Lundi 8 mars 2010
Publié
le 2010-03-08 01:40:13
par commissaire
Ciel «banlieusard» et ciel profond
Toutes mes félicitations à André Montembault, confrère astrophotographe amateur du CADI, pour son plaisir acharné à produire ses magnifiques photos de notre ciel « banlieusard », et de les partager avec nous du Club d'astronomie de Drummondville. C’est assurément une marque de reconnaissance émérite que d’être publié dans cette revue de qualité qu’est Sky News.
RE: http://www.skynews. ca/pages/ POW.html
Dans un autre ordre d’idée, et à défaut de performance méritoire en astro-photo et en observation qualitative de notre firmament, en bon « astronome amateur de salon» (;-), je joins ci-dessous la référence Web d’une image datant d’août 2009, de la caméra WFC3 du télescope Hubble dans le domaine de l’infrarouge.
Les objets les plus rouges sur ce cliché correspondent à des galaxies qui se sont formé 600 millions d’années après le Big Bang, chaque galaxie regroupant autour de 200 G (G=milliard) d’étoiles. On se rappelle que l’âge de l’univers a été établi à 13,73 G d'années dans sa mesure la plus précise par le satellite WMAP, successeur de COBE. On ne peut que s’émerveiller face à tant de réussite technologique. Et garder à l’esprit que ce sont des hommes et des femmes de passion qui s’investissent sans compter dans leur labeur, qui permettent que le genre humain atteigne de tel sommet.
Quelle chance avons-nous de vivre à une époque si riche en rebondissement de toutes sortes et de cotoyer ces passionnés.
Re: http://www.lecosmographe.com/blog/?p=1674
François
Permalien |
| SOCIÉTÉ, SCIENCE, ÉDUCATION
Mercredi 3 mars 2010
Publié
le 2010-03-03 12:46:30
par commissaire
La direction du collège nie avoir donné une exemption

Alexandre Cusson, directeur du Collège St-Bernard, affirme qu'aucune exemption n'a été accordée à certains de ses élèves pour le cours d'ECR. photo La Presse
Jean-Pierre Boisvert La Tribune
(Drummondville) La direction du Collège Saint-Bernard tient à préciser qu'il est faux de prétendre qu'elle a accordé une exemption à l'élève dont les parents contestent le cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) devant les tribunaux.
À la suite du jugement rendu la semaine dernière par la Cour d'appel du Québec, défavorable aux parents drummondvillois qui ont vu les trois juges maintenir le jugement de première instance, Alexandre Cusson, directeur du Collège St-Bernard, affirme qu'aucune exemption n'a été accordée à certains de ses élèves en regard du cours ECR depuis sa mise en place.
«Bien au contraire, déclare M. Cusson, notre institution partage les objectifs du cours et s'assure de le dispenser avec grande qualité. Dans le cas précis de l'élève dont il fut mention, ce sont les parents qui, malgré la position du Collège, ont choisi de motiver l'absence de leur fils, chaque fois que le cours était dispensé, et ce, au même titre que les parents motivent des absences d'élèves pour toute autre activité. Les parents connaissaient bien la position du Collège et n'ont d'ailleurs jamais prétendu, tel que le démontrent différents documents de la Cour, que leur fils bénéficiait d'une exemption en bonne et due forme. Le cours ECR fait partie intégrante du programme de formation de l'École québécoise».
Suzanne Lavallée, la mère des deux enfants visés par la cause, est d'accord. «M. Cusson a raison. Ce qui porte à confusion, c'est que les trois juges de la Cour d'appel soulignent, au paragraphe 10 de leur jugement, que ni l'un ni l'autre des deux enfants des appelants n'est assujetti à l'obligation de suivre le cours ECR, précisant que celui qui est inscrit dans un établissement privé est exempté de suivre le cours. Ce n'est pas clair.»
Plus loin?
Par ailleurs, il n'est pas certain que les choses en resteront là. Mme Lavallée a confié hier que l'avocat Jean-Yves Côté est à étudier la possibilité de pousser plus loin la contestation judiciaire. «Me Côté et son équipe se penchent sur les moyens qui seraient à notre disposition pour aller plus loin devant les tribunaux», a-t-elle dit en faisant référence à la possibilité de poursuivre le débat jusqu'à la Cour suprême.
«Il s'agit bien d'un débat de société. Le cas de mes deux enfants est réglé mais il reste un débat de fond à éclaircir. Cette décision d'aller plus loin sera prise sous peu. La campagne de financement qui a été mise sur pied en collaboration avec la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) continue, il est important de le faire savoir», tient à dire Mme Lavallée.
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Mercredi 3 mars 2010
Publié
le 2010-03-03 12:33:04
par commissaire
Éthique et culture religieuse: la Cour d'appel tranche

Manifestation contre le cours d'éthique et culture religieuse en 2008.
Photo: Robert Skinner, Archives La Presse
Ariane Lacoursière La Presse
La Cour d'appel du Québec refuse d'entendre les parents qui dénoncent le caractère obligatoire du nouveau cours «Éthique et culture religieuse» (ECR). Dans une décision rendue mercredi, trois juges du plus haut tribunal de la province ferment la porte à toute demande d'exemption.
Suzanne Lavallée et Daniel Jutras, de Drummondville, n'ont jamais accepté que leurs deux enfants soient obligés de suivre le cours ECR. Mécontents, ils ont porté la cause devant les tribunaux en plaidant la liberté de conscience et de religion.
Le 31 août 2009, la Cour supérieure a rejeté leur demande. La Cour d'appel vient de confirmer cette décision.
Selon le juge Yves-Marie Morissette, qui signe le jugement, la cause est devenue théorique puisque les deux enfants du couple ne fréquentent plus les établissements de la commission scolaire des Chênes. L'un des jeunes est maintenant au secondaire, et l'autre fréquente une école privée qui accepte de l'exempter du cours ECR.
(n.d.r.: Le paragraphe 10 du jugement se lit comme suit: "Il appert qu'à ce stade-ci du litige ni l'un ni l'autre des deux enfants des appelants n'est assujetti à l'obligation de suivre le cours ECR; le premier poursuit ses études au niveau collégial et le second, qui est inscrit dans un établissement privé, est exempté de suivre le cours en question".Jean-Pierre Boisvert La Tribune)
Une brèche?
Loin d'être abattue par ce jugement, la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) et l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) y voient plutôt une brèche. Selon les deux groupes, le juge Morissette précise à plusieurs reprise dans son jugement que l'enfant qui fréquente maintenant le privé «n'est pas assujetti à l'obligation de suivre le cours d'ECR».
«Ce cours est supposé être obligatoire même au privé. Si le juge reconnaît que le privé peut en exempter un enfant, pourquoi serait-ce différent au public?» se demande la présidente de l'APCQ, Jean Morse-Chevrier.
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Lundi 1 mars 2010
Publié
le 2010-03-01 14:06:27
par commissaire
Hockey sur glace : le Canada bat les Etats-Unis, la fête est complète

Vancouver (Canada) (AFP) - Le Canada a répondu aux attentes de tout un peuple et a battu les Etats-Unis 3 à 2 après prolongation pour remporter la médaille d'or du tournoi de hockey sur glace hommes, le titre le plus attendu, le plus désiré par les supporteurs locaux, dimanche aux JO de Vancouver.
Pour de nombreux Canadiens ces JO organisés à la maison ne pouvaient pas être une réussite sans cette médaille d'or. Ce 14e titre remporté à Vancouver par le Canada, un record, est la cerise sur le gâteau pour un pays qui a réussi une belle moisson lors de la dernière semaine des JO.
Le pays entier s'était arrêté pour regarder le match considéré comme le plus important disputé au Canada depuis la "Série au sommet" de 1972 contre l'URSS.
"Le hockey ce n'est pas un sport au Canada, c'est un culte, c'est une religion", avait d'ailleurs dit le manageur général de l'équipe américaine Brian Burke avant la finale, histoire de mettre encore un peu plus de pression sur ses adversaires.
Le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui a notamment fait sa thèse universitaire sur le thème du hockey, était bien sûr assis dans les tribunes aux côtés de la légende Wayne Gretzky et les diffuseurs attendaient plus de 10 millions de Canadiens devant leur télévision pour suivre cette partie (pour 33 millions d'habitants).
La rivalité entre les voisins nord-américains est légendaire et le match de la semaine précédente, remporté par les USA lors de la phase de poules (5-3), était encore un souvenir très frais dans les mémoires.
Crosby ce héros Les Etats-Unis espéraient quant à eux venger leur défaite en finale des JO-2002 où les joueurs à la feuille d'érable étaient venu leur gâcher la fête, chez eux à Salt Lake City.
La patinoire n'était que rouge et blanche, les couleurs de l'équipe canadienne, mais les 18.000 spectateurs dans les tribunes semblaient bien tendus en début de match, tout comme leur équipe sur la glace alors que les Américains menaient les débats. Mais un but de Toews, son premier des JO, libérait quelque peu le peuple rouge (1-0, 12:50).
Pour la première fois du tournoi les Etats-Unis étaient menés !
Perry portait le score à 2-0 (27:23) mais Kesler sur une déviation ramenait les USA à 2-1 (32:44) alors que la fin de deuxième période atteignait des sommets d'intensité.
Deux poteaux de Weber et Pronger résonnaient dans l'enceinte en début d'un troisième tiers-temps irrespirable. Les deux gardiens rivalisaient d'adresse et Ryan Miller, élu par ailleurs meilleur joueur du tournoi, arrêtait notamment une échappée de Crosby à trois minutes de la fin. L'impensable se produisait alors quand Parise parvenait à égaliser à 25 secondes du terme pour envoyer les deux équipes en prolongation, une première en finale olympique.
Et dans ce match appelé à entrer dans la légende, c'est Sidney Crosby, la figure emblématique de l'équipe, qui envoyait tout un peuple au septième ciel en marquant entre les jambières de Miller (67:40). Il ne pouvait pas en être autrement.
RE: http://www.vancouver2010.com/fr/nouvelles-olympiques/n/communiques-de-presse/nouvelles-afp/hockey-sur-glace---le-canada-bat-les-etats-unis--la-fête-est-complète_297526sH.html
Ice hockey: Crosby show as Canada beat USA in gold thriller
Vancouver (AFP) - Sidney Crosby scored the winner in overtime as Canada won the Olympic title Sunday, beating the United States 3-2 to become the first host nation to capture men's hockey gold in 30 years.
Crosby got the winning goal 7:40 into the overtime period, taking a pass from Jarome Iginla and sliding a shot under the pads of US goaltender Ryan Miller.
"It doesn't even feel real. It feels like a dream," said Crosby as Canada clinched a record eighth Olympic men's hockey gold.
"Our team worked really hard in regulation time and they got that one by us in the end. But we came out in overtime and this is just an unbelievable feeling."
Canadian forward Patrick Marleau added: "It is unbelievable. I have never felt something like this before. As far as hockey goes it is the best moment I have ever had."
Crosby was held off the scoresheet for most of the tournament but he has a knack for scoring dramatic goals. Earlier in the tournament he scored the game winner in a shootout as Canada beat Switzerland 3-2 in the preliminary round.
Jonathan Toews and Corey Perry had earlier given Canada a 2-0 lead before the US fought back, equalising with just 24 seconds left in regulation time.
Roberto Luongo was superb in goal, making 34 stops for Canada who became the first host to win an Olympic final since the US triumphed at Lake Placid in 1980.
Ryan Kesler and Zac Parise scored for the US who suffered their first loss of the tournament after five straight wins.
"It is devastating," said US defenceman Jack Johnson. "We were one goal shy of a gold medal. It is the biggest game any of us have ever played in. Nothing we did before compares to this. You lose the silver you don't win it."
Canada had a 2-1 lead in the third and looked headed for victory but the US clawed back with Parise scoring his dramatic late leveller to send the final into sudden-death overtime.
Over 10 million Canadians were expected to watch the game on TV while, inside the arena, Prime Minister Stephen Harper was joined by Hollywood actors Vince Vaughn, Michael J. Fox and William Shatner as well as singers Michael Buble and Neil Young.
Crowds began forming outside the Canada Hockey Place arena four hours before the highly-anticiplated showdown between the two best teams in the tournament.
The game lived up to its billing as the teams traded chances throughout, and both goalies Luongo and Miller had to be at the top of their games.
It was a battle between Canada's potent scoring attack and the American defence anchored by Miller.
Forward Toews opened the scoring with just over seven minutes left in the first period beating Miller after picking up a rebound.
Mike Richards stole the puck from defenceman Brian Rafalski at the side of the US goal and took the first shot but it bounced right to Toews. It was the first goal of the tournament for Toews to go with seven assists.
Forward Perry picked up a loose puck and wristed it past Miller in the second period to make it 2-0 for Canada.
Ryan Getzlaf started the play by carrying the puck into the US zone. He tried to backhand a pass to Patrick Marleau but it hit a skate and Perry picked it up and easily beat Miller.
Kessler scored on a tip in just over four minutes later to cut the Canadians lead to one goal. Luongo got a piece of it but not enough as it trickled in to make it 2-1, setting the stage for Parise's game tieing goal.
Finland beat Slovakia for the bronze on Saturday.
Permalien |
| SPORT, SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Lundi 1 mars 2010
Publié
le 2010-03-01 14:01:02
par commissaire
Mardi 23 février 2010
Publié
le 2010-02-23 16:30:00
par commissaire
En toute équité pour les générations montantes par rapport à celle sortante...dont je suis.

« Lucien Bouchard réclame un dégel des droits (n.d.l.r.: coûts y reférant) de scolarité »
Après avoir profiter d'une accessibilité facilitant au droit à la scolarisation (avec raison car l'accès aux études supérieures doit être démocratisé et doit donc demeurer accessible à la masse) , il semble que certaines gens de la génération des baby boomers constatent qu’ils sont maintenant à court d'argent et à court d'idées originales pour grossir les coffres des universités afin d'assurer une continuité de qualité à l'enseignement universitaire. Aussi, en se promouvant porte parole d'une catégorie de l'intelligentsia québécoise, monsieur Bouchard du haut de sa tribune et de sa popularité sort de l'ombre afin d'éclairer de sa sagesse le peuple québécois de ses conseils bienveillants, que personne du reste ne lui a demandé. Dans les récentes déclarations de monsieur Bouchard, on reconnaît bien là, la vraie nature de cet homme dit "lucide", et qui a quitté le parti conservateur pour venir teinter de ses idées de la droite, la politique québécoise. Ce qui était bon pour la génération des Boomers est-il maintenant moins alléchant pour certains d’entre eux, maintenant que le beurre a été mangé et que l'argent du beurre apparaît avoir été dépensé ?
Aussi, quoi que je sois conscient que personne n'a demandé non plus mon avis sur ce sujet, je prends tout de même la liberté de vous écrire. Et comme s'offusquait une dame outrée qui s'adressait à son ancien chef, monsieur Mulroney, dans les années 80, je me permets à mon tour de m'exclamer: "Wow ! Charlie Brown. Ne touchez pas aux frais de scolarité universitaire". Que ceux-ci suivent l'indice du coût de la vie, il va de soi, cela m'apparaît acceptable. Mais que l'on mette en application une politique de frais chargés aux étudiants qui remette en question unilatéralement leur accessibilité facilitant aux études universitaires, c'est NON.
Qu'en échange, on leur demande plus de collaboration pour servir les intérêts supérieurs de la population québécoise, tel que de servir en région durant un laps de temps déterminé pour palier à certaines carences dans les services régionaux, à défaut de quoi, ils leur seraient chargés des coûts additionnels pour compenser, cela pourrait être discuter. En incitant nos lauréats à travailler pour le bénéfice du Québec d'abord (les coûts de scolarité étant moindre au Québec) durant un minimum d'année suite à leur graduation, au lieu d'accepter qu'ils s'expatrient dans un autre pays sans avoir à répondre d'un remboursement compensatoire au coût moindre qu'ils auront défrayé pour leurs études, c'est à voir. Mais en laissant une alternative aux étudiants de prévoir travailler en fonction de besoins identifiés par le gouvernement afin d'assurer une offre de service satisfaisante partout au Québec, à défaut de quoi, une majoration des coûts minimum de scolarité pourrait être exigée, cela restant à analyser et à débattre. Sinon, pas question, on ne touche pas aux frais de scolarité autrement que par une majoration correspondante au coût de l'inflation. En toute équité pour les générations montantes par rapport à celle sortante...dont je suis.
François Langlois
Drummondville
c.c.: Monsieur Raymond Bachand, ministre des Finances
Madame Michèle Couchesne, ministre de l'Éducation, des Loisirs et des Sports
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Jeudi 18 février 2010
Publié
le 2010-02-18 16:49:19
par commissaire
Le chat sort du sac

Modification du calendrier scolaire: le tollé se poursuit

Selon Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, il est inacceptable qu'on ait modifié le régime scolaire de tous les élèves du Québec "pour accommoder quelques groupes particuliers."
Photo: Le Quotidien
Denis Lessard La Presse
(QUÉBEC) Pour justifier des changements au régime pédagogique, qui finalement se sont révélés taillés sur mesure pour les écoles hassidiques, le ministère de Michelle Courchesne avait même évoqué le Plan Nord.
«On nous avait dit que cela pourrait favoriser l'apprentissage des jeunes autochtones, pour les accommoder dans le temps de la pêche et de la chasse, et qu'ils pourraient rattraper leurs cours», a ironisé hier Josée Bouchard, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec.
Les changements au régime pédagogique permettent l'enseignement les fins de semaine, essentiellement pour que les communautés juives orthodoxes puissent dispenser l'enseignement religieux. Ces changements, annoncés au mois de janvier dans la Gazette officielle, ont soulevé la controverse toute la semaine dernière à l'Assemblée nationale.
Mme Bouchard a précisé que le bureau du sous-ministre de l'Éducation avait fourni ces explications au sujet du Plan Nord à la directrice générale de la Fédération, Pâquerette Gagnon.
Selon elle, il est inacceptable qu'on ait modifié le régime scolaire de tous les élèves du Québec «pour accommoder quelques groupes particuliers». «Ce n'est pas une demande du milieu. Aucune commission scolaire n'a demandé les changements qu'a décidé d'apporter Mme Courchesne au régime pédagogique», insiste Mme Bouchard, qui avoue ne pas savoir à quelles «demandes» du milieu pouvait faire allusion Mme Courchesne.
La firme de relations publiques National, retenue par la communauté hassidique, a depuis longtemps ses entrées directement au cabinet du premier ministre Charest. Le patron du bureau de Québec, Luc Ouellet était déjà proche de M. Charest à l'époque où ce dernier était au Parti conservateur. Sa conjointe, Manon Gagnon, est au service des communications du cabinet Charest.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Jeudi 18 février 2010
Publié
le 2010-02-18 16:33:59
par commissaire
L'intégration des élèves handicapés suscite des questions

Photo: Ivanoh Demers, La Presse
La Presse Canadienne Québec
L'intégration en classe des élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage suscite encore des questions et des débats, selon la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
La présidente de la Fédération, Josée Bouchard, se dit favorable à cette idée mais ajoute que plusieurs éléments doivent être considérés pour que cette intégration s'effectue harmonieusement.
Parmi les difficultés soulevées, la FCSQ mentionne l'organisation du travail au sein des établissements scolaires. À son avis, l'intégration de ces clientèles implique des changements dans la charge des enseignants et dans la définition même de leur travail. Elle réclame donc des orientations claires qui pourraient faire l'objet de discussions dans le cadre des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives.
La Fédération se préoccupe aussi que le Tribunal des droits de la personne ait rendu, le 2 décembre 2009, une décision contre la Commission scolaire des Phares, à Rimouski. Selon le jugement, un acte de discrimination a été posé à l'endroit d'un élève trisomique qui n'a pu être intégré au sein de cette commission scolaire, contrevenant ainsi à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Une demande d'appel a été déposée.
Mme Bouchard estime que cette décision, dont le dénouement n'est pas encore connu, risque d'avoir un impact sur le modèle actuel d'intégration, sur la formation des enseignants de même que sur les programmes éducatifs du ministère de l'Education.
La présidente de la Fédération souhaite vivement que les problèmes générés par l'intégration soient résolus dans le cadre des négociations actuelles et que des pourparlers se tiennent avec la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, les parents et les différents partenaires du milieu scolaire.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Lundi 8 février 2010
Publié
le 2010-02-08 00:50:12
par commissaire
La réforme du calendrier

Stéphane Laporte La Presse
RE: blogue de Stépane Laporte : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/stephane-laporte/201002/06/01-947062-la-reforme-du-calendrier.php
Le gouvernement québécois songe à réformer le calendrier scolaire. Tant qu'à réformer, réformons jusqu'au bout. On a déjà réformé l'enseignement, le bulletin et même l'ortograffe (je vous assure que l'on peut écrire ça comme ça maintenant). Il ne restait plus qu'à jouer avec le calendrier.
Depuis Jules César, il n'y a pas beaucoup de dirigeants qui ont osé toucher au calendrier. Quelques papes par-ci par là, mais la liste est bien courte. Les empereurs romains, eux, pourtant, s'en donnaient à coeur joie.
Savez-vous pourquoi le mois que nous traversons en ce moment, celui de février, est le plus chenu de l'année, avec ses courts 28 jours, 29 tous les quatre ans? C'est la faute à l'empereur Auguste. Jules César s'était octroyé, en hommage à son humble personne, le mois de juillet, qu'il avait bourré de 31 grosses journées. Le mois d'août, qui était celui d'Auguste, n'avait que 30 jours. Une journée de moins que le mois du grand Jules. Qu'à cela ne tienne, Auguste a piqué une journée à février et l'a ajouté à son mois. Tant pis pour les déplacements de la Lune et les rotations terrestres. L'ego des leaders est plus gros que le soleil.
Étonnamment, les gouvernants subséquents de la planète ne se sont pas servis du calendrier pour démontrer leur puissance. Aucun président des États-Unis n'a joué avec le calendrier. Bill Clinton a peut-être joué avec miss September ou miss July, mais jamais avec les mois en tant que tels.
Rien ne dit, cependant, que Stephen Harper ne nous prépare pas une refonte complète du calendrier canadian. Il va proroger les mois de janvier et février. Il va remplacer le jour de la Terre par le jour du gaz. Les années ne dureront que trois mois, comme ça, il va pouvoir prélever de l'impôt quatre fois plus souvent.
Le calendrier est une convention que l'on tenait pour acquise, comme les feux de circulation ou la couleur du beurre. Personne n'avait le culot de s'y attaquer. Sauf le ministère de l'Éducation, qui n'a peur de rien. On songe donc à ce que les deux journées week-end deviennent des jours de classe. La Presse nous a appris hier que le temps en classe ne sera plus calculé en journées, mais en heures. Au lieu de se rendre à l'école 180 jours par année, les élèves du primaire et du secondaire devront être en classe 1000 heures par année. Qu'est-ce que ça change puisque des secondes deviennent des minutes qui deviennent des heures qui deviennent des journées qui deviennent des années?
Ça change que si tu entres à l'école trois heures le samedi, il ne te restera pas 179 journées d'école, mais bien encore 997 heures à subir. Ça veut dire que la notion de semaine et de fin de semaine est abolie. Il n'y a que des heures.
Savez-vous pourquoi, 2000 ans après Jules César et l'empereur Auguste, il y a encore 31 jours en juillet et 28 jours en février? Parce que tout le monde a pris l'habitude que ce soit ainsi. Et la vie s'est réglée autour de ça. Admettons que le maire de Québec décide que, pour que son carnaval dure plus longtemps, le mois de février aura dorénavant 31 jours. Et que, tant qu'à faire, suivant les conseils de Rapaille, il en profite pour rebaptiser FÉVRIER, FÉVRIERÉGIS, pour avoir lui aussi son nom inclus dans un mois comme ti-Jules et Augie. Savez-vous pourquoi, malgré toute la volonté et la détermination du maire de Québec, ces mesures seraient vaines? Parce que le reste du monde ne suivrait pas. Les Américains ne mettront pas à leur agenda: «Défilé de Bonhomme, 30 février.» Et le maire Tremblay n'écrira pas sur ses chèques «le 6 févrierégis».
Un calendrier appartient à tout le monde. Pas à un ministère. Même pas à celui de l'Éducation. En ce moment, les gens travaillent du lundi au vendredi et se reposent le samedi et le dimanche. Si le ministère de l'Éducation ouvre ses écoles le samedi et le dimanche, cela aura une incidence sur la vie du Québec au complet. Une école, ce n'est pas un centre commercial. C'est la deuxième maison des enfants. Ou la troisième, selon le statut des parents. Le Ministère ne peut pas décider tout seul que les familles ne pourront plus être ensemble le samedi. Aller faire du ski avec sa classe d'éduc le samedi, c'est une chose qui existe déjà. Pas besoin de réforme pour ça. Mais aller à l'école, la vraie école, le samedi ou le dimanche, ce n'est pas nécessaire. Que fait-on avec les enfants qui vont à l'école le week-end et qui n'ont pas d'école le lundi et le mardi? On les envoie à la garderie?
Si toutes ces heures perdues à patenter des réformes sans bon sens servaient plutôt à élaborer des cours passionnants pour l'enseignement du français, des maths, de l'histoire, de la géo, du sport, des sciences et des langues secondes, il y aurait moins de décrochage scolaire.
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Lundi 8 février 2010
Publié
le 2010-02-08 00:29:07
par commissaire
Les Saints battent les Colts 31-17 au Super Bowl XLIV

L'entraîneur de l'équipe des Saints, Sean Payton, célèbre la victoire avec son équipe.
Photo: AP
La Presse Canadienne
«Who dat?» a retenti dans les gradins alors que Tracy Porter semait l'hystérie sur Bourbon Street en interceptant une passe de Peyton Manning et en ramenant le ballon sur 74 verges alors qu'il restait trois minutes au match, et les Saints de La Nouvelle-Orléans ont surpris les Colts d'Indianapolis 31-17 au Super Bowl XLIV, dimanche soir.
Les Saints, qui ont vécu un véritable compte de fée cette saison, ont ainsi célébré leur première conquête du Super Bowl à leur première participation.
Le quart des Saints Drew Brees a été étincelant en complétant 32 de ses 39 passes pour des gains de 288 verges et deux touchés, tandis que Manning s'est contenté de 31 de ses 45 passes tentées pour des gains de 333 verges, un majeur et une interception.
Sans surprise, Manning a amorcé sa première séquence en attaque en lançant une passe. Parti profondément de sa zone, Manning a repéré coup sur coup Joseph Addai, Pierre Garçon, Austin Collie et Dallas Clark.
Le botteur des Colts Matt Stover a complété cette poussée offensive avec un placement de 38 verges. C'était 3-0 Colts à ce moment. Stover, qui a eu 42 ans le 27 janvier, est ainsi devenu le plus vieux joueur à s'inscrire à la marque au Super Bowl. Stover est aussi le doyen parmi les joueurs qui ont déjà participé à cette classique.
Manning a de nouveau surpris la défensive des Saints lors de la progression suivante couronnant une séquence de trois courses du demi offensif Addai avec une passe de 19 verges dans la zone des buts à Garçon. Les Colts ont ainsi pris les devants 10-0 à l'issue du premier quart.
Les Saints, loin d'être dépités par la puissante machine des Colts, ont finalement trouvé un moyen de s'inscrire au tableau au début du deuxième quart. Brees est parvenu à mener ses hommes suffisamment loin dans la zone ennemie pour permettre au botteur Garrett Hartley de réaliser un placement de 46 verges qui portait la marque à 10-3.
Brees a de nouveau frappé à la porte des Colts quelques instants plus tard, et Hartley a réussi un placement de 44 verges qui réduisait l'écart à 10-6 à la mi-temps.
Payton joue d'audace en deuxième demie
L'entraîneur-chef des Saints, Sean Payton, a joué d'audace en début de deuxième demie alors que Hartley a réalisé un botté court qui a été récupéré par son coéquipier Chris Reis.
Les Colts, encore sonnés par ce revirement, ont permis à Brees de mettre la table pour le touché de Thomas, qui a capté une courte passe dans le flanc droit avant de déjouer quelques joueurs et d'accéder à la zone payante, 16 verges plus loin. Les Saint prenaient alors les devants pour la première fois du match, 13-10.
Les Colts ont répliqué dès la progression suivante lorsque Addai a parcouru quatre verges et permis aux siens de reprendre les devants 17-13, mais Hartley a réussi son troisième placement du match - cette fois sur 48 verges - pour réduire l'écart à 17-16. Hartley est ainsi devenu le premier botteur de l'histoire du Super Bowl à réussir trois placements de plus de 40 verges dans un même match.
Jeremy Shockey a suivi en enfonçant son deuxième touché en carrière au Super Bowl au milieu du quatrième quart, et Brees en a profité pour égaler le record pour le plus de grand nombre de passes complétées dans ce match de championnat établi par Tom Brady au Super Bowl XXXVIII, en 2004. Les Saints y sont alors allés pour la transformation de deux points, et le score est passé à 24-17 en faveur des Saints.
Tracy a cloué le cercueil des Colts en interceptant Manning avec trois minutes à faire au match, et les Saints ont semé l'hystérie à La Nouvelle-Orléans.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ, SPORT
Vendredi 5 février 2010
Publié
le 2010-02-05 11:35:30
par commissaire
Le calendrier scolaire revu et corrigé

Photothèque La Presse
Daphné Cameron La Presse
Les élèves du primaire et du secondaire pourraient bientôt se retrouver sur les bancs d'école certains week-ends. Québec veut modifier le calendrier pédagogique afin d'accorder davantage de flexibilité aux institutions pour les aider à lutter contre le décrochage scolaire. Les fédérations d'enseignants s'interrogent déjà sur la faisabilité d'une telle mesure.
Le ministère de l'Éducation a déposé mercredi un projet de règlement qui vise à calculer l'année scolaire en nombre d'heures plutôt qu'en nombre de journées. Au lieu de se rendre à l'école 180 jours par année, les enfants du primaire et du secondaire recevraient de 900 à 1000 heures d'enseignement réparties sur 180 à 200 jours. Les «jours de congé» des élèves seraient abolis, ce qui ouvrirait la porte à la tenue «d'activités éducatives» la fin de semaine. Ces nouvelles dispositions s'appliqueraient au privé et au public dès la prochaine année scolaire.
Le hic, c'est qu'en vertu des conventions collectives actuelles, les enseignants du secteur public et bon nombre de ceux du secteur privé peuvent uniquement travailler du lundi au vendredi. Cela pourrait bientôt changer puisque le gouvernement est en train de négocier les prochaines conventions collectives de la fonction publique.
«Ce n'est certainement pas par hasard que ce projet survienne à ce moment-ci de la négociation. Surtout quand les mots souplesse et flexibilité font partie du discours patronal», a expliqué Sylvie Lemieux, attachée de presse de la Fédération des syndicats de l'enseignement, qui représente les 60 000 enseignants du secteur public. «Cela dit, nous allons analyser très attentivement les impacts du projet de règlement à notre conseil fédéral mercredi.»
La secrétaire générale de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes, qui représente une part des enseignants du secteur privé, craint que la mesure soit trop compliquée à implanter.
«C'est tout un changement de culture! a souligné Caroline Senneville. C'est déjà assez compliqué de concilier le travail, les familles reconstituées, le service de garde et les activités parascolaires. Si les enfants font une activité obligatoire durant huit heures le samedi, il faudra qu'ils prennent congé huit heures ailleurs dans la semaine. Qui va prendre soin des enfants ces jours-là? Qui va s'occuper des autobus scolaires? Des installations? Déjà que c'est la folie lors des journées pédagogiques.»
Selon l'attachée de presse de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, le projet de règlement ne vise pas à remodeler en profondeur l'horaire des écoliers. «Le but, c'est de donner plus de flexibilité aux institutions scolaires pour qu'ils mettent sur pied des projets à la performance solaire ou pour contrer le décrochage. Par exemple, un professeur d'éducation physique pourrait décider de remplacer ses heures de cours par une sortie de ski de fond un samedi», a expliqué Tamara Davis.
Quant à la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), elle préfère consulter ses membres et analyser le projet de règlement dans le détail avant de se prononcer. «Mais il n'y a jamais eu personne au niveau des commissions scolaires qui a demandé l'implantation de cela», a précisé l'attachée de presse de la FCSQ, Caroline Lemieux.
D'autres réformes
En plus de la réforme du calendrier, le projet de règlement du ministère de l'Éducation prévoit une poignée d'autres mesures. Le document indique que les premiers jours de classe de la maternelle pourraient être utilisés pour permettre une entrée progressive des bambins sur une période de cinq jours. Un directeur d'école pourrait également décider de faire redoubler la première secondaire à un élève. En raison de la réforme, les compétences des élèves sont évaluées sur une période de deux ans.
À la suite du dépôt du projet de règlement, la Fédération des comités de parents du Québec a décidé de distribuer un questionnaire à ses membres sur les réformes proposées. «Traditionnellement, les parents ont tendance à être contre les changements d'horaire et l'intégration progressive, mais on veut le confirmer dans notre réseau avant de prendre position.»
«Si ça s'inscrit dans le projet éducatif et que ça motive les élèves et les enseignants, en tant que parents on ne peut être qu'en faveur», a nuancé Claude Bouchard, président du Comité central des parents de la Commission scolaire de Montréal. «Je n'ai pas l'impression que le gouvernement veut refaire tout le calendrier, mais on va étudier attentivement le projet pour s'assurer qu'il n'y ait pas de possibilité de dérive.»
Les groupes d'intérêts et les citoyens ont 45 jours pour faire connaître au gouvernement leur avis sur le sujet.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Mercredi 27 janvier 2010
Publié
le 2010-01-27 01:00:56
par commissaire
Éthique et culture religieuse: une décision fort attendue

Ariane Lacoursière La Presse
La Cour d'appel du Québec décidera dans les prochains jours si elle accepte ou non d'entendre les parents qui dénoncent le caractère obligatoire du nouveau cours Éthique et culture religieuse (ECR) à la commission scolaire des Chênes, dans le Centre-du-Québec.
Suzanne Lavallée, mère de deux enfants de Drummondville, s'est vu refuser le droit de soustraire ses enfants au cours ECR par la commission scolaire des Chênes. Mécontente, elle a porté la cause devant les tribunaux.
Au mois de septembre dernier, le juge Jean-Guy Dubois a déclaré que le cours ECR ne porte pas atteinte à la liberté de conscience des élèves et que la commission scolaire des Chênes n'avait pas commis de faute en refusant d'en exempter ses élèves.
Selon le juge Dubois, les enfants doivent assister au cours, lequel ne constitue pas une menace pour eux, précise-t-il.
L'avocat Jean-Yves Côté, qui représente Mme Lavallée, veut porter cette décision en appel. Il a exposé ses motifs, hier, devant les juges Marc Beauregard, Lorne Giroux et Yves-Marie Morissette, de la cour d'appel.
Plusieurs parents du Québec ont assisté à l'audience, hier, et ont vivement manifesté leur souhait que l'appel soit entendu. «Le cours d'éthique enseigne le relativisme religieux comme une doctrine. On s'oppose à ça», dit Jean Servais, qui souhaite que sa fille soit exemptée du cours.
L'an dernier, 2300 parents ont demandé que leurs enfants ne suivent pas le cours ECR. «Mais plusieurs parents, comme moi, n'ont pas osé se lancer dans une longue bataille judiciaire, note M. Servais. C'est pour ça que la cause de Mme Lavallée est si importante. Elle et ses enfants se battent pour nous tous.»
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Vendredi 22 janvier 2010
Publié
le 2010-01-22 01:51:29
par commissaire
La persévérance scolaire sera une priorité des commissions scolaires

La Presse Canadienne Québec
Les commissions scolaires du Québec entendent faire de la persévérance scolaire la cible de leur action au cours des prochains mois.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) profite de ce début d'année pour souligner que cette préoccupation motivera la majorité de ses actions et de ses prises de position. Elle compte porter une attention particulière aux moyens qui seront mis de l'avant par le gouvernement pour atteindre les objectifs fixés dans son plan d'action.
La fédération avertit que les sommes qui seront allouées à l'éducation dans le budget 2010-2011 permettront de constater l'ampleur de l'engagement du gouvernement envers la réussite des jeunes. Elle s'attend également à ce que le budget contienne des mesures pour la valorisation de l'école publique.
La présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, affirme que l'éducation ne doit pas subir de compressions dans le prochain budget malgré le contexte économique difficile, ajoutant que l'éducation est la base du développement économique d'une société.
Concernant les négociations pour le renouvellement des conventions collectives, la fédération est favorable à l'amélioration des conditions d'exercice des employés du réseau scolaire. Elle soutient cependant que cela doit s'accompagner d'une plus grande stabilité du personnel de l'école, une condition qu'elle juge essentielle à la persévérance scolaire.
La FCSQ souhaite par ailleurs la tenue d'élections scolaires-municipales simultanées dès 2013. Elle favorise une présidence élue au suffrage universel et une diminution du nombre de commissaires.
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Mercredi 20 janvier 2010
Publié
le 2010-01-20 00:44:23
par commissaire
"Dans les moments tragiques, les Etats-Unis réagissent et apportent leur aide."- Barak Obama
Le secrétaire d'État français à la coopération, Alain Joyandet, a accusé les États-Unis de prendre le contrôle d'Haïti. «J'espère que les choses seront précisées quant au rôle des États-Unis, parce qu'il s'agit d'aider Haïti, il ne s'agit pas d'occuper Haïti», a-t-il déclaré samedi.
Il faut préciser qu'entre temps, monsieur Joyandet a fait son mea-culpa et l'Élysée a fait paraître un communiqué mardi pour calmer la tempête
Monsieur Joyandet a l'excuse de la fougue de sa jeunesse et sans l'ombre d'un doute, de son inexpérience. Malheureusement, il a démontré qu'il en a également l'immaturité et l'ingratitude. S'il n'était pas de ce monde en 1940, ses livres d'histoire auraient dû mieux l'inspirer dans l'expression de son mécontentement, face à l'initiative des américains en Haïti.
Les États-Unis d'Amérique sont une grande nation. L'histoire saura le reconnaître et fera taire ses actuels détracteurs. Si nous ne réalisons pas, maintenant, à quel point nous sommes redevable envers ce peuple épris de justice et de liberté, composé de femmes et d'hommes immigrants des vieux pays d' Europe, des pays de l'ex bloc de l'Est, de l'asie et d'ailleur dans le monde , l'avenir saura mettre les pendules à l'heure juste.
« Liberté, égalité et fraternité », la République française en a fait sa devise. Le peuple américain ne fait que la mettre en application dans leurs actions. Certains diront maladroitement quelques fois, mais il a toujours bien le mérite d’essayer. En acceptant de partager avec le monde planétaire ses nombreuses ressources que son système économique et social lui a rendu disponible.
François Langlois

Photo: AP
Depuis une semaine, nous sommes tous profondément émus devant les images déchirantes du désastre survenu en Haïti : parents fouillant les décombres à la recherche de leurs fils et de leurs filles ; enfants seuls et apeurés cherchant leur père et mère. Des quartiers entiers de Port-au-Prince sont en ruine et les familles doivent chercher refuge dans des campements de fortune. C'est un spectacle terrible que ces vies dévastées dans un pays déshérité qui a déjà tant souffert.
J'ai tout de suite ordonné un effort rapide, coordonné et pugnace afin de sauver des vies en Haïti. Nous avons déployé l'une des plus vastes opérations de secours de l'histoire récente. J'ai donné pour instruction aux responsables des différentes agences du gouvernement fédéral de faire de cette opération notre priorité. Nous mobilisons actuellement tous les éléments de notre capacité nationale : les ressources des agences de développement, la puissance de nos forces armées, et, surtout, la compassion du peuple américain. Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement haïtien, les Nations unies et les nombreux partenaires internationaux qui contribuent à cet effort extraordinaire.
Nous agissons par égard pour les milliers de citoyens américains présents en Haïti, ainsi que pour leurs familles résidant aux Etats-Unis ; par égard pour le peuple haïtien, qui a été victime d'une histoire tragique, mais qui a su faire preuve d'une formidable résilience ; et nous agissons aussi en raison des liens étroits que nous entretenons avec un voisin qui n'est distant que de quelques centaines de kilomètres au sud de nos côtes. Mais avant tout, nous agissons pour une raison toute simple : dans les moments tragiques, les Etats-Unis d'Amérique se mobilisent et apportent leur aide. C'est ainsi que nous sommes. C'est ainsi que nous agissons.
Depuis des décennies, le leadership américain est fondé en partie sur le fait que nous ne recourons pas à notre puissance pour soumettre les autres, nous l'utilisons pour les aider à reprendre pied - que ce soit en aidant à la reconstruction de nos anciens adversaires après la seconde guerre mondiale, en parachutant de l'eau et des vivres à la population berlinoise, ou en aidant les peuples de Serbie et du Kosovo à reconstruire leurs vies et leurs pays. Et cela n'est jamais aussi vrai que dans les moments de grands périls et de grande souffrance humaine. C'est pour cette raison que nous avons agi pour aider les Africains à combattre le fléau du sida sur leur continent, ou pour venir en aide aux victimes d'un tsunami catastrophique en Asie. Quand nous ne montrons pas seulement notre puissance, mais aussi notre compassion, le monde nous considère avec un mélange de respect et d'admiration. Cela renforce notre leadership. Cela montre le caractère de notre pays. C'est pour cela que chaque Américain peut considérer cette opération de secours avec la fierté de savoir que l'Amérique agit au nom de notre humanité commune.
En cet instant même, nos équipes de recherche et de sauvetage dépêchées sur le terrain s'efforcent d'extraire les survivants des décombres. Des Américains de Virginie, de Californie et de Floride travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour sauver des gens qu'ils n'ont jamais vus de leur vie. Nos soldats, marins, aviateurs, marines et gardes-côtes se sont rapidement déployés sur la zone. En collaboration avec nos civils, ils oeuvrent nuit et jour pour mettre en place une entreprise logistique de grande ampleur ; pour acheminer et distribuer de la nourriture, de l'eau et des médicaments afin de sauver des vies ; et pour empêcher une catastrophe humanitaire plus grande encore.
D'autres moyens de secours sont en route. Cette opération de sauvetage et de reconstruction sera complexe et difficile, et il faut du temps pour apporter toutes les ressources nécessaires dans un environnement à ce point dévasté. Mais des équipes de secours, des médecins, des infirmières et des auxiliaires médicaux américains supplémentaires vont arriver pour prendre soin des blessés. De l'eau, de la nourriture et du matériel seront encore acheminés. Un porte-avions est arrivé sur place. Un navire-hôpital a été dépêché. D'autres avions et engins de terrassement serviront à rétablir les communications et à dégager les routes et les ports afin d'accélérer les secours et de hâter la remise en état.
Mais, en ce nouveau siècle, nous ne pourrons répondre seuls à aucun grand défi. Dans cet effort humanitaire, nous oeuvrerons en étroite collaboration avec d'autres pays, afin que notre travail sur le terrain soit le plus efficace possible malgré des conditions très difficiles. Nous collaborerons également avec les Nations unies, qui ont tant fait au cours des années pour assurer stabilité et sécurité en Haïti, et qui ont subi des pertes terribles dans cette tragédie. Et nous travaillerons de concert avec la constellation d'organisations non gouvernementales qui s'efforcent depuis des années d'améliorer la vie du peuple haïtien.
Il est également important de souligner que tous ces efforts seront soutenus par la bonne volonté et la générosité des citoyens ordinaires. Les gouvernements seuls n'y suffiront pas. Un nombre record de dons sont d'ores et déjà arrivés sous forme de textos. L'argent afflue à la Croix-Rouge et dans d'autres organisations humanitaires. Je veux remercier les nombreux Américains qui ont contribué à cet effort, et je veux encourager tous les Américains qui souhaitent apporter leur aide à se rendre sur le site whitehouse.gov pour en savoir plus.
Enfin, au cours des jours, des mois et des années qui viennent, nous devrons travailler étroitement avec le gouvernement et le peuple haïtiens afin qu'ils retrouvent le dynamisme dont ils faisaient preuve avant le tremblement de terre. Il est particulièrement navrant en effet que cette catastrophe soit survenue à un moment où - enfin, après des décennies de conflit et d'instabilité - Haïti montrait des signes encourageants de progrès économique et politique. Dans les mois et les années qui viennent, lorsque les répliques se seront apaisées et qu'Haïti ne fera plus les gros titres dans les journaux et à la télévision, notre mission sera d'aider le peuple d'Haïti à poursuivre sa route vers un avenir meilleur. Tout au long de ce cheminement, les Etats-Unis seront aux côtés du gouvernement haïtien et des Nations unies.
Ce désastre nous rappelle une fois de plus que la vie peut être d'une cruauté inimaginable. Douleur et perte sont bien souvent infligées sans justice ni pitié. Ce "hasard de l'instant" peut frapper chacun d'entre nous. Mais c'est aussi dans ces moments-là, lorsque nous sommes confrontés à notre propre fragilité, que nous redécouvrons notre humanité commune. Nous regardons dans les yeux d'un autre homme et nous nous y voyons nous-mêmes. C'est pourquoi les Etats-Unis d'Amérique prendront la tête de cette entreprise humanitaire mondiale. Cela fait partie de notre histoire, et c'est ainsi que nous répondrons à ce vaste défi.
Barak Obama
Président des États-Unis d'Amérique
Traduit de l'anglais par Gilles Berton © "Newsweek"
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Vendredi 15 janvier 2010
Publié
le 2010-01-15 23:49:36
par commissaire
Ô oui, que la vie est belle.
Gerald Herbert/AP

La récompense de la persévérence.
Un sauveteur espagnol anonyme, nouvellement débarqué en Haïti, ramène Redjeson Hausteen Claude à la vie.

La récompense de la détermination.
Redjeson Hausteen Claude s'accroche à la vie.

La récompense de l'espoir.
Redjeson Hausteen sourit à sa mère Daphnee.
La victoire de l'Humanisme sur l'animalité, la compassion. Je croyais qu'elle était en voie de disparition, dans la vie de tous les jours. Me tromperais-je ? C'est mon espoir.
RE: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6989532.ece
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
Vendredi 15 janvier 2010
Publié
le 2010-01-15 12:51:49
par commissaire
Michael Boris Green occupe la Chaire de professeur de mathématiques de l'université de Cambridge.

Le premier responsable de cette chaire fut Isaac Barrow. Après quelques années, il fut remplacé par Isaac Newton en 1669. Parmi les prestigieux occupants de cette chaire figurèrent par la suite Paul Dirac (1932) et Stephen Hawking (1980), présentement ce poste est occupé par Michael Boris Green, un des pères fondateurs de la théorie des cordes. Il occupe donc, depuis le 1er novembre 2009, la Chaire de professeur lucasien de mathématiques de l'université de Cambridge succédant ainsi à Stephen Hawking.
La chaire de professeur lucasien de l'université de Cambridge tient son nom du Révérend Henry Lucas. Ce membre du Parlement de l'Université décida en 1663 d'octroyer un don afin de financer un poste de mathématiques appliquées. Elle a été occupée par 18 personnes jusqu'à présent, dont Sir Isaac Newton il y a 300 ans. - Wikipedia
Permalien |
| SOCIÉTÉ, SCIENCE, ÉDUCATION
Vendredi 15 janvier 2010
Publié
le 2010-01-15 02:50:16
par commissaire
Lundi 11 janvier 2010
Publié
le 2010-01-11 00:53:33
par commissaire
Être parent, ça s'apprend

Des centres jeunesse tentent d'aider les parents d'enfants de la DPJ grâce à la formation Ces années incroyables.
Photo: Archives AFP
Silvia Galipeau La Presse
Vrai, on parle rarement en bien des parents des enfants de la DPJ. Il n'est pas franchement courant de souligner leurs compétences parentales. Et pourtant, certains le font. C'est le cas de Ces années incroyables, une formation offerte dans les centres jeunesse et récemment primée, qui vise à mieux outiller ces parents éprouvés et surtout, à leur redonner confiance.
Mardi soir, 19h. Nous sommes dans un centre jeunesse de Montréal. Trois parents, deux jeunes mères et un papa, sont assis en rond avec deux formatrices. Au menu ce soir: les conséquences logiques et les pertes de privilèges.
conséquences, Qu'est-ce qu'une conséquence logique? «Ben... Un enfant qui ne veut pas se coucher le soir et qui est fatigué le lendemain matin, c'est sa conséquence», répond une maman.
«Exactement, répond l'une des psychoéducatrices, Éliane Brosseau. Une conséquence logique (dans ce cas-ci naturelle), c'est une conséquence qui a un lien direct avec le comportement.»
Un exemple: un enfant doit faire ses devoirs et ses leçons, ensuite il peut jouer. Mais s'il ne fait pas ses devoirs, s'il traîne, quelle est la conséquence? «Pas de jeu!
- Exactement. Pas: pas de dessert. Ça n'aurait pas de rapport.»
Les parents acquiescent. Partagent des exemples. «Tiens, mon gars, l'autre soir, il ne voulait pas aller prendre son bain, raconte le père. Il a fait une grosse, grosse crise. Alors, je lui ai dit dodo, et pas de PSP demain.» La jeune mère à côté de lui prend des notes. Elle réfléchit. «Attends, là. Tu as donné deux conséquences. C'est bon, ça, donner deux conséquences? C'est pas un peu trop?» demande-t-elle, les yeux rivés sur la psychoéducatrice.
Celle-ci saisit la balle au bond. Sans juger, elle interroge: «Comment votre enfant va-t-il se sentir si vous donnez trop de conséquences?» La question reviendra plusieurs fois pendant le cours. «Trop de conséquences, cela peut provoquer le comportement négatif de l'enfant», suggérera-t-elle. Jamais elle ne prendra un ton d'autorité. Pour cause: cette approche est au coeur de la philosophie de la formation. «On ne veut pas avoir l'air de spécialistes. Ce qu'on veut, c'est une relation de réciprocité entre l'intervenant, qui a l'expérience, et le parent, qui est le premier à bien connaître son enfant.»
Cette approche est aussi au coeur de la philosophie des centres jeunesse. «Nous travaillons très fort sur la mobilisation des parents. Nous cherchons toujours des moyens pour être plus soutenants, pour mieux les aider à reprendre leur vie en main, explique Sylvie Constantineau, directrice des services professionnels et des affaires universitaires du centre jeunesse de Montréal. Ces années incroyables est un de ces moyens.»
Les semaines précédentes, ce sont les questions du retrait et des limites qui ont été travaillées. La semaine prochaine, ce sera le soutien à la réussite scolaire.
Fait à noter, les premiers cours de la formation, qui cible les parents d'enfants de 5 à 10 ans, n'ont pas du tout traité de discipline. Au contraire. Le thème abordé était plutôt: avoir du plaisir avec mon enfant. Ce n'est finalement qu'au bout d'un mois d'une formation de 16 semaines que l'on a commencé à aborder la discipline. Et cette approche n'est pas innocente. «On se concentre sur les comportements positifs, les petits gestes positifs, l'attention positive, explique Sylvie Normandeau, professeure à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal et responsable de l'implantation du programme dans les centres jeunesse. Quand on donne davantage d'attention positive à un enfant, il a moins tendance à avoir un comportement dérangeant. Et nous, on fait le pari que le parent aura aussi moins besoin d'avoir recours à l'artillerie lourde des conséquences.»
Des résultats concluants
Les parents qui participent à la formation ont tous un dossier à la DPJ. Pour des motifs de négligence, parfois de violence corporelle, des problèmes de consommation ou autres. Mais pour qu'ils soient admissibles à la formation, leur problème, quel qu'il soit, doit être «sous contrôle», reprend la psychoéducatrice.
Ce sont des parents qui, souvent, ont des pratiques pédagogiques «déraisonnables», sans «routine de vie»: par exemple, ils ne se lèvent pas le matin, n'habillent pas leur enfant avec des vêtements de saison. Du coup, ils se retrouvent avec des enfants difficiles, agressifs, oppositionnels. Bref, ce sont des parents démunis.
Or, après avoir suivi le cours, partagé en groupe, visionné des mises en situation et fait plusieurs jeux de rôles, s'être fait répéter «c'est vous qui connaissez le mieux vos enfants, c'est vous les experts de vos enfants», ces parents semblent moins mal pris. Mieux outillés.
Des recherches comparatives entre des parents qui ont suivi la formation et d'autres qui n'en ont pas bénéficié, réalisées par le département de psychoéducation de l'Université de Montréal, le confirment: entre le début et la fin de la formation, un nombre significatif de familles retrouvent la garde de leur enfant. Le taux de placement en famille d'accueil diminue donc d'autant. Mieux: 80% des dossiers des familles qui suivent la formation sont fermés, ou les services requis sensiblement moindres, contre 55% des dossiers des familles du groupe témoin.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Dimanche 10 janvier 2010
Publié
le 2010-01-10 01:43:55
par commissaire
Dans l'isoloir, c'est Harper
Katia Gagnon La Presse
Les Canadiens et les Québécois peuvent trouver Jack Layton bien sympathique, mais, dans l'isoloir, ils ne sont pas prêts à voter pour lui. Le Parti conservateur aurait eu la faveur de 36% des répondants si des élections avaient eu lieu cette semaine, contre 29% pour les libéraux et 17% pour les néo-démocrates. Au Québec, 36% des Québécois auraient choisi le Bloc québécois, 26% les libéraux, 19%, les conservateurs et 11%, les néo-démocrates.
Avec plusieurs questions très concrètes, le sondage d'Angus Reid montre aussi qu'une bonne partie de l'opinion publique canadienne se fie à Stephen Harper. Lorsqu'on leur demande à qui ils feraient confiance dans l'éventualité d'une attaque terroriste au Canada, plus du tiers des répondants canadiens, et le quart des Québécois, choisissent Stephen Harper. Michael Ignatieff, lui, n'est choisi que par 14% des répondants au Canada. Le quart des électeurs libéraux choisiraient d'ailleurs Stephen Harper dans de telles circonstances. Jack Layton est choisi par moins de 10% des répondants. Cependant, il faut noter que près de 37% des Canadiens, et 46% des Québécois, ne savent pas vraiment qui choisir.
«Stephen Harper a l'avantage d'être au pouvoir. Les gens l'ont vu à l'oeuvre», souligne Jaideep Mukerji, vice-président de la firme Angus Reid. Les chiffres des intentions de vote au Canada sont d'ailleurs assez stables depuis plusieurs mois, et avantagent invariablement le Parti conservateur de Stephen Harper.
Les Canadiens feraient aussi confiance au chef conservateur pour négocier les questions de commerce et de sécurité avec le président des États-Unis, Barack Obama. Il est choisi par 33% des Canadiens et 19% des Québécois. Ils s'appuieraient également sur Stephen Harper pour négocier les questions de souveraineté dans l'Arctique avec la Russie (32% des Canadiens, 20% des Québécois).
Le plus grand nombre de répondants (29%) croit aussi que M. Harper serait le meilleur homme pour occuper le poste de premier ministre dans le cas d'un autre référendum au Québec. Les Québécois optent plutôt pour... Gilles Duceppe, à 23%!
Les Canadiens sont cependant plus partagés lorsqu'on leur demande quel chef fédéral serait le mieux placé pour les représenter lors des prochaines discussions au sujet des changements climatiques. Le quart des répondants choisissent Stephen Harper, contre 22% pour Jack Layton. Encore là, les électeurs libéraux sont divisés: 39% d'entre eux choisiraient Michael Ignatieff, mais 22% se fieraient plutôt à Jack Layton. Au Québec, on s'appuierait aussi sur le chef néo-démocrate: un répondant québécois sur quatre choisirait Jack Layton. «Au Québec, Copenhague a clairement nui à Stephen Harper», estime Jaideep Mukerji.
Permalien |
| ÉDUCATION, SOCIÉTÉ
Dimanche 10 janvier 2010
Publié
le 2010-01-10 01:31:36
par commissaire
Un politicien doit être honnête, compétent et proche des gens.
Katia Gagnon La Presse
S'ils avaient à inviter l'un des quatre chefs fédéraux à prendre une bière près de chez eux, les Canadiens choisiraient Jack Layton. S'ils avaient à sélectionner l'un des chefs pour faire partie de leur équipe de jeux-questionnaires, ils opteraient pour Michael Ignatieff. Si on leur donnait accès aux albums des diplômés de l'école secondaire des chefs, les Canadiens voudraient surtout voir celui de Stephen Harper.
En ce début d'année, la firme de sondage a scruté le coeur les Canadiens sur leurs préférences politiques et sur les grands enjeux de la politique canadienne. Cependant, on a aussi choisi d'élargir ce traditionnel sondage à des questions un peu particulières. Pourquoi ? «La dynamique politique actuelle est beaucoup une affaire de personnalité, explique Jaideep Mukerji, de la firme Angus Reid. Les réponses à ces questions montrent exactement les forces et les faiblesses de chaque chef.»
Ainsi, Jack Layton ressort clairement comme le chef le plus sympathique, tant au Canada qu'au Québec. Le tiers des Canadiens, et la même proportion de Québécois, choisiraient le chef du NPD pour aller prendre un verre après le travail. Seulement 6% des Canadiens (et 1% des Québécois!) choisiraient Michael Ignatieff pour trinquer avec eux. Même les électeurs libéraux succomberaient aux charmes de Jack Layton : 41% d'entre eux iraient prendre un verre avec le chef du NPD. Seulement 17% d'entre eux choisiraient leur propre chef. Quelque 16% des Canadiens, et seulement 6% des Québécois, opteraient pour Stephen Harper. Un Québécois sur cinq choisirait Gilles Duceppe.
Les Canadiens et les Québécois choisiraient aussi le chef du NPD pour garder leurs enfants (22% des Canadiens, 28% des Québécois), pour les aider à réparer une crevaison sur le bord d'une route (le tiers des répondants, tant au Canada qu'au Québec) ou faire partie de leur équipe sportive (un Canadien sur cinq, et un Québécois sur quatre). S'ils avaient à faire participer un chef à une émission de télé-réalité, ils choisiraient aussi Jack Layton (17% des Canadiens, 22% des Québécois).
«Même au Québec, Jack Layton est plus populaire que Gilles Duceppe sur plusieurs points. Il est très bien perçu. Je trouve particulièrement significatif que seulement 1% des Québécois aient choisi Michael Ignatieff pour aller prendre une bière», souligne Jaideep Mukerji. Est-ce bien utile sur le plan électoral d'être perçu comme sympathique ? «Partout au monde, on recherche trois grandes catégories d'attributs chez un politicien. Un, l'honnêteté. Deux, la compétence. Trois, être proche des gens. En ce sens, c'est utile d'être perçu comme quelqu'un de sympathique.»
En revanche, s'ils avaient à choisir l'un des chefs pour faire partie de leur équipe dans un jeu-questionnaire, ou alors pour se faire recommander un livre, les Canadiens opteraient davantage pour le chef libéral. Dans ces deux cas, il obtient la faveur d'un Canadien sur quatre. Pour le livre, cependant, il faut noter que les Québécois se fieraient davantage à Gilles Duceppe (un répondant sur cinq). «Michael Ignatieff est vu comme très intelligent. Mais en ce qui a trait à la communication personnelle avec les gens, il a un très grand défi», observe M. Mukerji.
Quant à Stephen Harper, les Canadiens seraient bien curieux de découvrir de quoi il avait l'air à l'école secondaire. Un Canadien sur cinq (même pourcentage au Québec) choisirait de feuilleter l'album de fin d'études du chef conservateur. Gilles Duceppe suit cependant de près au Québec, avec 16%. De même, s'ils avaient une biographie à choisir, 17% des Canadiens liraient celle du premier ministre. Les Québécois opteraient cependant pour Gilles Duceppe, à 20%.
Il faut toutefois noter que, dans toutes ces questions plus «légères», entre le tiers et la moitié des répondants ne savaient pas quel chef choisir. «Ça montre un mécontentement certain de la population face à la classe politique», conclut Jaideep Mukerji.
Permalien |
| SOCIÉTÉ, ÉDUCATION
|