François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes - ART
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Mercredi 2 décembre 2009

La pyramide de Khéops illuminée de nuit

RE : http://www.linternaute.com/image/tetiere/tetiere_plate_chaine/logo_plate-voyager1.gif

La pyramide de Khéops, sur le plateau de Gizeh, est la plus grande d'Égypte. C'est une pyramide à faces lisses classée parmi les sept merveilles du monde depuis l'Antiquité. © David Sutherland / Getty Images


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Lundi 30 novembre 2009

Un homme et des honneurs.

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot     Gilles Carle

Malgré le respect que m’inspire l’œuvre global cinématographique de Gilles Carles et l’empathie que je puisse avoir pour l’homme face à sa maladie, je ne comprends absolument pas pourquoi le gouvernement a proposé ou accepté de lui faire des obsèques nationales. Qu’a-t-il fait de majeur, si ce n’est que de contribuer "à sa manière" à faire « évoluer » quelque peu les mœurs de la société québécoise face à la sexualité et de reproduire sur écran une image sectorisée de notre société. Par contre, il ne faisait que suivre le courant de pensée issu de la révolution tranquille qui s’est opéré chez-nous dans les années 60, mené par les Sauvé, Lesage, Johnson,  appuyé en cela des élites et des intellectuels, dans la foulée des changements sociaux internationaux  qui se sont opérés chez les peuples des sociétés occidentales.

Des obsèques nationales, grand bien lui fasse. Mais cela ne servira, qu’à édulcorer ces honneurs, qui devraient être réservés, quant à moi, qu’aux leaders qui ont su marqué de façon exceptionnelle la marche humaniste des hommes et des femmes de notre société. Les argents dépensés pour ces honneurs auraient été plus productifs et possiblement souhaités par Monsieur Carles, s’ils avaient contribué plutôt à  promouvoir la cause des aidants naturels.

François Langlois


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Vendredi 27 novembre 2009

Un trésor qui rapporte gros

Le trésor du 7e siècle comporte en particulier environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), et une grande quantité de pierres précieuses.

trésor archéologie

Agence France-Presse
LONDRES

Un chômeur qui a repéré l'été dernier un important trésor anglo-saxon du 7e siècle grâce à son détecteur de métaux, et le propriétaire du champ où a eu lieu la découverte vont se partager 3,28 millions de livres, a annoncé aujourd'hui le British Museum.

Le montant a été déterminé par le Comité d'évaluation des trésors, organisme indépendant chargé de chiffrer pareilles trouvailles en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, a précisé le musée. La somme sera versée en parts égales à Terry Herbert, chômeur de 55 ans, qui avait découvert le trésor en juillet dans le Staffordshire (centre de l'Angleterre), et au propriétaire du champ, Fred Johnson, 65 ans.
M. Johnson a jugé la récompense «juste et raisonnable». «Je ne pense pas que nous aurions pu espérer davantage», a-t-il déclaré à un journal local. Terry Herbert a expliqué qu'il avait trouvé l'expérience «bien plus amusante que de gagner à la loterie» et qu'il envisageait l'achat d'un bungalow.
Le président du Comité d'évaluation, le professeur Norman Palmer, a vanté l'exceptionnelle rapidité du processus d'évaluation, estimant qu'elle était de nature «à encourager tous les chercheurs de trésor». L'estimation du comité a été acceptée par tous les intéressés, y compris les deux établissements qui souhaitent se porter acquéreurs du trésor: le musée d'art de Birmingham et celui de Stoke-on-Trent, a précisé un porte-parole du British Museum où les pièces les plus importantes sont actuellement exposées.
Elles sont également visibles sur le site www.staffordshirehoard.org.uk
C'est en promenant son détecteur de métaux dans le champ de son ami Fred Johnson que Terry Herbert a fait sa découverte sans précédent, dont l'importance a été comparée en Grande-Bretagne à celle du tombeau du pharaon Toutankhamon.
Le trésor compte plus de 1500 objets, dont un bric-à-brac guerrier avec au moins 84 pommeaux et 71 gardes d'épée ornées de décorations de grande finesse et de grenats incrustés dans l'or.
Ce trésor du 7e siècle comporte en particulier environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), et une grande quantité de pierres précieuses.

VOIR LE RÉSULTAT DE LA DÉCOUVERTE DU TRÉSOR: http://www.staffordshirehoard.org.uk/

Folded cross

Gold strip with inscription

 

 

 


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Mercredi 14 octobre 2009

Découverte d'un dessin inédit de Léonard de Vinci

La bella principessa a été acquise en 1997 par le collectionneur canadien Peter Silverman pour environ 19 000 dollars US.

Photo: AP

Rob Gillies     Associated Press     Toronto

Un dessin inédit du peintre de génie Léonard de Vinci, dont une empreinte d'index ou de majeur figurerait sur le carton, c'est ce que pensent avoir découvert des experts en art canadiens.

Peter Paul Biro, expert en art à Montréal, a révélé mardi l'existence de cette empreinte digitale sur l'oeuvre, un dessin de jeune femme jusqu'ici attribué à un auteur allemand inconnu du XIXe siècle. Elle correspond à une trace de doigt relevée sur un tableau représentant Saint Jérôme, signé de Vinci, accroché au musée du Vatican.

La bella principessa a été acquise en 1997 par le collectionneur canadien Peter Silverman pour environ 19 000 dollars US à la galerie Ganz de New York en 2007, au profit d'une collection suisse non identifiée. La galeriste gardait le croquis depuis onze ans après l'avoir acquis à une vente aux enchères au même prix.

Mais la propriétaire de la galerie Ganz ne veut pas croire à la découverte d'une oeuvre de Léonard, une première depuis une centaine d'années. «Rien de ce que j'ai lu ou vu depuis deux ans ne m'a fait changer d'avis» a précisé Kate Ganz à l'Associated Press mercredi.

Léonard utilisait couramment ses mains pour appliquer la couleur sur ses oeuvres, affirme Biro, qui a fait examiner le dessin par le laboratoire français Lumière Technology à Paris. Le laboratoire a réalisé une analyse par rayonnement des multiples couches pour étudier les images cachées. La technique et le style correspondraient à celui de Léonard, d'après plusieurs experts, comme Nicholas Turner, ancien conservateur des dessins du musée Paul Getty et au British Museum.

Il en déduit que l'oeuvre est inappréciable, en raison de la rareté des oeuvres du maître. Un galeriste londonien considère que le dessin inédit pourrait valoir autour de 100 millions de livres sterling, selon Biro.


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Mardi 22 septembre 2009

Nouveau Planétarium de Montréal

 

Construction d’un nouveau planétarium pour la ville de Montréal.

 

 

‘‘Il y avait plus d’étoiles dans le ciel que je ne m’y étais attendu."Aleksei Leonov, ‘‘premier marcheur de l"espace."

Création d’un lien physique entre les visiteurs et le ciel.Mise en relation des théâtres des étoiles avec le ciel.Travail de modification de la dalle olympique.Verdissement du site, rappel de l’idée de notre première rencontre avec le ciel, en forêt.

Re: http://www.cardinramirezjulien.com/fr/realisations/details.php?id=25

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PORTAIL_MNM_FR/MEDIA/DOCUMENTS/CMQ-GAGNANT%20CONCOURS-FINAL.PDF


 

 

Un Centre sur la biodiversité et un nouveau Planétarium pour Montréal.

Les Muséums nature de Montréal ont lancé aujourd'hui leur Plan de vie, un plan d'affaires pour 2009-2017, qui propose de changer le regard que l'être humain porte sur la nature en offrant aux visiteurs des expériences conjuguant à la fois sciences et émotions. Monsieur Gérald Tremblay, maire de la Ville de Montréal, Madame Helen Fotopulos, membre du comité exécutif, responsable du Mont-Royal, des parcs nature et grands parcs, des Muséums nature et de la condition féminine, monsieur Luc Vinet, recteur de l'Université de Montréal et Monsieur Charles-Mathieu Brunelle, directeur des Muséums nature de Montréal, ont dévoilé les cinq projets phares de ce Plan de vie, qui permettront aux Muséums nature de devenir la première place mondiale dédiée à l'humain et à la nature. Plusieurs de ces projets sont déjà bien avancés. Ont ainsi été dévoilés aujourd'hui le Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal ainsi que les esquisses du futur Planétarium Rio Tinto Alcan de Montréal.

RE: http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/environnement/les-museums-nature-de-montreal-devoilent-leur-plan-de-vie-le-centre-sur-la-biodiversite-et-le-planetarium-rio-tinto-alcan.html


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Mardi 19 mai 2009

Un trésor caché à Knowlton

 

L'une des pièces de résistance du musée du comté de Brome?: un avion de la Première Guerre mondiale - un Fokker D VII -, l'un des trois derniers exemplaires au monde, dit-on.

Photo: Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Il reçoit à peine 2500 visiteurs annuellement. Et pourtant, le Musée du comté de Brome mériterait mieux. Situé à Knowlton, dans les Cantons-de-l'Est, ce petit bijou vous fera assurément voyager dans le temps avec ses nombreuses expositions et son florilège d'objets, dont un avion de la Première Guerre mondiale - un Fokker D VII -, l'un des trois derniers exemplaires au monde, dit-on.

Bref, le musée du comté de Brome gagne à être connu. Après son habituelle période d'hibernation, il ouvre à nouveau ses portes aux visiteurs ce week-end. Profitez-en pour aller faire un tour dans la charmante région de Lac-Brome et venez approfondir vos connaissances sur l'histoire d'ici et d'ailleurs.

Bon, disons-le tout de suite, ce musée rural n'a évidemment rien à voir avec le Musée des beaux-arts de Montréal. Il est plutôt aménagé dans une poignée de vieux bâtiments en bois et en briques datant du début du XXe, voire de la fin du XIXe siècle, ce qui ajoute à son charme.

Le mot hétéroclite trouve ici tout son sens. Dans les trois principales salles d'exposition (notamment dans une ancienne caserne de pompiers), on retrouve entre autres les différentes pièces d'une authentique maison victorienne, des artéfacts amérindiens, de même qu'un ancien magasin général reconstitué de toutes pièces.

Les férus d'histoire militaire pourront se rincer l'oeil à satiété dans une énorme salle où sont exposés à la fois des fusils-mitrailleurs, des affiches de propagande, des habits (notamment des casques de militaires allemands), des obus, des décorations et, bien sûr, le fameux avion Fokker (grandeur nature). Le monomoteur a atterri (c'est le cas de le dire) au Musée du comté de Brome il y a plus de 80 ans grâce au sénateur George G. Foster, qui aurait demandé à ce que Knowlton reçoive quelques trophées de guerre.

Il y a aussi une très belle et très impressionnante exposition sur les radios d'autrefois. Du petit poste radio récepteur en passant par la station émettrice. On est loin du iPod et du téléphone portable.

Outre sa collection permanente, le musée compte évidemment son lot de pièces prêtées qui ne sont que de passage. Cette année, par exemple, les bénévoles du musée ont déniché une dizaine de robes de mariées datant de 1860 à 1959. Sauf exception, toutes les pièces du musée ont été offertes par des résidants du comté de Brome (Bolton, Lac-Brome, Mansonville, Sutton, etc.).

Plus loin dans le village de Knowlton se trouve le vieux palais de justice. Il fait partie intégrante du musée et appartient donc à la Société d'histoire du comté de Brome. On y trouve entre autres les archives régionales. Encore plus loin, rue Victoria (près de l'entreprise Canard du lac Brome), il y a une école de rang en pierre datant de 1888. Elle est conservée dans son état original. Le palais de justice et l'école ne sont ouverts que le dimanche ou sur réservation.

Si vous aimez les petits endroits empreints d'authenticité, vous allez adorer votre visite au musée. Vos enfants aussi!

Il en coûte 5 $ par adulte et 2,50 $ par enfant. Possibilité de visites guidées sans frais supplémentaires.

Par ailleurs, si vous désirez participer au financement du musée, rendez-vous ce week-end (16 et 17 mai) au centre communautaire de Knowlton pour la vente d'antiquités qui en est à sa 21e édition.

En savoir plus

 

Pour l'horaire complet: www.townshipsheritage.com


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Mercredi 13 mai 2009

Une Vénus vieille de 35 000 ans redéfinit les origines de l'art

Une statuette vieille d'environ 35 000 ans, découverte en Allemagne, est la plus vieille représentation connue du corps féminin et redéfinit les origines de l'art figuratif. Sa datation au carbone 14 donne un âge compris entre 31 000 et 40 000 ans. Photo: AFP

Agence France-Presse
Paris

Une statuette vieille d'environ 35 000 ans, découverte en Allemagne, est la plus vieille représentation connue du corps féminin et redéfinit les origines de l'art figuratif, rapporte mercredi un archéologue dans la revue britannique Nature.

Six fragments de cette Vénus sculptée dans de l'ivoire de mammouth ont été exhumés entre le 8 et le 15 septembre 2008 à Hohle Fels, dans le Jura souabe: assemblés, ils forment un corps de femme dotée d'une opulente poitrine et de larges hanches. Les fesses et les parties génitales sont disproportionnellement grandes et détaillées.

«La clarté des attributs sexuels fait penser qu'il s'agit d'une expression directe ou indirecte de la fertilité», selon Nicholas Conard de l'Institut de préhistoire, histoire de l'antiquité et archéologie du Moyen-Âge de l'université de Tübingen.

«La nouvelle figurine de Hohle Fels change radicalement notre vision des origines de l'art paléolithique», affirme cet archéologue qui ajoute «qu'avant cette découverte, les animaux et les images thérianthropiques (d'hommes-animaux comme dans l'Egypte ancienne) dominaient» dans les découvertes effectuées dans cette région.

Cette Vénus contenue dans des dépôts de l'Aurignacien (il y a 37 000 à 29 000 ans) du Jura souabe a été retrouvée à 20 mètres de l'entrée d'une grotte, enfouie à trois mètres en-dessous de sa surface actuelle. Elle mesure près de 6 cm de long, 3,5 cm de large, un peu plus de 3 cm d'épaisseur et pèse 33 grammes.

Sa datation au carbone 14 donne un âge compris entre 31 000 et 40 000 ans.

Jusqu'ici, «les images de femmes étaient complètement absentes» dans l'Aurignacien souabe et rares au Paléolithique supérieur, poursuit le chercheur.

Cette oeuvre d'art est antérieure d'au moins 5000 ans aux Vénus bien connues du Gravettien (il y a 29 000 à 22 000 ans), comme la Vénus de Lespugue, découverte en 1922 en Haute-Garonne (France) et qui est vieille d'environ 25 000 ans.

La Vénus de Hohle Fels est l'un des exemples connus les plus anciens d'art figuratif dans le monde. En 2007, l'université de Tübingen avait annoncé la découverte dans la même région d'une statuette de mammouth en ivoire datée d'entre 30 000 et 36 000 ans avant le présent par le carbone 14.

C'est en Afrique australe que les représentations abstraites les plus anciennes, vieilles de 75 000 ans, ont été mises à jour.


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Vendredi 1 mai 2009

Un (rare) hommage à l'école publique

Silvia Galipeau     La Presse

Surprise : un nouveau documentaire prend l'affiche demain à l'ONF, non pas pour montrer du doigt l'école publique québécoise, mais bien pour lui rendre hommage. Attention: il ne s'agit pas ici de n'importe quelle école publique, mais bien d'une petite école à vocation musicale de Sherbrooke, l'école primaire du Sacré-Coeur, fréquentée par le réalisateur Michel Lam lui-même, dans son enfance.

Dans ... et la musique, vous n'entendrez donc pas parler de réforme, de décrochage, de taxage, ou de troubles d'apprentissage. Au contraire: le réalisateur a choisi de poser sa caméra sur trois jeunes, laissant défiler leur quotidien en musique. L'angle est donc plus poétique que politique. Quoique...

On y fait la connaissance du petit Alexis, six ans et presque trois quarts, à sa découverte de la musique en 1re année; de Rachel, 4e année, qui joue du piano jusque sur sa table de cuisine; et d'Anne- Catherine, 6e année, à la sensibilité contagieuse. De la rentrée scolaire au spectacle de fin d'année, Michel Lam nous transporte dans leurs cours de violon, leurs classes de mathématiques, et leurs interrogations de lecture. Leurs journées n'ont rien de routinier: rarement sagement assis, ils sont plutôt toujours debout, en groupe, à bouger ou à chanter. Même pour apprendre le nom des os du corps humain, ils dansent le rap! 

«Ce qui m'importait, c'était de parler de la place de l'art dans la société, explique le réalisateur en entrevue. De montrer que la culture, l'art, peuvent être utiles au quotidien.» D'où le choix de son sujet, l'école Sacré-Coeur, qui, de par sa vocation musicale, amène les jeunes à être non seulement motivés, mais en prime à «aimer l'école». «Il y a tellement d'aspects positifs : la motivation, la rigueur, la discipline, le travail collectif, le respect de soi, l'écoute, c'est innombrable.» Même les garçons y trouvent leur compte, souligne- t-il . « Les garçons ont besoin de bouger, mais pas nécessairement de faire du sport. Ici, on change toujours d'activités: 30 minutes, et puis on passe à autre chose.» En bon élève, Michel Lam a consulté une foule d'études sur les bienfaits de la musique sur les enfants. Mais ce ne sont pas les chiffres qu'il voulait communiquer. «Je voulais qu'on le comprenne par le sentiment. Je voulais amener le spectateur dans cet univers-là.» Un univers selon lui drôlement motivant. Car finalement, il ne faut pas grand-chose pour stimuler un enfant. Il suffit d'«un programme qui amène l'enfant à s'impliquer, à développer un sentiment d'appartenance avec l'école et avec les groupes d'élèves qui l'entourent».

Réaliste, Michel Lam sait toutefois très bien que toutes les écoles primaires du Québec ne pourraient pas reproduire ce modèle. Mais si seulement elles pouvaient s'en inspirer, rêve-t-il...

... et la musique, du 1er au 7 mai, à l'ONF


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Samedi 28 mars 2009

Leonard Cohen

 

Pour les amateurs de Leonard Cohen.

Gracieusement offert...

http://musique.radio-canada.ca/blogue/blogue.asp?idBlogue=1018&id=117836


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Dimanche 8 mars 2009

Évolution - inspiration

Étonnant, n'est-ce pas, de constater qu'il y a 2500 ans entre l'oeuvre de la tête de taureau en bronze provenant d'un sanctuaire du dieu syro-phénicien Baal dans l'île de Majorque et la Tête de taureau de Picasso.

Comme quoi, l'inspiration ne vient pas toujours du ciel.

Plus remarquable encore, de constater l'évolution artistique entre la Tête de taureau (auroch) dessinée sur les murs de la grotte de Lascaux, qui date de 17 000 ans av J.C., et l'oeuvre contemporaine de Picasso.


Peinture rupestre (auroch) dessinée sur les murs de la grotte de Lascaux, qui date de 17 000 ans av J.C.

Art sumérien - Tête de taureau en cuivre (début IIIe millénaire av J.C.). Musée du Louvre

 

Grande tête de taureau en bronze provenant d'un sanctuaire du dieu syro-phénicien Baal dans l'île de Majorque (Espagne). Ve siècle av. J.C. (musée archéologique national, Madrid)

Si les assemblages d'objets hétéroclites ont constitué un jeu très prisé par Picasso, la réalisation de cette Tête de taureau - animal emblématique de l'œuvre de Picasso - confine au génie. Une selle et un guidon de vélo : " en un éclair ils se sont associés dans mon esprit " déclare Picasso. La forme, simplissime, fonctionne d'autant mieux qu'elle renvoie aux taureaux schématiques des peintures pariétales de la préhistoire, à ceux de la Crête antique, à ceux encore que Picasso trace sur sa correspondance pour signifier " corrida ".

http://www.musee-picasso.fr/pages/page_id18611_u1l2.htm


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Mardi 24 février 2009

La vente du siècle

La célèbre Madame L.R. du sculpteur roumain Constantin Brancusi datant de 1914-1917. Elle est en bois sculpté et mesure 120 x 35 cm.  Estimation : 15 000 000 - 20 000 000 euros.


Prenez la peine de feuilleter le catalogue (cliquer sur la flèche, sous "Buy this catalogue"), très spécial. On n'arrête pas le progrès, surtout en communication.

J'ai toujours pensé d'ailleurs, que c'est grâce à cette discipline que je parviens à me croire au XXIe siècle. Sinon, exception faite de la recherche empirique en sciences de la nature, nous sommes encore bien ancrés au XXe siècle, pour ne pas dire moins. Restons positifs.

Catalogue de la maison d'encan Christie's pour la vente de la collection Yves St-Laurent et Pierre Berger :

http://www.christies.com/eCatalogues/common/frameset.asp?Path=eCatCustom/2294/03/01&BookCollection=Sample_AM&URL=http://ecat.christies.com/ActiveMagazine&BookTitle=Art%20Impressionniste%20et%20Moderne&CID=5447010010701a


Louis-Bernard Robitaille     La Presse

(Paris) «Ce soir, franchement, il n'y a plus de crise économique...» ironise Armelle Malvoisin, du Journal des Arts, quelques minutes après la conclusion de la première séance de vente au Grand Palais à Paris: « Il y a eu des enchères incroyables!» Ce qu'on appelait à l'avance «la vente du siècle» a tenu ses promesses au-delà de toutes les estimations: la collection privée d'Yves Saint-Laurent et Yves Bergé a trouvé pour 206 millions d'euros (327 millions $ CA) d'acheteurs dès le premier jour, alors que la vente des 733 lots doit durer jusqu'à mercredi soir. Un record absolu pour une collection privée. Le précédent record avait été atteint en 1997 à New York pour la collection Victor et Sally Ganz: «seulement» 163 millions d'euros.

Tout est superlatif dans cette vente. Des acheteurs privés ou institutionnels, de riches amateurs, des fondés de pouvoir des grands musées du monde se sont arrachés les 1200 places assises. Il y a 400 journalistes accrédités, une centaine de lignes de téléphone installées pour l'occasion.

Parmi les vedettes qui se pressaient à cette première séance, on trouvait Bianca Jagger, le vicomte Linley, fils de la princesse Margaret et l'ancien ministre français Roland Dumas, grand amateur d'art. Accessoirement, quelque 30 000 simples mortels avaient fait la queue quatre ou cinq heures pendant toute la fin de semaine pour voir avant sa dispersion cette collection hors normes constituée sur une période de 50 ans par le grand couturier Yves Saint-Laurent et son ami Pierre Bergé, riche gestionnaire de sa maison.

Éclectique et somptueuse, cette collection était constituée d'oeuvres africaines ou chinoises, de tableaux classiques d'Ingres, Géricault ou Goya, d'oeuvres contemporaines signées Brancusi, Mondrian, Picasso, Duchamp, Calder, Fernand Léger, de nombreuses pièces d'Afrique ou d'Asie, de mobilier Art déco.

Bon républicain, Pierre Bergé a fait don de la toile de Goya au Louvre. En revanche, il a été intraitable concernant deux bronzes chinois du XVIIIe siècle, réclamés par Pékin et provenant à l'origine du pillage du Palais d'été en 1860 par les troupes franco-britanniques. «Ces oeuvres ont été achetées en toute légalité expliquait lundi matin Pierre Bergé, et je les rendrais volontiers à la Chine si celle-ci s'engageait à respecter les droits de l'homme.» Un tribunal de Paris a rejeté lundi la demande de suspension de la vente des deux bronzes, estimés à plus de 8 millions d'euros, et qui seront bien vendus demain lors de la dernière séance d'enchères.

Chez Christie's, on avait prudemment estimé entre 200 et 300 millions d'euros les recettes de cette vente. Les résultats d'hier soir ont dépassé toutes les prévisions. Une sculpture de Brancusi, estimée à un peu plus de 20 millions, s'est enlevée à 29 millions. Un Matisse est parti à 32 millions. Selon les spécialistes, on a enregistré des records de vente pour sept artistes. Seule fausse note: un tableau cubiste de Picasso, Instruments de musique sur un guéridon, qui était a priori la vedette de cette vente, et qu'on estimait à 25 ou 30 millions d'euros, n'a pas trouvé preneur (la meilleure offre, à 21 millions, étant en-deçà du prix minimum demandé). «Je suis très satisfait de cette première journée, qui a dépassé toutes nos espérances, a dit Pierre Bergé peu après, et en plus j'ai gagné un Picasso...» Le produit de cette vente, qui se poursuit mardi et mercredi, servira à financer de manière permanente la fondation Yves-Saint-Laurent. Le reste ira à la recherche contre le sida et à des oeuvres caritatives.


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Mercredi 4 février 2009

Un coup de coeur !

 

 

Sofia Barbosa & Joana Melo 

Povo que lavas no rio OT

http://www.youtube.com/watch?v=Hu-TyvOynQc


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Samedi 31 janvier 2009

Mariza, l'étoile du fado

Un coup de coeur que m'a partagé mon frère. À découvrir, à écouter, et encourager. D'un lyrisme et d'une passion qui poigne au coeur et qui nous chavire. Bravo ! L'Humanité est belle quand on se laisse bercer par une pareille performance.

http://laplacedesarts.com/recherche/famille.fr.html?famid=1108

Quand le fado rencontre la grâce et le talent, cette expérience se dénomme Mariza. Prenant le monde par surprise avec sa voix poignante, son puissant magnétisme et ses prestations fortes en émotions, Mariza est indéniablement l’interprète de fado de l’heure. Élevée en plein cœur de la culture fado à Lisbonne au Portugal, elle revisite le genre, s’imprégnant des racines de son Mozambique natal. Depuis l’année 2000, où Mariza a reçu la plus ancienne et importante récompense de son pays, Plus belle voix du fado, elle sillonne les continents et gravit les planches de scènes prestigieuses, dont le Royal Albert Hall de Londres, l’Olympia de Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Carnegie Hall de New York et le Disney Hall de Los Angeles pour n’en nommer que quelques-unes. Avec la sortieau Portugal, à l’été 2008, de son quatrième et tout dernier album, Terra, elle récolte déjà les éloges de la critique et du public en Europe. Enfin à Montréal, nous la retrouverons sur scène à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le dimanche 15 février 2009 à 20h !


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Jeudi 8 janvier 2009

2009 est l'Année mondiale de l'astronomie!

L'Année mondiale de l'astronomie (AMA 2009) est une célébration globale de l'astronomie et de ses contributions à la société et à la culture. Elle vise notamment à éveiller l'intérêt non seulement pour l'astronomie, mais pour les sciences en général, partout dans le monde, et particulièrement chez les jeunes. L'AMA 2009 a pour but de faire connaître à chaque citoyen de la planète Terre l'émotion qu'apporte la découverte personnelle, le plaisir de partager des connaissances fondamentales à propos de l'Univers et de la place que nous y occupons, et l'importance de la culture scientifique.

Des activités reliées à l'AMA 2009 se déroulent à plusieurs niveaux au Canada : local, régional ou national. Le Canada est fier d’être parmi les 135 pays participants aux activités internationales, en plus d’offrir un programme typiquement canadien tout au cours de l’année. Nous construisons des partenariats qui entretiendront l'intérêt du public envers l'astronomie.

L’AMA au Canada, c’est la création de plusieurs groupes de bénévoles formés d'astronomes professionnels et amateurs, ainsi que des jeunes et adultes intéressés par l'astronomie. Tout au cours de l’année, vous, comme chaque Canadien, aurez l’opportunité de vivre une expérience stimulante en astronomie. La variété des activités disponibles saura plaire à tous : camps d’astronomie, conférences, concerts, expositions et présentations pour le public. De plus, du matériel spécialement conçu pour l’AMA2009 sera disponible dans le but de prolonger votre appréciation du ciel étoilé pour des années à venir

Impliquez-vous! Participez aux activités dans votre milieu! Planifiez vos propres activités! Ensemble, faisons de l’AMA2009 une année inoubliable!

RE: http://www.astronomie2009.ca/


Ainsi, au niveau mondial, le lancement officiel de l’année se fera au siège de l’UNESCO, les 15 et 16 janvier 2009. Au Canada le coup d'envoi se fera aujourd'hui au Musée des sciences et de la technologie à Ottawa le 8 janvier, et une série d'événements similaires aura lieu au niveau régional dans les jours suivants.

Je vous tiendrai au courant pour la suite des évènements.


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Lundi 22 décembre 2008

Une histoire de Noël

 

C'est un texte, en continu, déjà commencé il y a deux ans maintenant, mais que je tarde à finir, je ne sais trop pourquoi (j'attend l'inspiration, peut-être) et qui raconte certains souvenirs de mon enfance durant le temps des fêtes. Un texte, style conte de Noël, que je souhaite laisser à ma postérité, genre...


« Clinc, keclinc, clinc, keclinc… » Le bras dans les airs, je brassais la cloche de larges coups saccadés. Cette semaine c’est moi qui ai été nommé pour signaler la fin des cours. Privilège s’il en est un, j’éprouvais une certaine fierté d’avoir la responsabilité de sonner la fin des classes. En temps normal, je prenais mon temps pour savourer ce moment attendu avec impatience. Mais aujourd’hui c’est un jour spécial. Rapidement je retournai à mon pupitre pour ramasser mes livres, cahiers et crayons que je m’empressai de fourrer dans mon sac d’école. Sans trop tarder et très excité, dans la cohue du départ à la maison pour le congé des fêtes, j’ai rejoins mes camarades, dans le corridor, qui s’emmitouflaient déjà dans leurs manteaux d’hiver. Manteaux, mitaines, tuques et bottes virevoltaient et s’enfilaient rapidement à  travers les bousculades, les rires et le chahut, qui pour une fois étaient tolérés par notre enseignante. On voyait bien que pour la forme, mademoiselle Villiard tapait des mains en répétant, à qui voulait l’entendre, de baisser le ton. Mais son regard complice et son sourire aux lèvres en disait long. On devinait qu’on pouvait transgresser la loi du silence, habituellement de mise en pareille circonstance. Enfin, ce moment tant espéré, est arrivé : le long congé des fêtes de Noël, du Jour de l’an et de l’Épiphanie. Je précise l’Épiphanie, car dans ces années là, il était toujours d’usage et de plaisirs avoués, de festoyer le 6 janvier de chaque année pour souligner l’évènement de la quête  des rois mages.

 

D’un pas pressé, quoique gênés par nos vêtements d’hiver et notre sac à dos en bandoulière, nous descendions l’escalier en ciseau, tel un troupeau de jeunes veaux excités à l’idée d’aller se dégourdir les pattes à l’extérieur après de longs mois encabanés. Dehors, après seulement quelques minutes de marche, l’air humide et froid malgré le soleil, nous gelaient à coller les narines. Mais qu’importe, pour les prochains 15 jours bien comptés, nous étions en congé des fêtes. Il faut dire que je n’habitais pas bien loin de l’école. Aussi, très tôt, dans le tournant de la route, je pouvais apercevoir mon grand frère occupé à pelleter la neige pour consolider le fortin que nous étions à construire. De retour du pensionnat depuis deux jours, il était manifestement heureux d’être de retour parmi nous pour cette période toute spéciale de l’année.

 

Sans plus attendre, j’ai déposé mon sac par terre. «Salut m’man, je retourne dehors». Cela n’a pas pris beaucoup de temps, que nous étions sept inséparables à travailler dans nos fortifications. En effet, comme l’an passé, nous nous proposions de construire deux abris de combat, situés à distance de propriétés voisines. Nous pouvions ainsi former deux équipes, qui s’affrontaient le temps d’une rixe préméditée, pour les besoins du jeu. Afin d’assurer une solidité accrue aux abris de combat, nous avions pensé à un moyen fort ingénieux. Nous allumions un feu à l’intérieur de l’enceinte. La chaleur ainsi dégagée, faisait fondre les murs intérieurs et glaçait leurs parois, assurant ainsi une duré de vie à ces ouvrages pendant une bonne partie de l’hiver. Le soleil était couché depuis un bon moment lorsque nous sommes rentrés pour souper. Les joues chaudes de froid, picotaient notre épiderme rougit de santé; mais Ô! Tellement  heureux de songer que nous étions à seulement 24 heures de la veille de Noël.

 

Le lendemain, probablement causé par l’énervement, je fus le premier éveillé. Les yeux grands ouverts, je balayais du regard la pièce que je partageais avec mon frère ainé. Nous habitions un cottage où nous dormions à l’étage. Mes parents ont aménagé dans cette maison avec l’intention de finaliser eux-mêmes une partie de la construction. Mais comme nous étions de milieu ouvrier, et que notre famille se composait de quatre frères et cinq sœurs, ce fut assez long avant que les travaux de finition ne se fassent, priorité de dépenses oblige. Ainsi, lorsque j’étais en bas âge, tout l’étage était divisé en quatre parties par de grandes pièces de tissus opaques suspendus, qui adonnaient sur un corridor commun central menant à un escalier de chêne verni. Les murs extérieurs, le plancher et le plafond en appentis étaient recouverts en planches de bois d’épinette lambrissées. Ce qui donnait une apparence modeste mais plutôt rustique à la maison.

 

Au réveil, tôt le matin, on se dépêchait à descendre l’escalier pour aller se réchauffer sur l’unique bouche de la fournaise à l’huile, installée au niveau du rez de chaussé. Nous passions de longues minutes debout sur la grille à se bousculer, en partageant, cette unique source de chaleur localisée dans la cuisine, pièce centrale de la maison. L’air chaud qui s’engouffrait dans nos pyjamas, les gonflait tel des montgolfières et nous confortait d’une douce chaleur. Comme beaucoup de maisons bâties après la grande guerre, autour de la cuisine gravitait le salon, le garde-manger, la chambre des parents, la cage d’escalier, la salle de toilette, la cuisinette et une pièce de rangement. Les chambres d’enfants étant à l’étage. Ce matin, j’étais donc le premier debout. Aussi, après une halte rapide au dessus de la grille de la fournaise, je me dirigeai vers le salon.

 

La crèche peinte en vert que mon père avait fabriquée avec des pièces de bois et du verre assorti de collants d’étoiles et de séraphins, était couverte d’un toit décoré de papier crêpé imitant une roche grisâtre nervurée d’un celant plus pâle, et reposait sous le sapin paré de milles artifices. D’une année à l’autre, je ne me lassais jamais d’admirer cet arbre majestueux rempli d’une multitude de lumières aux couleurs vives de l’arc-en-ciel, de nombreuses décorations aux formes variées de boules glacées et colorées, de gouttes d’eau stylisées allongées, d’étoiles scintillantes, d’anges ailés, d’oiseaux multicolores et de glaçons brillants argentés. Moulés dans le plâtre et peints à la main, tous les personnages principaux de la nativité complétaient la scène, à l’exception du petit Jésus en cire. On y voyait Marie recueillie, les mains croisées posées sur sa poitrine, et Joseph agenouillé, s’appuyant sur son bâton de pèlerin, le regard attendri, tous deux tournés vers le berceau rempli de paille jaune à ras bord. Deux bergers, l’un debout portant un agneau sur ses épaules et l’autre accroupi, quelques moutons laineux ainsi que les rois mages prosternés, offrant la myrrhe, l’or et l’encens, occupaient l’avant de la scène. Sans oublier le bœuf couché et l’âne, bien campé sur ses pattes, qui ruminaient, relaxant près de la mangeoire, laquelle faisait office de berceau. Et comme il était de coutume, chez nous, l’enfant Jésus était absent du décor. Mon père, un homme plutôt rationnel et taciturne, ne laissait pas beaucoup de place à la rêverie et à l’imaginaire. Pourtant, il accordait une grande importance à la mise en scène de l’enfant Jésus, qui était déposé dans son berceau seulement lorsque l'horloge sonnait les 12 coups de minuit dans la nuit de Noël. C’était sans doute sa façon à lui d’exprimer son émerveillement et sa foi de catholique pratiquant.

 

Nous avions comme consigne de ne pas illuminer l’arbre de Noël sans la présence de nos parents. C’était sans doute causé par la peur du feu. Mais je me plais à penser que peut-être souhaitaient-ils que l’on conserve ainsi un souvenir inoubliable, quoique nostalgique, de cette nuit de rêve, en réservant l’illumination du sapin pour ces moments magiques et solennelles. Dans un sens, cela a peut-être du vrai. Il fut un temps la pauvreté des gens ainsi que la production limitée des biens de consommation étaient telles, que les journées spéciales revêtaient un caractère sacralisé qui se refléta dans notre manière de vivre. Lorsque l’on grandit en sachant que nous porterons des vêtements raccommodés ou recyclés et que les souliers de l’ainé devront bien faire l’affaire, s’ils ne sont pas brisés, même si défraichis, il était normal de réserver pour le dimanche, journée obligatoire de repos décrétée par notre sainte mère l’Église, et pour les festivités, nos plus beaux habits et notre meilleure bouffe. Par la suite, est venue l’abondance. Il en résultat pour une majorité d’entre nous, que les  vêtements de qualité et les repas variés sont devenus monnaie courante dans la vie de tous les jours. Ce fut le temps de l’opulence. Le temps où s’endimancher n’avait plus la même signification.

 

Cela n’a pas tardé que Maman était déjà debout. Elle savait bien que cette veille de Noël serait une journée très chargée. Et comme à l’habitude, elle profitait de ce moment en se levant encore plus tôt pour entreprendre les tâches ménagères qui, naturellement lui étaient dévolues. Ainsi, comme tous les matins que le bon Dieu amène, comme elle le disait si bien, elle s’affairait autour de la laveuse à linge pour faire une brassée. Après un premier cycle de lavage à l’eau savonneuse, elle prenait le linge lavé pour le passer dans le tordeur. Deux espèces de rouleaux beiges en caoutchouc dur, accolés l’un contre l’autre à l’horizontale au dessus de la cuve de la laveuse, et qui tournait en sens contraire. La pression exercée sur le linge trempé que l’on y insérait, faisait en sorte que celui-ci, essoré, était prêt pour la prochaine étape du rinçage. Celui-ci était essoré à nouveau, de la même manière, avant d'être suspendu pour sécher à l'extérieur. Durant les mois d’hiver, le linge raidi par le gel était rentré et finissait de sécher dans nos chambres à l'étage. Pour cela, parallèles aux rideaux séparateurs, étaient accrochées des cordes en rangée où était suspendu le linge humide. Cela vous donne une idée de l’environnement dans lequel nous avons grandi. À tous les jours, le même scénario se répétait. Heureusement, elle se faisait aider les fins de semaines par mes sœurs les plus âgées, en excluant l’étape de l’essorage, car jugée trop dangereuse par mes parents. Après le lavage, elle s’affairait donc dans la cuisinette pour préparer le déjeuner. Comme c’était congé pour tous, mes sœurs aînées devaient participer aux travaux ménagers. Quant à nous, les garçons, nous devions aider à l’entretien de la maison en participant aux tâches plus costaudes, comme pelleter l’entrée de cour. Nos tâches ménagères se limitant plutôt à sortir les poubelles et essuyer la vaisselle. Je me souviens, comme toutes les veilles de Noël, la pression était très haute, et lorsqu’elle passait la  mope sur le plancher, on l’entendait de sa voix agacée, nous crier : « Passes pas dans mes tas de poussière, scram qu’elle nous criait. » Ou bien encore : « Évade de là. Voulez-vous bien, aller jouer ailleurs. » Nous savions que nous avions intérêt à nous effacer. Question de faire baisser un peu la pression.


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Lundi 24 novembre 2008

Une esquisse de Lawren Harris excède les estimations

 

 

La Presse Canadienne      Toronto

Une esquisse sur le thème de l'Arctique du peintre Lawren Harris, membre du Groupe des Sept, s'est vendue lundi 1,8 million $, un prix nettement supérieur à son estimation préalable de 300 000 $ à 500 000 $. En incluant les frais payés par l'acheteur, l'oeuvre, intitulée Nerke, Greenland, a atteint le prix total de 2 072 500 $ aux enchères de la maison Sotheby's Canada qui avaient lieu à Toronto.

Une autre oeuvre du même artiste, Northern Landscape No. 25, Northern Island II, a été adjugée à 925 000 $ avant la prime de l'acheteur. Dans ce cas, c'est inférieur à l'estimation de la pré-vente, qui était de 1,0 à 1,5 million $.

Une huile sur toile d'un autre membre du célèbre groupe de peintres canadiens, Frederick Varley, ne s'est pas vendue. Elle avait été estimée à entre 500 000 $ et 700 000 $. En revanche, un second Varley, Entering Pont Inlet, a trouvé un acheteur pour 110 000 $, soit bien au-dessus de son estimation de 15 000 $ à 25 000 $.

La vente de la maison Sotheby's, en association avec Ritchies, incluait aussi des oeuvres d'Emily Carr, Jean-Paul Riopelle, Tom Thomson et Alex Colville.

Les ventes d'oeuvres d'art qui ont eu lieu plus tôt au cours du mois aux États-Unis et à Londres ont été affectées par la chute de la demande d'oeuvres de premier plan. Mais la communauté artistique canadienne a été encouragée par les résultats de la vente de la maison Heffel, la semaine dernière. Les acheteurs ont acquis pour un total de 12,6 millions $ lors de cette grande vente d'art canadien.


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Mardi 11 novembre 2008

Mondanités aristocratiques avant les modalités de la république


 

Il est intrigant de constater l'effort fourni dans la composition de la photo du lieu pour assurer un décorum de monarque, un équilibre symétrique dans l'agencement du mobilier choisi et la recherche d'une perception de «politiquement correct» dans le choix des sculptures exposées.

 

Ainsi, nous pouvons voir les lauriers de César dans le motif du tapis, l’équilibre des masses (chaises, tables, lampes, fauteuils, bureaux, tableaux, carreaux de fenêtre) qui se départagent dans l'axe de la table centrale et le bureau présidentiel. Noter particulièrement les deux sculptures, en arrière plan, représentatives de caractéristique de l'occupant passé et celui à venir, soit, le cowboy à cheval et le tête possiblement de roi kényan.

 

Étonnant tout de même, non ?


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Vendredi 7 décembre 2007

Une statuette mésopotamienne de 5000 ans vendue 57 millions$

 

Agence France-Presse     New York

Une statuette mésopotamienne de 8 centimètres de hauteur, vieille de 5000 ans, a été adjugée mercredi pour le montant record de 57,2 millions de dollars chez Sotheby's à New York, a annoncé un communiqué de la salle des ventes.

La «Lionne de Guennol», qui appartenait à un particulier, a été qualifiée de l'un des «chefs d'oeuvre majeurs de tous les temps», remontant à l'aube de la civilisation, par Richard Keresey et Florent Heintz, les deux experts chargés de la vente de mercredi.

La vente s'est faite dans une salle comble. «Juste avant, un connaisseur nous avait dit qu'il considérait qu'il s'agissait de la sculpture la plus fine qui ait jamais existé, et que le marché (de l'art) le comprendrait», ont souligné les deux commissaires-priseurs.

Cinq acheteurs potentiels ont enchéri, trois par téléphone et deux dans la salle. Le gagnant a été identifié comme un Britannique souhaitant conserver l'anonymat.

Cette vente bat le record de 28,6 millions de dollars payés en juin dernier pour une statuette ancienne de 2000 ans, «Artémis et le cerf».

La Lionne de Guennol, sculptée il y a 5000 ans en Mésopotamie, avait été achetée par Alastair Bradley Martin, un collectionneur privé, en 1948. Elle était depuis conservée dans un musée à Brooklyn (New York).

Selon Richard Keresey, il s'agit de l'une des «pièces les plus rares en provenance de l'antiquité».

«Cette combinaison extraordinaire d'une forme animale dans une pose humaine, a capté l'imagination des chercheurs et du public depuis qu'elle a été acquise par la famille Martin», a-t-il estimé.

La minuscule sculpture représente une lionne debout regardant par dessus son épaule gauche, les pattes serrées sur la poitrine.

D'après les experts, la figurine a sans doute joué un rôle dans un système mythologique en Mésopotamie, région constituant la majeure partie de l'actuel Irak.

Les recettes de la vente seront versés à une organisation caritative fondée par la famille Martin.

 


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Jeudi 8 novembre 2007

Te Poipoi

La toile Te Poipoi de Paul Gauguin. (Photo AFP)

Agence France-Presse     New York

Une œuvre du peintre français Paul Gauguin a été adjugée pour 39,2 millions $ mercredi soir lors d'une vente chez Sotheby's à New York.

Te Poipoi (Le Matin), une des œuvres postimpressionnistes de la période tahitienne du peintre de Pont-Aven, représentant une femme se baignant à l'ombre de manguiers, était estimée entre 40 et 60 millions $.

L'an dernier, lors des enchères d'automne, une œuvre de Gauguin, L'homme à la hache avait été adjugé pour 40,3 millions $.

David Norman, co-directeur des ventes d'art contemporain et impressionniste chez Sotheby's, estimait avant la vente que Te Poipoi pouvait battre le record établi l'an dernier. «C'est une toile éclatante, et en parfait état», avait-il dit à l'AFP. «On peut attendre 10 à 15 ans pour revoir un tableau comme celui-ci. Il a passé une période très brève à Tahiti et beaucoup de ses tableaux de cette époque sont dans des musées, donc son apparition sur le marché devient un événement rare», avait ajouté le marchand d'art.

Tête de femme, une sculpture de Picasso représentant Dora Maar et estimée entre 20 et 30 millions $, a été adjugée pour 29,1 millions $ établissant ainsi un nouveau record pour une sculpture de l'artiste espagnol. Selon Sotheby's, il s'agissait de la sculpture la plus importante de Picasso arrivant sur le marché depuis 20 ans.

«Les champs (champs de blé)», peint deux semaines avant le suicide de Vincent Van Gogh et considéré comme probablement son dernier travail achevé, n'a pas trouvé preneur. Ce paysage vibrant de champs de blé or sous un ciel bleu profond était estimé à 35 millions $, d'après les estimations de Sotheby's, mais n'a attiré aucune offre au-dessus de 25 millions $.

Quatre œuvres de Picasso dont La lampe, estimée entre 25 et 35 millions $, n'ont également pas trouvé preneur.

Mardi soir, un tableau de Henri Matisse, L'Odalisque, harmonie bleue, peint en 1937, a été vendu 33,6 millions $ chez Christie's à New York, établissant un nouveau record pour une œuvre de cet artiste.

Les ventes 2007 doivent durer deux semaines. Dès la semaine prochaine des œuvres de Mark Rothko, Andy Warhol, Francis Bacon et Jeff Koons seront proposées à la vente.


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Jeudi 23 novembre 2006

Le comédien Philippe Noiret est mort, jeudi 23 novembre, des suites d'une longue maladie - Le Monde

Le comédien Philippe Noiret, ici photographié en 2002, est mort, jeudi 23 novembre. | AFP/GABRIEL BOUYS

Je n'ai pas d'idées générales, j'ai déjà du mal avec les idées particulières.

PHILIPPE NOIRET

Acteur français
Né à Lille le 01 octobre 1930

http://www.evene.fr/celebre/biographie/philippe-noiret-5439.php


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