt qu'on a semblé manquer d'énergie durant pas mal toute la série, a avancé le pilote des Wings Mike Babcock. Nous avons rivalisé, mais nous n'avons jamais atteint notre niveau optimal.»
Sidney Crosby s'est blessé, apparemment au genou, lors d'une mise en échec décernée par Johan Franzen en période médiane. Il n'est pas revenu au jeu avant la deuxième pause. Les Penguins menaient alors 1-0. Il est toutefois revenu au jeu en troisième, bien que seulement à mi-chemin de l'engagement.
Tendance renversée
La formation de l'entraîneur recrue Dan Bylsma a donc fait fi de la tendance observée jusqu'ici dans les septièmes matchs de finale de la Coupe Stanley. Elle est seulement la troisième équipe sur 15 à remporter un tel match décisif sur la patinoire de l'adversaire.
Elle a dû renverser une tendance lourde au Joe Louis Arena, toutefois, pour ce faire. Dans les six matchs précédents disputés en finale de la Coupe Stanley entre les deux équipes à cet endroit, les Penguins avaient été dominés 1-5 au chapitre des victoires, 21-6 pour les buts et 213-159 pour les tirs. Ils avaient été limités à un but ou moins - y compris trois blanchissages - à cinq reprises.
Vendredi, après une première période sans but, les Penguins ont toutefois pris le contrôle du match en deuxième. Les revirements et les jeux ratés ont fait la différence, menant aux deux filets de Talbot.
Le premier après que Malkin eut fait dévier un dégagement de Brad Stuart, et le deuxième, quand un défenseur des Wings n'a pu bloquer un dégagement. Ce qui a mené à une contre-attaque à deux contre un initiée par Talbot. Celui-ci a décidé de tirer au lieu d'effectuer une passe.
Comme le Canadien de 1971
Les Penguins sont seulement la deuxième équipe de l'histoire, après le Canadien de Montréal de 1971, à remporter un septième match à l'étranger après que l'équipe locale eut signé la victoire dans les six premiers affrontements d'une série finale.
Crosby et ses coéquipiers ont d'ailleurs imité le Canadien de cette année-là à plusieurs égards. Avant les Penguins, cette édition-là du Tricolore avait été la dernière à avoir remporté la finale après s'être retrouvée en déficit de 2-0 au début de la série; à avoir remporté la Coupe avec un entraîneur recrue embauché en cours de saison (Al MacNeil); et à avoir remporté deux septièmes matchs à l'étranger dans les mêmes éliminatoires.
Au cours de leur histoire, les Penguins n'ont jamais perdu un septième match disputé à l'étranger. Ils ont maintenant une fiche de 5-0 dans de telles circonstances.
Bylsma est devenu le 14e entraîneur-chef recrue à décrocher la Coupe Stanley. Il est seulement le deuxième, après MacNeil, à avoir été embauché en cours de saison. Bylsma, 38 ans, a remplacé Michel Therrien le 15 février dernier.
Talbot de Lemoyne, Marc-André Fleury, de Sorel, Kristopher Letang, de Montréal, Pascal Dupuis, de Laval, Philippe Boucher, de Saint-Apollinaire, et Mathieu Garon, de Chandler, verront tous leur nom être inscrit sur la Coupe Stanley. C'est le plus grand nombre de hockeyeurs québécois à obtenir ce privilège depuis que le Canadien de Montréal a remporté ce trophée en 1993.
Quatre vétérans de 750 matchs ou plus dans la LNH (saison régulière et séries) ont touché à la Coupe Stanley pour la toute première fois. Outre Boucher, il y a les défenseurs Sergei Gonchar et Hal Gill, ainsi que l'attaquant Miroslav Satan.
Malkin champion marqueur
Malkin, des Penguins, a signé le doublé des championnats des marqueurs en saison régulière (35-78-113) et en séries (14-22-36) - une première depuis que Mario Lemieux a réalisé l'exploit en 1992.
Il a inscrit le total de points le plus élevé dans les séries depuis 1993, quand Wayne Gretzky avait amassé 40 points (15-25) en 24 matchs avec les Kings de Los Angeles. On lui a décerné un trophée Conn Smythe bien mérité.
Gabriel Dumont a marqué à 13:23 de la prolongation.
Photo: Le Soleil
La guerre fratricide entre les deux équipes de la LHJMQ s'est soldée par une victoire de 3-2 en prolongation des Voltigeurs de Drummondville contre l'Océanic de Rimouski, mercredi, à l'occasion du match ultime du tournoi rotation de la Coupe Memorial MasterCard.
Gabriel Dumont a marqué à 13:23 de la prolongation pour donner la victoire aux champions de la LHJMQ. Il a foncé au filet, tiré du revers, puis repris son propre retour pour battre Maxim Gougeon à sa gauche.
Les Voltigeurs se qualifient donc pour la demi-finale du tournoi, qui aura lieu vendredi. L'Océanic, lui, devra passer par le match de bris d'égalité, qui sera disputé jeudi contre les Spitfires de Windsor. Le vainqueur de cette rencontre accédera ensuite à la demi-finale.
Les Rockets de Kelowna savent depuis lundi qu'ils sont qualifiés pour la finale de dimanche.
Le match a été disputé devant 5062 spectateurs au Colisée de Rimouski, la plus imposante foule du tournoi jusqu'ici. Les amateurs rimouskois ont vu les leurs dicter le rythme du jeu pendant la grande majorité de la rencontre, y compris la prolongation, mais les Voltigeurs ont eu le dernier mot grâce à leur opportunisme.
Jonathan Brunelle et Dmitry Kulikov ont enfilé les autres buts des Voltigeurs. Yannick Riendeau a amassé deux aides.
Luca Cunti et Patrice Cormier ont inscrit les filets de l'Océanic.
Marco Cousineau, le gardien des Voltigeurs, a été magistral. Il a affronté 33 tirs en trois périodes. Son vis-à-vis, Gougeon, a fait face à 16 lancers au cours des 60 premières minutes de jeu. L'Océanic a dominé 8-4 au chapitre des tirs en prolongation.
Kulikov, le défenseur étoile des Voltigeurs qui pourrait être choisi au premier tour du repêchage de la LNH en juin, a été la cible de plusieurs durs contacts de la part des joueurs de l'Océanic. Cormier l'a solidement atteint, mais légalement, juste avant la fin de la première période. Le Russe de 18 ans a toutefois été cogné deux fois au visage en troisième période.
Tout cela, devant les yeux de la ministre de l'Education, du Loisirs et du Sport, Michelle Courchesne.
Cousineau retrouve la forme
Déçu de sa performance précédente, Cousineau s'est bien repris au cours de la première période, mercredi. Heureusement pour les Voltigeurs, qui ont alors subi un barrage de 11 tirs contre quatre. L'Océanic a notamment profité de trois avantages numériques, dont deux coup sur coup.
Cousineau a résisté, sortant notamment le gant au bon moment lors d'un tir sur réception à bout portant de Jordan Caron. Puis, en étirant la jambière sur un revers d'Olivier Fortier, alors que celui-ci s'est retourné sur lui-même à l'embouchure du filet.
L'Océanic a continué de bourdonner en zone adverse au début de la deuxième période, et ç'a porté fruits à 1:39. Cunti a fait mouche après avoir vu Emmanuel Boudreau envoyer le disque dans l'enclave en tournoyant sur lui-même depuis le coin de la patinoire.
A leur façon typique, les Voltigeurs n'ont pas tardé à riposter. Deux fois, en fait, pour une avance de 2-1 à la deuxième pause.
Brunelle a d'abord saisi le court retour accordé par Gougeon et poussé la rondelle au fond de la cage à 6:07. Kulikov a ensuite marqué d'un tir bas de la ligne bleue en avantage numérique, à 11:56.
Drummondville a longuement bourdonné en zone rimouskoise pendant un autre jeu de puissance en fin d'engagement. Sans succès. Gabriel Dumont a profité d'un beau jeu de Riendeau, mais il a trop tardé à contourner Gougeon.
Les Rimouskois ont attaqué de plus belle en début de troisième, ce qui a donné un jeu de puissance. Cormier en a profité pour se rendre jusque dans l'enclave et faire mouche d'un tir des poignets sec à 5:23.
C'était donc 2-2. L'Océanic a poursuivi de plus belle, les Voltigeurs menaçant à l'occasion. Ça devait toutefois se décider en prolongation.
L'Américaine Serena Williams a remporté son quatrième Open d'Australie et est redevenue N.1 mondiale après sa victoire 6-0, 6-3 sur la Russe Dinara Safina en finale samedi à Melbourne.
C'est la dixième victoire en Grand Chelem pour la cadette des soeurs Williams, qui a perpétué la bonne habitude de s'imposer tous les deux ans à Melbourne après ses victoires en 2003, 2005 et 2007. L'Américaine de 27 ans, qui a également remporté le double vendredi avec sa soeur Venus, n'a fait qu'une bouchée de Safina, soufflée du court en 58 minutes comme l'avait été Maria Sharapova (6-1, 6-2) il y a deux ans.
Dans un bon jour, Serena est pratiquement imbattable et samedi elle était dans un tel jour. Impressionnante de puissance, elle a survolé le premier set en frappant douze points gagnants contre seulement deux fautes directes.
Safina, qui perd sa deuxième finale de Grand Chelem après celle de Roland-Garros l'année dernière, n'a marqué que huit points dans cette manche.
Serena, qui n'a perdu aucun de ses 44 derniers matches en Grand Chelem dans lequel elle a remporté le premier set, a enfoncé le clou dans la deuxième manche, échouant, comme en 2007, à seulement un jeu de la finale la plus expéditive de l'histoire du tournoi.
Seules Steffi Graf, en 1994, et Margaret Smith, en 1962, avaient fait mieux en remportant leur finale 6-0, 6-2.
«Safina frappe si fort que je devais tout donner, c'était un grand show de tennis», a déclaré Serena.
Safina en «ramasseuse de balle»
Au final, le match s'inscrit cependant d'abord dans une longue série de finales féminines absolument décevantes. La partie aura duré plus de cinq fois moins longtemps que la demi-finale messieurs entre Nadal et Verdasco vendredi.
«Je n'ai pas grand chose à dire, je n'ai même pas passé une heure sur le court, a déclaré Safina au public. Serena a été trop forte, elle m'a fait passer pour une ramasseuse de balle. Je suis désolée pour mes supporteurs, j'essayerai de faire mieux l'année prochaine.»
Déjà victorieuse à l'US Open, Serena remporte deux tournois du Grand Chelem de suite pour la première fois depuis six ans et l'âge d'or des soeurs Williams. Elle va retrouver dès lundi la place de N.1 mondiale, un rang qu'elle a déjà occupé 61 semaines dans sa carrière.
Elle devient également l'une des sept joueuses de l'histoire à avoir remporté au moins dix tournois du Grand Chelem avec Margaret Smith Court (24), Steffi Graf (22), Hellen Wills Moody (19), Martina Navratilova (18), Chris Evert (18) et Billie Jean King (12).
Safina, qui serait devenue N.1 mondiale en cas de victoire, va accéder au deuxième rang. À 22 ans, la Russe n'a pas réussi à imiter son frère Marat Safin, qui s'était imposé à Melbourne en 2005.
Jamais dans toute l'histoire du tennis, une soeur et un frère n'ont occupé la place de N.1 mondial, ce qui serait arrivé si Safina s'était imposée samedi.
Un retour d'interception de 100 verges de James Harrison sur le dernier jeu de la première demie a tué dans l'oeuf une tentative de retour des Cardinals de l'Arizona, puis une ultime poussée de Ben Roethlisberger couronnée par une passe de touché à Santonio Holmes a effacé les effets des deux passes de touché de Kurt Warner à Larry Fitzgerald, dimanche, alors que les Steelers de Pittsburgh ont décroché une difficile victoire de 27-23 à l'occasion du match du Super Bowl.
Warner a rejoint Fitzgerald à deux reprises au quatrième quart, la deuxième fois sur un jeu de 64 verges alors qu'il restait 2:47 à jouer, pour transformer ce qui semblait une défaite imminente en avance de 23-20.
Ben Roethlisberger a toutefois permis aux Steelers de remonter le terrain sur 78 verges en 2:02, complétant le tout avec une passe de touché de six verges à Holmes avec 42 secondes à faire.
L'issue du match s'est donc décidée à la toute fin, même si Harrison semblait avoir porté le coup fatal juste avant la pause, lui qui a empêché les Cards de prendre les devants 14-10 pour plutôt procurer un avantage de 17-7 aux siens.
Les Steelers ont ainsi remporté un sixième championnat, ce qui est un record absolu de la NFL. Pittsburgh est maintenant seul en tête du palmarès du circuit, devant les Cowboys de Dallas et les 49ers de San Francisco, qui ont décroché cinq titres chacun.
Les Cardinals étaient en quête d'un premier championnat depuis 1947.
L'exploit de Harrison, réussi aux dépens de Warner, a éclipsé l'ancienne marque du Super Bowl pour le plus long jeu de l'histoire, établie en 1997 quand Desmond Howard, des Packers de Green Bay, a réussi un retour de botté d'envoi de 99 verges. C'était de loin le retour d'interception le plus long de l'histoire du match de championnat, Kelly Herndon ayant ramené un ballon sur 76 verges contre les Steelers, il y a trois ans, quand Pittsburgh avait battu les Seahawks de Seattle.
Six Coupes Grey en neuf ans, une seule victoire. Le temps passe, mais la défaite ne devient pas plus facile pour les vétérans des Alouettes.
Le centre Bryan Chiu, qui a fait ses débuts chez les Alouettes en 1997 peinait à réprimer ses sanglots après la défaite des Alouettes. «C'était censé être une fin digne d'un roman», a-t-il dit, les yeux humides, dans le vestiaire des perdants.
«Pour un athlète, gagner la Coupe Grey dans ta ville, c'est le pinacle. Tu ne peux pas battre ça. Mais ce n'était pas dans les cartes. Il faut oublier cette défaite et espérer que les jeunes vont apprendre et revenir encore plus affamés. Moi, j'ai encore faim. Je ne suis pas prêt à finir ma carrière comme ça.»
Devant son casier, Anthony Calvillo était calme, mais semblait un peu sous le choc. «On joue pour gagner. Et notre fiche en finale de la Coupe Grey n'est pas bonne. Nous avons eu plusieurs belles occasions avec de grandes équipes, mais pour une raison ou une autre, nous n'avons pas réussi à gagner. Ce n'est jamais agréable de perdre un mach de championnat. La saison morte va être longue», a dit le quart-arrière, qui attendra à décembre ou janvier pour décider de son avenir.
Le vieux complice de Calvillo, Ben Cahoon, n'a pas voulu non plus s'avancer sur un éventuel retour. «Ce n'est pas le temps de discuter de ça», a-t-il dit. «Les défaites (en finale) sont toutes difficiles à avaler. Celle-ci aussi. Nos fans étaient extraordinaires. C'était agréable sur le terrain... pendant un moment. C'est une occasion ratée.»
Grosse, grosse fin de semaine pour le football québécois: non seulement le Rouge et Or de l'Université Laval tente-t-il aujourd'hui de remporter la Coupe Vanier pour la cinquième fois en 10 ans, mais un nombre record de joueurs issus de la Belle Province participeront demain au match de la Coupe Grey.
Pas moins de neuf joueurs québécois seront en uniforme à l'occasion de la classique annuelle de la Ligue canadienne de football, cinq chez les Alouettes et quatre du côté des Stampeders.
L'ampleur du contingent québécois n'est pas le fruit du hasard. «Avec l'avènement des programmes de l'Université Laval, de l'Université de Montréal et de l'Université de Sherbrooke, il n'y a aucun doute que le niveau et la quantité d'athlètes ayant le potentiel de jouer dans les rangs professionnels a augmenté de manière assez élevée», estime l'adjoint au directeur général des Alouettes, Marcel Desjardins.
La force de la Ligue de football universitaire du Québec (LFUQ) a été éloquemment illustrée au cours des dernières semaines. Après avoir été poussé dans ses derniers retranchements par Concordia en finale québécoise, Laval a pulvérisé les pauvres Dinosaurs de l'Université de Calgary. Les champions de la conférence Canada West se sont inclinés 59-10. «Il est clair que la conférence québécoise est présentement la plus forte au niveau canadien», dit Jean-Charles Meffe, directeur général de Football Québec.
Plusieurs événements survenus au milieu des années 90 contribuent à expliquer les succès actuels des footballeurs québécois: la création en 1993 du programme d'excellence de Football Québec, auquel ont participé au fil des ans des entraîneurs de renom comme Jacques Dussault, Glen Constantin et Danny Maciocia; l'entrée en scène du Rouge et Or, en 1995; et bien sûr le retour des Alouettes à Montréal, en 1996.
«Les succès des Alouettes et de Laval ont fait monter la popularité du football. Il y a plus de jeunes qui pratiquent le sport et qui atteignent le niveau universitaire. Ça profite à tout le monde», dit Marcel Desjardins.
De fait, le membership de Football Québec est en pleine explosion. En 1993, la fédé comptait moins de 6000 adhérents en football contact. Cette année: pas loin de 30 000! «Quand je jouais, il y avait peut-être sept équipes civiles et huit équipes scolaires à Montréal, illustre le plaqueur des Stampeders, Randy Chevrier. Maintenant, il y a quelque chose comme deux divisions de 12 équipes midgets dans la région.»
Les progrès ne sont pas seulement quantitatifs. «Le football québécois est de plus en plus fort, dit le maraudeur des Alouettes (et ex-Rouge et Or), Matthieu Proulx. C'est pas des farces, j'ai l'impression que bientôt la majorité des joueurs canadiens dans la Ligue canadienne vont être des joueurs québécois. J'en suis convaincu. Le football a été une culture anglaise pendant des années, mais la base (québécoise) se développe et elle se développe vite.»
Autre signe de ce développement - à moins bien sûr qu'il ne s'avère un phénomène isolé: l'embauche par les Colts d'Indianapolis de l'ancien receveur de passes du Vert et Or de Sherbrooke, Samuel Giguère. «Avant, les Québécois qui atteignaient la NFL étaient surtout des spécialistes, comme Louis-Philippe Darche (longue remise), dit Jean-Charles Meffe. Samuel Giguère a réussi à passer à travers le camp d'entraînement des Colts avec le bagage qu'il a reçu au Québec. Pour nous, c'est important. Ça veut dire qu'il a touché ici à un calibre équivalent à ce qui se fait aux États-Unis.»
Évidemment, personne ne prétend que Laval ou l'UdeM sont à la veille de faire concurrence à Michigan, Notre-Dame ou Tennessee. «Le football, c'est gros ici, mais ce n'est même pas proche de l'envergure que ça a aux États-Unis», souligne le bloqueur à gauche du Rouge et Or, David Bouchard, qui a joué trois ans pour l'Université de Syracuse, en division I de la NCAA. «Là-bas, le football, c'est toute ta vie. La bourse qu'on te donne est aussi un argument pour te forcer à céder le contrôle sur les plus petits détails de ta vie. Ça peut devenir plus de football que ce que quelqu'un est prêt à endurer.»
Même si le nombre de footballeurs québécois expatriés aux États-Unis a diminué de plus de la moitié depuis une douzaine d'années, les matchs devant des foules de 100 000 personnes, les études payées à 100% et la possibilité de se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète continueront évidemment d'attirer plusieurs joueurs d'ici. Étienne Boulay, qui a passé quatre ans à l'Université du New Hampshire, me disait cette semaine qu'il emprunterait le même chemin si c'était à refaire.
Mais le football universitaire québécois a de beaux lendemains devant lui. Avec l'arrivée dans le portrait de l'UdeM et de Sherbrooke, le nombre de joueurs d'origine québécoise dans la LFUQ a bondi de 122 en 1997 à 287 en 2004. Plus de joueurs d'ici se frottent à du fort calibre. À long terme, plusieurs de ces joueurs pourraient devenir entraîneurs dans les catégories inférieures, souligne Matthieu Proulx. «C'est un cycle, dit-il. Les connaissances doivent se transmettre. Ça va prendre une génération ou deux, mais je pense que dans 30 ans, les joueurs de football québécois seront vraiment très recherchés.»
QUÉBÉCOIS AU MATCH DE LA COUPE GREY
(JOUEUR, POSITION, UNIVERSITÉ)
Stampeders de Calgary
Marc Calixte, secondeur, Tennessee-Martin
Randy Chevrier, plaqueur défensif, McGill
Miguel Robédé, ailier défensif, Laval
Jabari Arthur, receveur, Akron
Note : Le botteur ontarien Burke Dales a joué à Concordia et le porteur de ballon Jonathan Lapointe (UdeM) joue sur l'équipe d'entraînement des Stampeders.
Le centre-ville de Montréal et les abords du Centre Bell ont explosé de joie ce soir, à 21h30, à la suite de l’ultime victoire, 5-0, du Canadien de Montréal contre les Bruins de Boston 5-0 en quarts de finales d’association.
La Chine ne s'en doutait peut-être pas, mais le CIO (Comité international olympique) lui a fait un cadeau de "grec" en lui décernant la tenue des jeux olympiques de 2008. Si elle n'a pas l'intelligence de rectifier le tir dans ses relations avec le dalaï-lama et son peuple, elle risque fort de se pendre avec sa propre corde de répression.
L'histoire des peuples le prouve, l'Homme a souvent eu à courber l'échine devant l'oppresseur, mais cela ne dure qu'un temps. Tôt ou tard, l'humanisme reprend ses lettres de noblesse.
Le Canadien a réalisé mardi soir l'une des plus spectaculaires remontées de ces dernières années dans un match où on retrouvait tous les éléments d'une rencontre de séries: des buts, des mises en échec, des bagarres et beaucoup d'intensité.
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En déficit de cinq buts après 25 minutes de jeu, le Tricolore a créé l'égalité grâce à des doublés de Michael Ryder et d'Alex Kovalev, et un but de Mark Streit. Saku Koivu a couronné cette remontée en marquant en tirs de barrage.
Ryder a redonné espoir au Canadien au moment où on entendait de plus en plus de murmures parmi la foule. Ryder a eu raison de Lundqvist d'un beau tir sous la barre transversale. Il a ajouté un deuxième but au moment où Maxim Lapierre gênait le gardien des Rangers.
Les élans du Tricolore ont été ralentis, voire stoppés, quand Komisarek, indiscipliné, s'est vu imposer deux pénalités en fin de période. La deuxième punition a déplu au public. Des dizaines de spectateurs n'ont pas hésité à lancer sur la glace de petites banderoles qui leur avaient été remises en promotion avant la rencontre. Il y a longtemps qu'on avait pas vu pareille manifestation de la part des partisans du Canadien.
En troisième, Kovalev, deux fois, et Streit ont fait vibrer le Centre Bell comme rarement cette saison.
François Lemenu Presse Canadienne Montréal
Ce que l'excellence et la volonté de gagner peut faire. Go! Habs go!
Les Giants de New York ont causé l'une des plus grosses surprises de l'histoire de la NFL, dimanche, en battant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre 17-14 pour remporter le 42e Super Bowl devant une foule 71 101 spectateurs.
Golf - Coupe des présidents : L'hégémonie américaine
Les États-Unis avaient besoin de 3 points lors des simples de la dernière journée pour détruire les minces espoirs des Internationaux. Scott Verplank, Phil Mickelson et Stewart Cink s'en sont vite chargés...
Les États-Unis ont ainsi inscrit 17,5 points, le nombre magique pour gagner le Coupe des présidents, dimanche. Au final, ils battent les Internationaux 19,5 à 14,5.
C'est la 5e fois en 7 éditions que nos voisins du Sud repartent avec le trophée.
Le miracle Weir
Si les Internationaux ont été menés au cours de trois des quatre jours de compétition, un joueur s'est levé contre l'envahisseur américain: le Canadien Mike Weir.
Son plus grand coup d'éclat est toutefois survenu dimanche quand il a battu le numéro un mondial Tiger Woods par un trou. Selon le principal intéressé, c'était presque aussi grisant que son titre du Masters en 2003.
« Les deux sont à peu près à égalité. Bien sûr, gagner le Masters est toute une sensation, mais jouer contre Tiger... Il n'a pas connu sa meilleure journée et j'ai connu ma meilleure journée. C'est ainsi que l'on bat le meilleur joueur au monde. »
Les résultats:
Scott Verplank (USA) bat Rory Sabbatini (INT) 2 et 1
Phil Mickelson (USA) bat Vijay Singh (INT) 5 et 4
Stewart Cink (USA) bat Nick O'Hern (INT) 6 et 4
Charles Howell III (USA) bat Stuart Appleby (INT) 2 et 1
David Toms (USA) bat Trevor Immelman (INT) par deux trous
Hunter Mahan (USA) bat K.J. Choi (INT) 3 et 2
Mike Weir (INT) bat Tiger Woods (USA) par un trou
Angel Cabrera (INT) bat Woody Austin (USA) 2 et 1
Ernie Els (INT) bat Lucas Glover (USA) par deux trous
Adam Scott (INT) bat Zach Johnson (USA) 2 et 1
Geoff Ogilvy (INT) bat Steve Stricker (USA) par un trou
La numéro un Justine Henin a défait la Serbe Jelena Jankovic 7-6 (3) et 7-5, dimanche, pour remporter la coupe Rogers au Centre Rexall de Toronto.
Henin a signé le gain en deux heures et 18 minutes, méritant ainsi son sixième titre de la saison.
«C'est important de gagner ce genre de match, a dit Henin. Ca vous donne beaucoup de confiance. C'était un match très fort en émotions et très intense.
Le Serbe Novak Djokovic a vaincu le Suisse Roger Federer 7-6 (2), 2-6 et 7-6 (2), dimanche, pour remporter la coupe Rogers et mériter un quatrième titre cette année et un sixième en carrière.
«C'est une victoire incroyable pour moi, a mentionné Djokovic. C'a été un tournoi formidable, surtout parce que j'ai réussi à battre les trois meilleurs joueurs au classement.
Boris Becker, à Stockholm en 1994, avait été le dernier à battre les trois meilleurs joueurs de l'ATP dans un même tournoi.
Vedette montante qui a montré de plusieurs façons à quel point il méritait ce qualificatif, Djokovic, âgé de 20 ans, a défait le numéro un mondial en deux heures et 11 minutes. Il devenait le premier joueur à battre à la fois Federer et le numéro deux Rafael Nadal lors d'un même tournoi.
Quand vous êtes jeune, vous apprenez beaucoup, et rapidement, a dit Federer.