François Langlois - Commissaire de la circonscription no. 8 à la C. s. des Chênes - SCIENCE
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Lundi 8 mars 2010

Ciel «banlieusard» et ciel profond

Toutes mes félicitations à André Montembault, confrère astrophotographe amateur du CADI, pour son plaisir acharné à produire ses magnifiques photos de notre ciel « banlieusard », et de les partager avec nous du Club d'astronomie de Drummondville. C’est assurément une marque de reconnaissance émérite que d’être publié dans cette revue de qualité qu’est Sky News.

RE: http://www.skynews. ca/pages/ POW.html

Dans un autre ordre d’idée, et à défaut de performance méritoire en astro-photo et en observation qualitative de notre firmament, en bon  « astronome amateur de salon»  (;-), je joins ci-dessous la référence Web d’une image datant d’août 2009, de la caméra WFC3 du télescope Hubble dans le domaine de l’infrarouge.

Les objets les plus rouges sur ce cliché correspondent à des galaxies qui se sont formé 600 millions d’années après le Big Bang, chaque galaxie regroupant autour de 200 G (G=milliard) d’étoiles. On se rappelle que l’âge de l’univers a été établi à 13,73 G d'années dans sa mesure la plus précise par le satellite WMAP, successeur de COBE. On ne peut que s’émerveiller face à tant de réussite technologique. Et garder à l’esprit que ce sont des hommes et des femmes de passion qui s’investissent sans compter dans leur labeur, qui permettent que le genre humain atteigne de tel sommet.

Quelle chance avons-nous de vivre à une époque si riche en rebondissement de toutes sortes et de cotoyer ces passionnés.

Re: http://www.lecosmographe.com/blog/?p=1674

François


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Vendredi 15 janvier 2010

Michael Boris Green occupe la Chaire de professeur de mathématiques de l'université de Cambridge.

Le premier responsable de cette chaire fut Isaac Barrow. Après quelques années, il fut remplacé par Isaac Newton en 1669. Parmi les prestigieux occupants de cette chaire figurèrent par la suite Paul Dirac (1932) et Stephen Hawking (1980), présentement ce poste est occupé par Michael Boris Green, un des pères fondateurs de la théorie des cordes. Il occupe donc, depuis le 1er novembre 2009, la Chaire de professeur lucasien de mathématiques de l'université de Cambridge succédant ainsi à Stephen Hawking.

La chaire de professeur lucasien de l'université de Cambridge tient son nom du Révérend Henry Lucas. Ce membre du Parlement de l'Université décida en 1663 d'octroyer un don afin de financer un poste de mathématiques appliquées.  Elle a été occupée par 18 personnes jusqu'à présent, dont Sir Isaac Newton il y a 300 ans. - Wikipedia


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Jeudi 10 décembre 2009

L'écologie...

...ou l'art d'évoluer pour un communiste recyclé dans une économie de marché inadapté.

Bonjour Monsieur Foglia,

Vous avez vu juste. Le communisme s'est transformé il y aura bientôt 20 ans. Il serait assurément le temps pour le libéralisme économique de s'adapter au goût du jour, sans perdre les pédales, si nous ne voulons pas vivre le choc du millénaire de manière trop brutale. Et peu importe ce que les gens bien pensant en disent, il ne sera jamais trop tard.

Face au réchauffement planétaire, sachons garder la tête froide...camarade Foglia.

François Langlois

N.B.: C'est possiblement parce que je pense comme vous et que vous me rejoignez dans vos propos face à l'environnement, mais sans (trop de) basses flatteries, « tabarouette » que vous frappez dans le mille. 

 


L'écologie

Pierre Foglia
La Presse

Le mur de Berlin est tombé et, une semaine après, ils s'étaient déjà tous recyclés dans l'environnement. Qui? Les communistes, les socialistes, les gauchistes. Je les connais, ces gens-là, et je vous le dis : ils n'ont rien à foutre du réchauffement de la planète. Ce qu'ils veulent, c'est la destruction du capitalisme, de l'économie de marché, du FMI, de la croissance.

Le scandale qui a éclaté juste avant Copenhague, ces chercheurs qui depuis des années nous bombardent de fausses statistiques sur le réchauffement de la planète, cette planète qui, on le sait maintenant, ne se réchauffe pas du tout, cette désinformation dans la plus pure tradition soviétique nous l'indique à l'évidence : les rouges sont de retour, tapis dans nos institutions quand ce n'est pas dans nos chaumières, furieux de la terre-mère, possédés du vélo, Pol Pot du recyclage, anthropomorphistes simplets (l'anthropomorphisme n'a-t-il pas été une des mamelles du nazisme? Hitler n'avait-il pas un chien?).

Les rouges sont de retour, je vous le dis. J'ai plein de confrères qui les ont vus et qui nous mettent en garde : goulag écologiste à gauche.

Alors? Fuck l'écologie et passons à autre chose? Tss, tss. Sur le fond, l'écologie, c'est bien correct. Soyons seulement vigilants. Fixons-nous un objectif clair : faire entrer l'écologie dans le capitalisme sans l'encombrer, sans le remettre en question. Sans le ralentir.

Comment? D'abord en nous assurant qu'aucune mesure écologique ne viendra mettre un frein au développement, c'est-à-dire à notre capacité de produire et de consommer.

De nombreuses pistes de solution ont déjà été trouvées et même mises en application. Le développement durable, par exemple, qui, comme son nom l'indique, permet au capitalisme de durer sans qu'il ait à se questionner sur sa logique interne, sur ses modes de production et surtout sans diminuer la consommation.

En fait, la question n'est pas si complexe. L'écologie, qu'est-ce que c'est? C'est moi. C'est toi. C'est le petit geste responsable que nous accomplissons chaque jour. C'est pas dans les grands trucs, l'écologie. C'est pas les sables bitumineux, c'est pas la forêt boréale ni tropicale. C'est pas l'amiantose. C'est pas le cancer de ceci ou cela dans les régions où il y a plus de ceci et cela. L'uranium ne donne pas la leucémie, ce sont là des folies de médecins de campagne. Y en a dans le foie de veau, de l'uranium, c'est bon pour la santé.

L'autre jour, aux Promenades St-Bruno, une maîtresse de maternelle menait une douzaine de bouts de chou je ne sais où. Tout d'un coup, elle les a arrêtés pour les déployer en cercle autour d'un casseau de frites vide qui traînait à terre. Et de leur faire la leçon écologique qu'on imagine. À la fin, elle a demandé un volontaire pour ramasser la chose ; 15 petites mains potelées se sont levées. Moi, moi, madame. C'est cette éducatrice et ses protégés qu'on aurait dû envoyer représenter le Canada à Copenhague.

Les écologistes n'arrêtent pas de nous poser cette question culpabilisante : quelle Terre laisserons-nous à nos enfants? Renversons-la : quels enfants pour s'occuper de la Terre, là tout de suite? Ah ah ! Des enfants qui se précipitent pour ramasser les casseaux de frites vides aux Promenades St-Bruno.

Mais la vraie question que nous pose l'écologie, je vous la pose maintenant : avez-vous bien mis vos pelures de banane dans le bac vert? Et la boîte de petits pois dans le bac bleu? C'est juste ça, l'écologie. Le reste, c'est du communisme.


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Jeudi 10 décembre 2009

Galactic

 

Le milliardaire Richard Branson révélait lundi en Californie sa navette spatiale, le Britannique faisant le pari d'un développement du tourisme spatiale.

 


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Mardi 8 décembre 2009

L'apocalypse pour demain?

J'écrivais dernièrement à madame Gagnon que son opinion recoupait souvent ma position relativement aux différents sujets qu'elle traitait. Celui-ci est un de ceux-là. En plein dans le mille. Et vous, qu'en pensez-vous ?


Lysiane Gagnon
La Presse

Comme prévu, la conférence de Copenhague s'est ouverte dans un immense vacarme dominé par les prédictions apocalyptiques habituelles, dans une atmosphère de fin du monde prochaine.

Dommage que les climatologues qui veulent alerter l'univers sur les dangers du réchauffement aient recours, pour faire passer leur message, aux arguments hystériques des millénaristes (un mouvement que relancent épisodiquement des sectes religieuses, pour qui le Jugement dernier sera précédé d'abominables calamités, sur le modèle des sept plaies d'Égypte).

 

À la base des inquiétudes légitimes, il y a un ensemble de données qui semblent fiables et sérieuses, si l'on en croit le quasi-consensus de la communauté scientifique. On s'entend à peu près généralement sur le fait que l'activité humaine est un facteur important du réchauffement. Que c'est donc, contrairement aux forces brutes de la nature contre lesquelles on ne peut guère agir, un élément sur lequel la communauté internationale peut exercer un certain contrôle.

La chose est suffisamment importante pour qu'on en parle avec un minimum de sobriété, sans faire jouer constamment la fanfare. C'est en tout cas ce qu'on attend des géologues, biologistes et autres experts qui garantissent la crédibilité du mouvement.

Hélas, cette cause a été arnaquée par toutes sortes de lobbies et de groupes de pression qui ont dramatisé la situation à un point tel que le jour est proche où plus personne ne les écoutera, de la même façon qu'on cesse d'écouter ceux qui crient toujours au loup. Si la fin du monde est pour demain, aussi bien baisser les bras tout de suite!

Au discours rationnel et réaliste des environnementalistes, ont succédé les clameurs des marxistes recyclés dans l'écologie et des puritains de tout acabit, qui profitent du réchauffement pour combattre le capitalisme, la consommation, le monde de vie contemporain, et pour prôner le retour à un âge d'or (imaginé) où l'être humain vivait de peu dans de petites communautés autosuffisantes.

Le problème, c'est qu'une partie des climatologues est tombée dans le même genre de militantisme, qui refuse le débat, carbure à l'injure et pervertit la recherche scientifique. Le récent scandale du «climategate» a démontré que des groupes de chercheurs - ceux-là mêmes qui alimentent en données statistiques le groupe d'experts qui, sous l'égide des Nations unies, est l'autorité suprême en la matière - s'activent depuis des années à manipuler certaines données, à bloquer les informations qui donneraient raison aux «sceptiques», et s'organisent pour que les articles scientifiques qui divergeraient d'opinion avec eux ne puissent être publiés dans les revues savantes, en noyautant les comités de lecture ou en faisant pression sur les éditeurs.

De tels comportements ne remettent pas en cause l'essentiel des conclusions sur le réchauffement, mais jettent un discrédit certain sur une partie de la communauté scientifique impliquée dans la climatologie.


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Lundi 30 novembre 2009

Le LHC poussé à un niveau record

Des scientifiques du CERN célèbrent le record établi par le LHC.     Photo: AFP

Agence France-Presse
Genève

L'accélérateur de particules le plus puissant du monde, le LHC, a été poussé lundi matin à un niveau jamais atteint, a indiqué le Centre européen de recherches nucléaires (Cern) qui exploite l'instrument physique destiné à percer les secrets de la création de l'univers.

«Le LHC est devenu aujourd'hui le plus puissant accélérateur de particules, après avoir accéléré ses deux faisceaux de protons à une énergie de 1,18 téraélectronvolts (TeV) tôt ce matin», a expliqué le Cern dans un communiqué.

«C'est fantastique. Toutefois, nous continuons à procéder étape par étape, et il y a encore beaucoup à faire avant de commencer à faire de la physique en 2010. Je garde mon champagne au frais d'ici là», a expliqué le directeur général du Cern, Rolf Heuer, cité dans le communiqué.

Jusqu'à ce jour, le record était détenu par l'un des concurrents du Cern, le Fermilab de Chicago aux Etats-Unis qui avait réussi à atteindre une vitesse de 0,98 TeV en 2001.

En 2010, le Cern a pour objectif de faire monter en énergie les faisceaux, en préparation de collisions à 7 TeV (3,5 Tev par faisceau), soit trois fois et demi la puissance maximale du Fermilab.

Le nouveau record établi par le Cern a été atteint en deux étapes. Un premier faisceau de protons a été accéléré à la vitesse de 1,05 TeV dimanche soir à 21H28 (20H28 GMT), puis un deuxième record a été établi lundi à 00H44 (dimanche soir à 23H44 GMT) lorsque les deux faisceaux ont été lancé séparément à la vitesse de 1,18 TeV, selon le communiqué.

«Nous sommes contents mais très prudents», a déclaré à l'AFP un porte-parole du Cern.

«Nous avons accéléré les deux faisceaux à tour de rôle, mais nous n'avons pas fait de collision à la vitesse du nouveau record. Ce n'est qu'en 2010 lorsque les deux faisceaux entreront en collision que nous pourrons faire de la nouvelle physique. D'ici là, plusieurs choses doivent encore être faite», a expliqué à l'AFP un porte-parole du Cern.

Ces prochains jours, le Cern devrait faire progresser l'intensité des faisceaux en augmentant le nombre de protons injectés, selon le communiqué.

Le Grand collisionneur de hadrons, enfoui à 100 mètres sous terre entre la France et la Suisse, dans la banlieue de Genève, et qui a coûté plus de 3,76 milliards d'euros, a été relancé le 20 novembre après quatorze mois d'arrêt suite à des pannes survenues seulement quelques jours après son lancement en fanfare le 10 septembre 2008.

Ses collisions de protons en sens inverse doivent faire jaillir des particules élémentaires encore jamais observées et créer un instant les conditions qui prévalaient dans l'univers juste après le Big Bang, avant que les particules élémentaires ne s'associent pour former les noyaux d'atomes.

Les chercheurs du Cern ambitionnent de trouver la preuve de l'existence des particules éphémères comme le boson de Higgs, à l'origine de la notion de masse en physique théorique.


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Mercredi 18 novembre 2009

Le LHC pourrait redémarrer cette semaine

Des scientifiques du CERN sont à l'oeuvre dans la salle de contrôle de l'accélérateur de particules.

Photo: Archives AP

Associated Press
Genève

Après plus d'un an de réparations, le grand collisionneur de hadrons (LHC), le plus grand accélérateur de particules jamais construit, devrait être remis en service d'ici le week-end prochain, a annoncé mardi le Centre européen de recherche nucléaire (CERN).

D'après le porte-parole du CERN James Gillies, les chercheurs n'ont pas fixé la date exacte de la remise en route.

Le LHC, un anneau de 27km de circonférence à 100m sous terre à la frontière franco-suisse, avait été mis en route le 10 septembre 2008, mais avait dû être arrêté 36 heures après, à cause d'une importante panne électrique.

Le LHC est conçu pour propulser les protons à une vitesse proche de celle de la lumière, grâce notamment à ses 9 300 aimants supraconducteurs. L'incident avait endommagé 53 de ces aimants.

En août dernier, le CERN avait annoncé que l'accélérateur de particules serait remis en service au mois de novembre, à la moitié de sa puissance.

Grâce au LHC, les chercheurs espèrent détecter des traces de l'invisible «matière noire», censée composer plus de 96% de l'univers, et percer le mystère du «boson de Higgs», particule jusqu'ici théorique qui donnerait sa masse à la matière.

Le projet est orchestré par les 20 Etats européens du CERN, mais au total des scientifiques de 80 pays y participent.


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Mardi 3 novembre 2009

L'origine de la vie et la création de l'univers (version corrigée(3))

Nous pensons à ce stade de nos connaissances que la vie proviendrait d’ailleurs. Tout simplement parce qu’il apparaît que la vie d’un micro-organisme n’aurait pas eu le temps d’évoluer sur Terre dans les débuts de sa création. Ainsi la Voie Lactée, qui origine depuis environ 13.2 milliards d’années, âge évalué de sa plus vieille étoile connu HE 1523-0901, a donné naissance à notre nébuleuse protosolaire, il y a de cela près de 4.6 milliards d’années (http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-formation-des-planetesimaux-la-chronologie-se-precise_14003/).

 

De ce nuage originel émergea le disque protoplanétaire où se forma notre bonne vieille Terre durant à peu près le même temps, soit 4.55 milliards d’années ( http://www.talkorigins.org/faqs/geohist.html ). Des nombreuses études, analyses, et hypothèses diverses qui ont été faites sur l’origine de la vie, il ressortit que le mécanisme reconnu pour la création de ces micro-organismes sur Terre, aurait nécessité beaucoup plus de temps pour se développer que le milliard d’années disponible sur notre planète durant cette période (4.5G-3.5G BP). En effet, les micro-organismes sont apparus sur Terre il y a environ 3.5G d’années. Et il semble qu’à cette époque (4.5G-3.5G BP) les conditions sur la planète étaient hostiles à l’apparition de la vie. La température était beaucoup trop élevée et les conditions d’incubation trop chaotiques et trop extrêmes pour en permettre l'éclosion dans un délai si court. D’où l’idée de l’origine de la vie, venue de l’espace.

 

On parle de la provenance des comètes, ces astres chevelus mythiques, de passage dans la banlieue terrestre. À ce compte, il faudrait assurément que ce soit des comètes extrasolaires, car les comètes qui limitent leur orbite dans notre système solaire ne sont guère plus vieilles que notre planète d’accueil. Si on suppose que ces comètes qui nous ont apportées la vie puissent provenir ailleurs que du système solaire, prenons l’hypothèse de l’étoile la plus proche, Proxima du Centaure, et bien elles auraient parcouru la distance de 4.1013km en moins de 25 000 ans avant de parvenir jusqu’à nous à la vitesse de 52 km/sec. Le même type de comète porteur de vie, provenant d’une quelconque nébuleuse planétaire située aux confins de notre galaxie, aurait pu nous parvenir, quant à elle, à l’intérieur de + ou - 400 millions d’années. Celle-ci pouvant provenir d’une nébuleuse planétaire créatrice d’une étoile plus vieille que les 4.6 milliards d’années, âge estimé de notre Soleil, soit depuis 7, 8, 9, 10, 12milliards d’années. Qui sait ?

 

Maintenant, si nous partons du principe d’isotropie (l’univers est identique à lui-même dans n'importe quelle direction) et d’universalité de l’univers (les propriétés globales de l'Univers ne doivent dépendre ni de l'endroit ni de l'époque où elles ont été réalisées) (http://media4.obspm.fr/public/AMC/bb/big-bang/modeles-univers/bb-principe-cosmo/index.html), et que nous appliquons à nos analyses le principe du « rasoir d’Occam » ou principe d’économie, que l’on pourrait traduire par « une hypothèse est reçue vraie si elle est la plus simple explication disponible de l'évidence » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Ockham), et bien ne devrions-nous pas à juste raison, croire que la vie ne peut s’exprimer autrement que par ce que nous connaissons sur Terre.

 

En effet, nous sommes en mesure de constater selon les connaissances que nous avons de l’univers, que les organismes vivants sur Terre sont composés d’un assemblage d’atomes. Ces mêmes atomes ont été fabriqués en majeure partie par nucléosynthèse stellaire au cœur des étoiles de la séquence principale du diagramme Hertzsprung-Russell et par nucléosynthèse explosive dans les supernovas. Et ce, nonobstant une proportion d’éléments primordiaux, tels l’hydrogène, le deutérium, l’hélium, le béryllium, le lithium et le bore, à peu de chose près, qui ont été créés dans les premières minutes suivant le Big-bang, soit lors de la nucléosynthèse primordiale.

 

Les atomes nécessaires à la vie se résument au carbone, l’azote, l’hydrogène, l’oxygène, le phosphore, le calcium, etc. Ainsi, avant que ne puissent être créé les organismes vivants, de la bactérie aux mammifères, en passant par les algues bleues, il aura toujours bien fallu que les atomes des éléments qui composent ces organismes puissent être créés. Nous le savons maintenant, créés dans le creuset des étoiles, nées après une centaine de million d’années, dont celles de type super géantes, destinées à se transformer en supernova. Les résidus, qui ont suivi l’explosion de ces étoiles, fournissant la matière première des composants des hypothétiques mais probables organismes vivants, à l’intérieur des innombrables nébuleuses proto-stellaires. Lesquelles d’ailleurs, ont fourni les matériaux de base à la source de notre système solaire dans notre galaxie : La Voie Lactée.

 

Aussi, il est important de connaître le temps nécessaire requis avant que n’explosent les premières supernovas susceptibles de fournir l’ensemble des éléments naturels composant le tableau périodique des éléments. Il semble que le type d’étoile, pouvant engendrer une supernova, ait une période de vie plutôt restreinte, soit plus ou moins une centaine de million d’années, par rapport à une étoile dite moyenne comme notre Soleil, lequel peut énergiser selon toute vraisemblance autour de 10 à 12 G d’années. On peut donc penser que suite à la formation des premières étoiles, il y a de cela plus de 13.5 G d’années, l’ensemble des atomes des éléments existent dans l’univers depuis environ 12 à 12.5 G d’années. (Par contre, cela n’explique pas le temps requis pour créer les premiers éléments du tableau périodique, du Bore au Fer, lesquels auraient été créés et semés dans les nuages stellaires à la suite des fusions nucléaires successives à l’intérieur des étoiles de la catégorie de masse solaire. Laquelle catégorie représente à elle seule, près de 90% du parc d’étoiles de type G.) Donnant ainsi, bien sûr, tout le temps nécessaire à la vie pour s’organiser et se complexifier, et laisser ses traces sur Terre. Et, il faut bien le dire,  à tous autres endroits dans l’univers susceptibles de rencontrer les conditions primordiales nécessaires à la création de la vie, telle que nous la connaissons sur la base du carbone. Je précise sur la base du carbone, car ne l’oublions pas, l’univers étant isotrope et universel, il n’y a aucune raison pour que la vie se fixe de quelle qu’autre manière, étant donné que le pourcentage des éléments connus est le même globalement dans l’ensemble des structures de l’univers. L’analyse des études spectroscopiques des objets cosmologiques pointés dans différentes directions de l’univers, ayant pu le confirmer entres autres choses. Ainsi, ce que la nature a considéré bon pour « minou » chez nous, il s’est avéré qu’il ni a aucune raison pour que la nature réagisse autrement pour « pitou », ailleurs.

 

 C’est la raison pour laquelle, je crois que la vie dans l’univers est relativement similaire dans son origine et sa composition. Et, je demeure persuadé que les organismes, qu’ils soient uni ou pluricellulaires, complexifiés ou non, ont à peu de chose près le même aspect que nous retrouvons sur Terre. Ils sont fabriqué avec le même type de cellules, découlant des mêmes atomes des éléments composant le même tableau de Mendeleïev, sans un de plus à l’état naturel, sans un de moins (ce tableau périodique des 92 (94) éléments de base naturels pouvant porter un autre nom sur la planète Vulcain, je suis d’accord J). Naturellement, l’évolution de leur apparence étant à peu de chose près transposé proportionnellement à  leur évolution sur Terre dans le passé, par rapport à aujourd’hui, et projeté dans un futur d’autant d’années, selon la situation.

                                                                                                                      

Mais, nous sommes tout de même en droit de se questionner : Ce micro-organisme initial localisé dans la comète, comment s’est-il créé ? D’où vient-il ? Sur la comète, pas d’eau liquide à ce que l’on sache ? Glace et sublimation, dans son état. Sublimation qui s’opère près du passage d’une étoile seulement. La vie peut-elle être créée dans un milieu uniquement de glace ? Lorsqu’on parle de possibilité de vie sur une planète ou un satellite de glace, on suppose dans l’eau « liquide » sous la glace, n’est-ce pas ? Tout cela ne nous explique toujours pas comment s’est organisé le ou les premiers balbutiements de la vie, hypothétiquement en provenance de ces objets interstellaires qui se sont écrasés sur Terre, il y a de cela près de 3.5 G d’années.

 

Je vous invite à faire un survol sur le déroulement de la vie, telle que nous la connaissons chez nous. Ainsi, dans le premier milliard d’années de la création de la planète Terre, les conditions étaient hostiles à l’apparition de la vie. Comme je le mentionnais, la température étant trop élevée à ce moment, et les conditions d’incubation trop chaotiques et trop extrêmes. Un regard sur notre passé originel nous indique que la vie a fait son apparition aux alentours de 3.5 milliards d’années sur Terre sous forme de bactéries (certains avancent 3.8 milliards d’années, en faisant référence aux stromatolithes d'Acasta, dans le Nord-Ouest du Canada), ainsi que d’algues bleus (les fameuses cyanobactéries qui infestent certains plans d'eau au Québec depuis quelques années), puis des eucaryotes (cellules à noyaux), suivis des êtres pluricellulaires et des vers dans l’ère précambrien, soit jusqu’à environ 575 millions d’années B.P., avant l’ère présent (540 millions d’années selon Larousse).

 

Nos recherches archéologiques nous démontrent donc, que les premiers 4 milliards d’années d’existence de la Terre ont été le témoin de la création d’une forme de vie, on ne peut plus basique qui se retrouvait dans nos océans primitifs. Il faut attendre l’ère Cambrien pour constater l’apparition de la plupart des groupes d'invertébrés. Suivra par la suite, vers 245 millions d’années, le développement des faunes marines (ammonites) et des faunes continentales (reptiles notamment). Ce délai depuis le début de la création de la vie étant entrecoupé de périodes d’extinctions importantes d’espèces. L’ère cénozoïque voit le développement des mammifères, il y a de cela 65 millions d’années. Le pléistocène ou l’ère quaternaire date environ de 2 millions d’année. Il est défini, quant à lui, de façon très anthropologique par rapport à l'apparition de l'homme moderne. On  peut constater à travers les âges, de la diversité et de la complexité de la vie qui n’ont été qu’en s’accroissant.

 

Nous soupçonnons qu’un cataclysme majeur a eu comme conséquence la disparition des dinosaures au début de l’ère tertiaire (cénozoïque). Ce qui aurait permis, sans que nous ne comprenions trop pourquoi d’ailleurs, le développement irréversible des mammifères sur Terre. En conséquence de quoi, l’émergence de notre espèce exerça sa suprématie sur l’ensemble de la planète. Tout cela ne signifiant pas pour autant que les mêmes conditions puissent être rencontrées sur une quelconque exo planète à découvrir. En effet, au mieux, tenant compte que les mêmes éléments (H, He, Li, Be…) emplissent l’ensemble de notre univers, l’évolution de la vie  se ferait avec la même relative lenteur, ailleurs. Par contre, dans des conditions initiales moins propices, elle aurait peu de chance d’atteindre l’efficacité optimale dans la complexité de son évolution, telle que nous l’avons connu. Car selon mon opinion, et jusqu’à preuve du contraire, nous sommes l’espèce ayant atteint ce sommet de perfection dans l’évolution de la vie. Peut-être l’évolution se limiterait-elle alors à seulement quelques organismes pluricellulaires ne dépassant pas le stade des organismes qui habitaient nos océans à l’ère primaire.

 

Et même en supposant que l’évolution de la vie ne se destinait pas à la création de l’Homme sur Terre, et que la vie se complexifie à un degré plus important que des cellules bactériennes. Je ne crois pas qu’un reptile ou quelque autre animal aurait pu évoluer jusqu’à devenir un être pensant, logique et intelligent sur Terre ou dans l’univers en général. Car compte tenu de la base sur laquelle son évolution s’appuie, il aurait été de la même façon fragile à résister aux phénomènes cataclysmiques causés par les bombardements météoritiques, les éruptions volcaniques massives, sinon le climat extrême, tels les périodes glaciaires, les inondations diluviennes, les tremblements de terre, les cyclones, les tornades, etc. Il serait ainsi destiné à périr, ou être limité dans son évolution par son niveau d’adaptation déficiente. Ainsi, tout comme ici sur la planète Terre, il le serait également dans l’évolution de toute autre planète hypothétique pouvant supporter quelques formes de vie.

 

Pourquoi l’homme est-il parvenu à ce stade d’évolution hors norme par rapport aux autres espèces d’animaux ?  Sa préhistoire et son histoire nous apprennent que sa capacité d’adaptation lui a assuré sa place privilégiée chez les animaux. Cette grande capacité d’adaptation lui aura permis de se protéger des prédateurs en se regroupant en cellules sociales, en inventant des armes et des techniques défensives et offensive décisives (déterminantes),  lui offrant ainsi une meilleure chance de s’en tirer et assurer ainsi, la reproduction de son espèce sur l’ensemble des continents. Nous en avons une bonne idée, lorsque l’on constate l’efficacité de son combat face à ses prédateurs potentiels, tel le mammouth, le loup, le glouton, l’ours, l’hyène et le lion des cavernes, et même ses propres congénères. Ainsi, malheureusement (ou heureusement pour nous, dépendamment du point du vue où on se place) il étendit son  hégémonie à travers les millénaires en disséminant ses ancêtres ou «cousins» lointains, que l’on parle des divers australopithèques, de l’Homo habilis, l’Homo ergaster, ou encore, l’homme de Neandertal. Une meilleure nourriture aura contribué sans doute à permettre un accroissement du volume de son cerveau. Ainsi, de 590cm3 pour Homo habilis, il atteindra un volume moyen de 1595 cm3 pour Homo sapiens. De plus, le ratio du volume de son cerveau par rapport au volume de son corps s’avère de beaucoup plus important (un rapport de 1/50 à 1/400 pour le poids respectif du cerveau de l’homme et de l’éléphant), comparé avec la faune terrestre ou marine: http://books.google.com/books?id=E5K1zeFUU_wC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=homme+cerveau+poid+rapport+corp+%C3%A9l%C3%A9phant+cerveau+rapport+poid&source=bl&ots=sVXuC2OBbU&sig=hIGQiWTiPqpYChTPVZ8mAqWcvU&hl=fr&ei=G9tsSq2EJYW2Nvis9PgG&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5 ). Il y aura une exception, soit celle du dauphin, mais n’est-il pas un mammifère lui aussi ? Ce qui suggère un indice d’une des causes de son extraordinaire suprématie sur la nature. Cela l’amena à un niveau de penser qui lui fût d’une utilité indéniable pour sa survie physique dans un premier temps, et bénéficia à son évolution psychique, morale, spirituelle et artistique par la suite. Laquelle se refléta dans sa capacité salvatrice à se regrouper et vivre en société sédentaire, puis aiguisa de surcroît son génie créatif, technique et artistique.

 

D’ailleurs, cela nous permet d’échanger aujourd’hui sur des thèmes tout à fait abstraits et que nous puissions en éprouver quelques plaisirs et satisfactions bien légitimes, s’il en est. Et convenons entre nous, qu’il faut avoir atteint un degré de civilisation hautement sophistiqué, agrémenté d’une sécurité très élevée face à nos besoins primaires pour nous permettre cette liberté de réflexion en toute quiétude. Luxe que ne pouvait se payer nos ancêtres, il y a un temps pas si lointain. En conclusion, je ne crois pas que ce soit prétentieux ou inconvenant de prétendre que nous sommes les meilleurs dans le résultat actuel de la marche de la nature vers la complexité. Par contre, à partir du moment où nous en sommes conscient, ce serait tout de même plus valorisant pour l’espèce humaine que nous sachions démonter que nous en sommes dignes.


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Mardi 3 novembre 2009

Les neiges du Kilimandjaro ne seront plus éternelles

Cet article a été affiché sur ce blogue en novembre 2006.

 

 
 
 Les neiges du Kilimandjaro ne seront plus éternelles

le vendredi 10 novembre 2006

Pour Stefan Hastenrath, professeur en études atmosphériques à l'Université du Wisconsin et expert en glaciers africains, les neiges africaines ont commencé à fondre vers les années 1880, soit au début de la Révolution industrielle.

Selon d'autres théories, la disparition progressive des neiges éternelles en Afrique peut être attribuée à la déforestation ou à des perturbations récurrentes dans les précipitations.

Couper des arbres réduit l'humidité dans l'atmosphère, ce qui diminue la couverture offerte par les nuages et la brume. En conséquence, les glaciers sont à la merci de vents secs et du soleil, explique un porte-parole du Mouvement de la ceinture verte, Fredrick Njau.


Cet article est publié aujourd'hui.

Ce montage montre des images satellite du Kilimandjaro prises à 7 ans d'intervalle (en 1993 et en 2000).

Jean-Louis Santini     Agence France-Presse     Washington

Les légendaires neiges éternelles du Kilimandjaro pourraient n'être bientôt plus qu'un souvenir, selon les dernières mesures dévoilées lundi, signes supplémentaires du réchauffement planétaire.

La fonte accélérée des glaciers de montagne dans le monde entier est probablement l'indication la plus probante de la montée des températures, jugent les glaciologues américains ayant effectué ces mesures.

Quelque 85% de la calotte glaciaire qui recouvrait le Kilimandjaro en 1912 avait totalement disparu en 2007. Et 26% de la glace qui se trouvait encore de façon permanente en 2000 au sommet de ce massif volcanique s'était évaporée sept ans plus tard, indiquent leurs estimations.

Bien que les changements de la couverture nuageuse et la raréfaction des chutes de neige jouent aussi un rôle, ces facteurs paraissent avoir moins influé ces dernières décennies que la montée du mercure, estiment ces experts.

 

«Cette recherche est la première à calculer le volume de glace perdue par les glaciers du Kilimandjaro» depuis 2000, précise Lonnie Thompson, professeur des sciences de la Terre à l'Université de l'État d'Ohio (nord), un des principaux co-auteurs de cette communication publiée dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datées du 2 novembre.

«Si on compare le pourcentage du volume de glace disparu depuis 2000 avec celui de la superficie perdue, les chiffres sont proches», poursuit-il.

Alors que la réduction des glaciers du Kilimandjaro d'une année sur l'autre a surtout été révélée jusqu'à présent par le rétrécissement de leur superficie, la diminution de l'épaisseur de glace est tout aussi spectaculaire et préoccupante, explique le glaciologue.

Les glaciers du Kilimandjaro au nord et au sud ont vu leur épaisseur diminuer de 1,9 mètre et de 5,1 mètres respectivement de 2000 à 2007. Le glacier Furtwängler près du mont Kibo, point culminant du massif à 5.891,8 mètres, a perdu 50% de sa profondeur entre 2000 et 2009, ont indiqué les auteurs de l'étude, prédisant une disparition prochaine de ce glacier.

D'après des analyses de carottes de glace prélevées à différents endroits dans les glaciers du massif situé à la frontière entre la Tanzanie et le Kenya, aucun phénomène de fonte durable n'a été détecté pendant 11.700 années.

Même durant la grande sécheresse qui a duré 300 ans en Afrique il y a 4.200 ans, on ne trouve aucune indication de réduction soutenue des glaciers. Seule une couche de poussière d'environ 2,5 centimètres prise en sandwich dans les glaces témoigne de cet épisode.

Lonnie Thompson et son équipe de chercheurs avaient prélevé six carottes glaciaires dans les mers de glace du Kilimandjaro en 2000 et publié deux ans après les résultats de leurs recherches qui constituent la base de comparaison pour les mesures effectuées ensuite.

Ces glaciologues soulignent que la fonte rapide des glaciers du Kilimandjaro, montagne emblématique à de nombreux égards, reflète ce qui arrive sur le Mont Kenya, la chaîne du Rwenzori en Ouganda et dans les glaciers tropicaux des Andes en Amérique du Sud ou dans l'Himalaya.

«Le fait qu'un nombre aussi élevé de glaciers dans les régions tropicales et sub-tropicales fondent laissent penser que la cause doit être unique, à savoir la hausse des températures près de la surface du globe», note Lonnie Thompson.

La disparition progressive des glaciers de montagne risque d'affecter sévèrement des millions de personnes, dont un grand nombre dans des pays pauvres qui en dépendent pour leurs cultures et leur consommation d'eau potable.


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Jeudi 8 octobre 2009

Conférence de Pierre Lacombe, directeur du Planétarium de Montréal, au Cégep de Dr'ville


 

Et bien oui, l’année 2009, Année Mondiale de l’Astronomie (AMA 2009), qui commémore le 400e anniversaire de l’observation au télescope par Galilée, des reliefs de la Lune, de Jupiter et ses lunes, touche à sa fin. C’est dans le cadre de ses activités spéciales, que : 

«Le Club d’astronomie de Drummondville Inc. (Cadi) en collaboration avec la Faaq (Fédération des astronomes amateurs du Québec) est heureux d’annoncer à la population de Drummondville la venue de Pierre Lacombe, astronome et directeur du Planétarium de Montréal, au Cégep de Drummondville. 

Monsieur Lacombe saura à coup sûr, captiver ses auditeurs lors de la conférence qu’il présentera le 8 octobre prochain au Cegep de Drummondville. La conférence aura lieu au Café Clovis de l’établissement à 19 :30 et traitera des astronomes contemporains à Galilée. 

Galilée par ses observations astronomiques et ses publications, a su révolutionner la pratique de ce domaine de recherche et favoriser l'émergence du modèle d'Univers de Copernic, soit le modèle héliocentrique. Ce modèle a confirmé par l’observation que la Terre tournait bien autour du Soleil, contrairement à la croyance populaire de l’époque, qui prônait que le Soleil et les planètes tournaient autour de la Terre. 

 On oublie cependant qu'au même moment en Europe de nombreux autres astronomes pointaient eux aussi leur télescope vers les étoiles et compilaient des données astronomiques, quelquefois plus précises que celles relevées par Galilée. Des dessins de la Lune par Harriot aux éphémérides des satellites de Jupiter compilés par Peiresc, des astronomes talentueux ont contribué, tout comme Galilée, à améliorer nos connaissances en astronomie. 

Venez découvrir les principales contributions de ces astronomes qui ont souvent travaillé dans l'ombre de Galilée. 

Venez nombreux assister à cette conférence présentée par un homme de science, vulgarisateur talentueux. Afin de rejoindre le plus de monde possible, l’entrée est gratuite. Bienvenu à tous.» 

C'est avec confiance que je soumets, à votre attention ce communiqué de presse relatif à cette prochaine et dernière activité de l'AMA 2009, à Drummondville. 

 RE: http://www.astronomie2009.ca/index.php?lang=fr

Pour votre information :

P.j. : Biographie de Pierre Lacombe :

Pierre Lacombe s’intéresse à l’astronomie au cours de ses études en science pures au Cégep Maisonneuve. Il devient membre du club d’astronomie du Cégep et participe alors aux nombreuses activités planifiées par l’organisme telles que camps d’astronomie, soirées d’observation, conférences et cours. Il poursuit ensuite ses études à l’Université de Montréal en physique et obtient son diplôme de baccalauréat en 1979.  Profitant de l’opportunité qu’offre l’inauguration récente de l’Observatoire astronomique du Mont Mégantic, il s’inscrit à la maîtrise en astronomie sous la supervision de Gilles Fontaine. Il s’intéresse alors aux étoiles de type « naine blanche » et profite de ses travaux pour observer, non seulement au Mont Mégantic, mais aussi au Mont Wilson en Californie, à Kitt Peak en Arizona et au Télescope Canada-France-Hawaii à Hawaii. Il obtient son diplôme de maîtrise en 1981.

 Pierre Lacombe réoriente alors sa carrière de chercheur et devient, en 1984, conseiller scientifique au Planétarium de Montréal. Il est responsable de la production des spectacles multimédias et des programmes éducatifs de l’institution. En 1988, il est nommé directeur du Planétarium de Montréal. Poste qu’il occupe encore aujourd’hui après de courtes excursions comme directeur de l’Insectarium en 1992-93 et comme responsable des services à la clientèle et des programmes éducatifs au Biodôme de Montréal en 2002.

Pierre Lacombe s’est spécialisé depuis quelques années dans les domaines de l’histoire de l’astronomie et des météorites. Au cours des dernières années, il a écrit de nombreux articles de vulgarisation en astronomie et présenté plusieurs conférences. Il est membre de nombreuses sociétés scientifiques et s’implique toujours activement auprès des groupes d’astronomes amateurs et des organismes de culture scientifique et technique du Québec.

 Rappel sur l’AMA :

Comme il est mentionné sur le site internet, l'Année mondiale de l'astronomie (AMA 2009) est une célébration globale de l'astronomie et de ses contributions à la société et à la culture. Elle vise notamment à éveiller l'intérêt non seulement pour l'astronomie, mais pour les sciences en général, partout dans le monde, et particulièrement chez les jeunes. L'AMA 2009 a pour but de faire connaître à chaque citoyen de la planète Terre l'émotion qu'apporte la découverte personnelle, le plaisir de partager des connaissances fondamentales à propos de l'Univers et de la place que nous y occupons, et l'importance de la culture scientifique.


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Mardi 22 septembre 2009

Nouveau Planétarium de Montréal

 

Construction d’un nouveau planétarium pour la ville de Montréal.

 

 

‘‘Il y avait plus d’étoiles dans le ciel que je ne m’y étais attendu."Aleksei Leonov, ‘‘premier marcheur de l"espace."

Création d’un lien physique entre les visiteurs et le ciel.Mise en relation des théâtres des étoiles avec le ciel.Travail de modification de la dalle olympique.Verdissement du site, rappel de l’idée de notre première rencontre avec le ciel, en forêt.

Re: http://www.cardinramirezjulien.com/fr/realisations/details.php?id=25

http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PORTAIL_MNM_FR/MEDIA/DOCUMENTS/CMQ-GAGNANT%20CONCOURS-FINAL.PDF


 

 

Un Centre sur la biodiversité et un nouveau Planétarium pour Montréal.

Les Muséums nature de Montréal ont lancé aujourd'hui leur Plan de vie, un plan d'affaires pour 2009-2017, qui propose de changer le regard que l'être humain porte sur la nature en offrant aux visiteurs des expériences conjuguant à la fois sciences et émotions. Monsieur Gérald Tremblay, maire de la Ville de Montréal, Madame Helen Fotopulos, membre du comité exécutif, responsable du Mont-Royal, des parcs nature et grands parcs, des Muséums nature et de la condition féminine, monsieur Luc Vinet, recteur de l'Université de Montréal et Monsieur Charles-Mathieu Brunelle, directeur des Muséums nature de Montréal, ont dévoilé les cinq projets phares de ce Plan de vie, qui permettront aux Muséums nature de devenir la première place mondiale dédiée à l'humain et à la nature. Plusieurs de ces projets sont déjà bien avancés. Ont ainsi été dévoilés aujourd'hui le Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal ainsi que les esquisses du futur Planétarium Rio Tinto Alcan de Montréal.

RE: http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/environnement/les-museums-nature-de-montreal-devoilent-leur-plan-de-vie-le-centre-sur-la-biodiversite-et-le-planetarium-rio-tinto-alcan.html


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Jeudi 20 août 2009

Découverte d'une molécule de base de la vie dans une comète

La sonde Stardust illustrée par un artiste.

Photo: Archives Reuters

Des chercheurs américains ont découvert des traces de glycine, le plus simple des acides aminés, dans des échantillons recueillis en janvier 2004 dans la comète Wild 2 par la sonde Stardust de la Nasa, selon une étude publiée mardi.

«La glycine est un acide aminé utilisé par les organismes vivants pour fabriquer des protéines et c'est la première fois que cette substance (organique) a été trouvée dans une comète», explique Jamie Elsila du centre Goddard de la Nasa (Agence spatiale américaine), principal auteur de cette étude.«Notre découverte conforte la théorie selon laquelle certains des éléments de base de la vie se sont formés dans l'espace et ont été projetés sur la Terre il y a très longtemps par des impacts de météorites et de comètes», ajoute ce chercheur dans un communiqué.

«Cette découverte confirme également l'idée que les éléments fondamentaux de la vie sont communs dans l'espace. Cela renforce l'argument que la vie n'est pas un phénomène rare dans l'univers», ajoute le Dr Carl Pilcher, directeur de l'Institut d'Astrobiologie de la Nasa qui a co-financé ces travaux.

Les protéines sont les molécules de base de la vie. Elles sont utilisées dans toutes les structures organiques des cheveux aux enzymes et constituent le catalyseur qui accélère ou régule les réactions chimiques dans les organismes, expliquent ces chercheurs.

La vie utilise vingt différents acides aminés dans un nombre gigantesque de combinaisons pour fabriquer des millions de protéines différentes, ajoutent-ils.

Stardust s'était approchée à moins de 225 km de Wild 2 le 2 janvier 2004 pour y puiser des échantillons de poussières et de particules cométaires dans des cubes d'aérogel. Ce matériau, formé à plus de 99% de vide, a permis de capturer les particules à grande vitesse sans les endommager.

L'aérogel avait ensuite été enfermé dans une capsule qui s'était détachée du vaisseau avant d'être parachutée sur la Terre le 15 janvier 2006.

Des échantillons de Wild 2 ont été distribués à environ 150 chercheurs dans le monde pour être analysés.

La plupart de ces particules cométaires sont plus fines qu'un cheveu humain. Seules deux douzaines des particules les plus grosses sont visibles à l'oeil nu.

Les comètes, sorte de déchets produits lors de la naissance du système solaire il y a 4,5 milliards d'années, devraient aussi permettre de percer le mystère des origines de ce système.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/stardust-wild-2-une-comete-de-feu-et-de-glace_8457/

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/science/article6800612.ece


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Samedi 8 août 2009

Les comètes, origine de la vie sur Terre (revu et corrigé (2))

Nous pensons à ce stade de nos connaissances que la vie proviendrait d’ailleurs, tout simplement parce qu’il apparaît que la vie d’un micro-organisme n’aurait pas eu le temps d’évoluer sur Terre dans les débuts de sa création. Ainsi, la Voie Lactée qui origine depuis près de 10 à 12 milliards d’années a donné naissance à notre nébuleuse protosolaire, il y a de cela près de 4.6 milliards d’années. De ce nuage originel émergea le nuage protoplanétaire où se forma notre bonne vieille Terre durant à peu près le même temps, soit 4.55 milliards d’années. Des nombreuses études, analyses, et hypothèses diverses qui ont été faites sur l’origine de la vie, ressortit que le mécanisme reconnu pour la création de ces micro-organismes sur Terre, aurait nécessité beaucoup plus de temps pour se développer que le milliard d’années disponible sur notre planète (4.5G-3.5G BC). En effet, les micro-organismes sont apparus sur Terre il y a environ 3.5G d’années. Et il semble qu’à cette époque (4.5G-3.5G BC) les conditions sur la planète étaient hostiles à l’apparition de la vie. La température était trop élevée et les conditions d’incubation trop chaotiques et trop extrêmes pour en permettre l'éclosion dans un délai si court. D’où l’idée de l’origine de la vie venue de l’espace.

 

On parle de la provenance des comètes, ces astres chevelus mythiques de passage. À ce compte, il faudrait assurément que ce soit des comètes extrasolaires, car les comètes qui limitent leur orbite dans notre système solaire ne sont guère plus vieilles que notre planète d’accueil. Et si on suppose que ces comètes qui nous ont apportées la vie puissent provenir ailleurs que du système solaire, prenons l’hypothèse de l’étoile la plus proche Proxima du Centaure, et bien elles auraient parcouru la distance de 4.1013km en moins de 25 000 ans avant de parvenir jusqu’à nous. Le même type de comète porteur de vie provenant d’une quelconque nébuleuse planétaire située aux confins de notre galaxie aurait pu nous parvenir, quant à elle, à l’intérieur de + ou - 400 millions d’années. Celle-ci pouvant provenir d’une nébuleuse planétaire créatrice d’une étoile plus vieille que les 4.6 milliards d’années, âge estimé de notre Soleil, soit depuis 7, 8, 9, 10 milliards d’années. Qui sait ?

 

Maintenant, si nous partons du principe d’isotropie (l’univers est identique à lui-même dans n'importe quelle direction) et d’universalité de l’univers (les propriétés globales de l'Univers ne doivent dépendre ni de l'endroit ni de l'époque où elles ont été réalisées) (http://media4.obspm.fr/public/AMC/bb/big-bang/modeles-univers/bb-principe-cosmo/index.html) , et que nous appliquons à nos analyses le principe du « rasoir d’Occam » ou principe d’économie, que l’on pourrait traduire par « une hypothèse est reçue vraie si elle est la plus simple explication disponible de l'évidence » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Ockham) , et bien, ne devrions-nous pas, à juste raison, croire que la vie ne peut s’exprimer autrement que par ce que nous connaissons sur Terre.

 

En effet, nous sommes en mesure de constater selon les connaissances que nous avons de l’univers, que les organismes vivants sur Terre sont composés d’un assemblage d’atomes. Ces mêmes atomes, nous le savons maintenant, ont été fabriqués en majeure partie par nucléosynthèse stellaire au cœur des étoiles de la séquence principale du diagramme Hertzsprung Russell et par nucléosynthèse explosive dans les supernovas. Et ce, nonobstant une proportion d’éléments primordiaux, tels l’hydrogène, le deutérium, l’hélium, le béryllium et le lithium, à peu de chose près, qui ont été créés dans les premières minutes suivant le Big-bang.

 

Les atomes nécessaires à la vie se résument au carbone, l’azote, l’hydrogène, l’oxygène, le phosphore, le calcium, etc. Ainsi, avant que ne puissent être créé les organismes vivants, de la bactérie aux mammifères, en passant par les algues bleues, il aura toujours bien fallu que les atomes des éléments qui composent ces organismes puissent être créés. Nous le savons maintenant, créés dans le creuset des étoiles, dont celles de type supernova. Les résidus qui ont suivi l’explosion de ces étoiles fournissant la matière première des composants des organismes vivants à l’intérieur des nébuleuses proto-stellaires. Lesquelles, d’ailleurs, ont fourni les matériaux de base, source de notre système solaire, dans la Voie Lactée.

 

Aussi, il est important de connaître le temps nécessaire requis avant qu’explosent les premières supernovas susceptibles de fournir l’ensemble des éléments naturels composant le tableau périodique des éléments. Il semble que ce type d’étoile ait une période de vie plutôt restreinte, soit plus ou mois 1 G d’années, par rapport à une étoile dite moyenne comme notre Soleil, lequel peut énergiser selon toute vraisemblance autour de 10 à 12 G d’années. On peut donc penser que suite à la formation des premières étoiles, il y a de cela plus de 13.5 G d’années, l’ensemble des atomes des éléments existent dans l’univers depuis environ 12 à 12.5 G d’années. Laissant ainsi, bien sûr, tout le temps nécessaire à la vie pour s’organiser et se complexifier, et laisser ses traces sur Terre. Et, il faut bien le dire,  à tous autres endroits dans l’univers susceptibles de rencontrer les conditions primordiales à la création de la vie, telle que nous la connaissons sur la base du carbone. Car ne l’oublions pas, l’univers étant isotrope et universel, il n’y a aucune raison pour que la vie se fixe de quelle qu’autre manière, étant donné que le pourcentage des éléments connus est le même globalement dans l’ensemble des structures de l’univers. L’analyse des études spectroscopiques des objets cosmologiques ayant pu le confirmer, entres autres choses. Ainsi, ce que la nature a considéré bon pour « papa » chez nous, il ni a aucune raison pour que la nature réagisse autrement pour « maman » ailleurs.

 

 C’est la raison pour laquelle, je crois que la vie dans l’univers est relativement similaire dans son origine et sa composition. Et, je demeure persuadé que les organismes, qu’ils soient uni ou pluricellulaires, complexifiés ou non, ont à peu de chose près le même aspect que nous retrouvons sur Terre. Ils sont fabriqué avec le même type de cellules, découlant des mêmes atomes des éléments composant le même tableau de Mendeleïev (ce tableau périodique des éléments de base pouvant porter un autre nom sur la planète Vulcain, je suis d’accord J), sans un de plus à l’état naturel, sans un de moins. Naturellement, l’évolution de leur apparence étant à peu de chose près proportionnelle à  leur évolution sur Terre dans le passé, par rapport à aujourd’hui, mais projeté dans un futur d’autant d’années, s’il y a lieu.

 

Mais, nous sommes tout de même en droit de se questionner : Ce micro-organisme initial localisé dans la comète, comment s’est-il créé ? D’où vient-il ? Sur la comète, pas d’eau liquide à ce que l’on sache ? Glace et sublimation, dans son état, sublimation qui s’opère près du passage d’une étoile seulement. La vie peut-elle être créée dans un milieu uniquement de glace ? Lorsqu’on parle de possibilité de vie sur une planète ou un satellite de glace, on suppose dans l’eau « liquide » sous la glace, n’est-ce pas ?

Tout cela ne nous explique toujours pas comment s’est organisé le ou les premiers balbutiements de la vie, hypothétiquement en provenance de ces objets interstellaires qui se sont écrasés sur Terre, il y a de cela près de 3.5 G d’années.

 

Je vous invite à faire un survol sur le déroulement de la vie telle que nous la connaissons, chez nous. Ainsi, dans le premier milliard d’années de la création de la planète Terre, les conditions étaient hostiles à l’apparition de la vie. Comme je le mentionnais, la température étant trop élevée à ce moment et les conditions d’incubation trop chaotiques et trop extrêmes. Un regard sur notre passé originel nous indique que la vie a fait son apparition aux alentours de 3.5 milliards d’années (certains avancent 3.8 milliards d’années, en faisant référence aux stromatolithes d'Acasta, dans le Nord-Ouest du Canada) sur Terre sous forme de bactéries, d’algues bleus (les fameuses cyanobactéries qui infestent certains plans d'eau au Québec depuis quelques années), puis des eucaryotes (cellules à noyaux), suivis des êtres pluricellulaires et des vers dans l’ère précambrien, soit jusqu’à environ 575 millions d’années B.P. (540 millions d’années selon Larousse), avant l’ère présent. Nos recherches archéologiques nous démontrent donc, que les premiers 4 milliards d’années d’existence de la Terre ont été le témoin de la création d’une forme de vie, on ne peut plus basique qui se retrouvait dans nos océans primitifs. Il faut attendre l’ère Cambrien pour constater l’apparition de la plupart des groupes d'invertébrés. Suivra par la suite, vers 245 millions d’années, le développement des faunes marines (ammonites) et des faunes continentales (reptiles notamment), cette période depuis le début de la création de la vie étant entrecoupée de périodes d’extinctions importantes d’espèces. L’ère cénozoïque voit le développement des mammifères, il y a de cela 65 millions d’années. Le pléistocène ou l’ère quaternaire date environ de 2 millions d’année. Il est défini, quant à lui, de façon très anthropologique par rapport à l'apparition de l'homme moderne. On  peut constater, à travers les âges, de la diversité et de la complexité de la vie qui n’ont été qu’en s’accroissant.

 

Nous soupçonnons qu’un cataclysme majeur a eu comme conséquence la disparition des dinosaures au début de l’ère tertiaire (cénozoïque). Ce qui aurait permis, sans que nous ne comprenions trop pourquoi d’ailleurs, le développement irréversible des mammifères sur Terre. En conséquence de quoi, l’émergence de notre espèce exerça sa suprématie sur l’ensemble de la planète. Tout cela ne signifiant pas pour autant que les mêmes conditions puissent être rencontrées sur une quelconque exoplanète à découvrir. En effet, au mieux, tenant compte que les mêmes éléments (H, He…) emplissent l’univers, l’évolution de la vie  se ferait avec la même relative lenteur, ailleurs. Par contre, dans des conditions initiales moins propices, elle aurait peu de chance d’atteindre l’efficacité optimale dans la complexité de son évolution, telle que nous l’avons connu. Car selon mon opinion, et jusqu’à preuve du contraire, nous sommes l’espèce ayant atteint ce sommet de perfection dans l’évolution de la vie. Peut-être l’évolution se limiterait-elle alors à seulement quelques organismes pluricellulaires ne dépassant pas le stade des organismes qui habitaient nos océans à l’ère primaire.

 

Et même en supposant que l’évolution de la vie ne se destinait pas à la création de l’Homme sur Terre, et que la vie se complexifient à un degré plus important que des cellules bactériennes, je ne crois pas qu’un reptile ou quelque autre animal aurait pu évoluer jusqu’à devenir un être pensant, logique et intelligent sur Terre ou dans l’univers en général. Car compte tenu de la base sur laquelle son évolution s’appuie, il aurait été de la même façon fragile à résister aux phénomènes cataclysmiques causés par les bombardements météoritiques, les éruptions volcaniques massives, sinon le climat extrême, tels les périodes glaciaires, les inondations diluviennes, les tremblements de terre, les cyclones, les tornades, etc. Il serait ainsi destiné à périr, ou être limité dans son évolution par son niveau d’adaptation déficiente. Ainsi, tout comme ici sur la planète Terre, il le serait également dans l’évolution de toute autre planète hypothétique pouvant supporter quelques formes de vie.

 

Pourquoi l’homme est-il parvenu à ce stade d’évolution hors norme par rapport aux autres espèces d’animaux ?  Sa préhistoire et son histoire nous apprennent que sa capacité d’adaptation lui a assuré sa place privilégiée chez les animaux. Cette grande capacité d’adaptation lui aura permis de se protéger des prédateurs en se regroupant, en inventant des armes et des techniques défensives et offensive décisives,  lui offrant ainsi une meilleure chance de s’en tirer et assurer la reproduction de son espèce sur l’ensemble des continents. Nous en avons une bonne idée lorsque l’on constate l’efficacité de son combat face à ses prédateurs potentiels, tel le mammouth, le loup, le glouton, l’ours, l’hyène et le lion des cavernes, et même ses propres congénères. Ainsi, malheureusement (ou heureusement pour nous, dépendamment du point du vue où on se place) il étendit son  hégémonie à travers les millénaires en disséminant ses ancêtres ou «cousins» lointains, que l’on parle des divers australopithèques, de l’Homo habilis, l’Homo ergaster, ou encore, l’homme de Neandertal. Une meilleure nourriture aura contribué sans doute à permettre un accroissement du volume de son cerveau. Ainsi, de 590cm3 pour Homo habilis, il atteindra un volume moyen de 1595 cm3 pour Homo sapiens. De plus, le ratio du volume de son cerveau par rapport au volume de son corps s’avère de beaucoup plus important (un rapport de 1/50 à 1/400 pour le poids respectif du cerveau de l’homme et de l’éléphant : http://books.google.com/books?id=E5K1zeFUU_wC&pg=PA73&lpg=PA73&dq=homme+cerveau+poid+rapport+corp+%C3%A9l%C3%A9phant+cerveau+rapport+poid&source=bl&ots=sVXuC2OBbU&sig=hIGQiWTiPqpYChTPVZ8mAqWcvU&hl=fr&ei=G9tsSq2EJYW2Nvis9PgG&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5 ), comparé avec la faune terrestre ou marine. Il y aura une exception, soit celle du dauphin, mais n’est-il pas un mammifère lui aussi ? Ce qui suggère un indice d’une des causes de son extraordinaire suprématie sur la nature. Cela l’amena à un niveau de penser qui lui fût d’une utilité indéniable pour sa survie physique dans un premier temps, et bénéficia à son évolution psychique, artistique, morale et spirituelle, par la suite. Laquelle se refléta dans sa capacité salvatrice à se regrouper et vivre en société, et aiguisa de surcroît son génie créatif, technique et artistique.

 

D’ailleurs, cela nous permet d’échanger aujourd’hui sur des thèmes tout à fait abstraits et que nous puissions en éprouver quelques plaisirs et satisfactions bien légitimes, s’il en est. Et convenons entre nous, qu’il faut avoir atteint un degré de civilisation hautement sophistiqué, agrémenté d’une sécurité très élevée face à nos besoins primaires pour nous permettre cette liberté de réflexion en toute quiétude. Luxe que ne pouvait se payer nos ancêtres, il y a un temps pas si lointain. En conclusion, je ne crois pas que ce soit prétentieux ou inconvenant de prétendre que nous sommes les meilleurs dans le résultat actuel de la marche de la nature vers la complexité. Par contre, ce serait tout de même plus valorisant que nous sachions démontrer que nous en sommes dignes.


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Lundi 20 juillet 2009

L'Amérique fête les 40 ans de la conquête de la Lune

Myriam Chaplain-Riou     Agence France-Presse     Washington

 

Il y a 40 ans, le 20 juillet 1969, Neil Armstrong devenait le premier homme à poser le pied sur la Lune. Quarante ans plus tard, l'Amérique et son président Barack Obama rendent un hommage solennel aux héros de la mission Apollo 11.

Le président américain devait recevoir lundi à 14h00 à la Maison-Blanche les trois astronautes de cette mission historique, Neil Armstrong, Michael Collins, âgés tous deux de 78 ans, et Buzz Aldrin, 79 ans. Seuls Armstrong et Aldrin ont foulé le sol lunaire. Collins était resté en orbite autour de la Lune.

C'est le 20 juillet à 22H56 et 48 secondes (heure de Washington) que Neil Armstrong posait le pied sur la Lune, prononçant ces mots restés célèbres devant des centaines de millions de téléspectateurs: «C'est un petit pas pour l'homme mais un grand pas pour l'humanité».

La commémoration de lundi devrait être l'occasion pour les astronautes de discuter de l'avenir de l'exploration spatiale et des ambitions des États-Unis.

La Nasa s'est mobilisée sur son site Internet pour marquer l'événement.

L'agence spatiale américaine présente ainsi des vidéos restaurées de la mission Apollo 11 grâce à la chaîne CBS qui a conservé dans ses archives les images de l'époque, notamment des premiers pas de Neil Armstrong, dont la Nasa avait perdu une partie de la bande originale. Et elle a mis en ligne les enregistrements de conversations entre les astronautes, jamais entendues par le grand public.

La Nasa publie aussi des images de cinq des six sites d'alunissage des missions Apollo prises par la nouvelle sonde lunaire LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) lancée le 18 juin pour préparer le retour des Américains sur la Lune d'ici 2020.

Ce programme baptisé Constellation, s'il était maintenu, serait le prélude aux vols habités sur Mars et au-delà.

Mais le président Obama a demandé un réexamen approfondi de ce projet lancé par son prédécesseur George W. Bush en 2004. La commission d'experts indépendants nommée par M. Obama et présidée par Norman Augustine, ancien PDG du groupe de défense américain Lockheed Martin, doit présenter ses recommandations fin août.

Les astronautes d'Apollo 11 sont eux de chauds partisans de missions vers la planète rouge et ont saisi l'occasion d'une de leurs rares apparitions communes en public au Musée de l'Air et de l'Espace à Washington, dimanche, pour plaider cette cause.

Les Américains sont moins enthousiastes et seule une faible majorité d'entre eux (51%) estime que les États-Unis devraient envoyer des astronautes sur Mars contre 43% qui s'y opposent, selon un sondage CBS News publié lundi. Ils étaient 58% en 1999 à y être favorables mais seulement 48% en 2004.

Buzz Aldrin a directement demandé au Congrès et au peuple américain de se souvenir d'Apollo 11 et de s'en servir comme source d'inspiration pour, un jour, se rendre sur Mars.

Neil Armstrong a rappelé que la mission d'Apollo 11, en 1969, s'était déroulée pendant la Guerre froide en pleine course à l'espace entre les États-Unis et l'Union soviétique. Mais cette rivalité servait un objectif précieux, a-t-il ajouté.

Et, au bout du compte, cette compétition a permis de créer les fondations de la coopération spatiale actuelle entre Russes et Américains, a poursuivi l'ancien astronaute. «Cela a été un investissement exceptionnel pour chacun» des deux pays, a estimé Neil Armstrong.

«Amérique, as-tu toujours un grand rêve? Crois-tu toujours en toi?», a demandé Aldrin. «J'appelle la génération future et nos responsables politiques à donner cette réponse: oui, nous le pouvons», a-t-il lancé en référence au slogan de campagne du président Obama.

Pour Charles Bolden, premier Noir à diriger l'agence spatiale américaine, les États-Unis doivent faire aujourd'hui un choix crucial: «soit nous investissons pour tirer avantage de notre leadership technologique mondial durement gagné, soit nous y renonçons pour laisser d'autres pays (...) repousser les frontières de l'espace», avait résumé la semaine dernière l'ancien astronaute et nouveau patron de la Nasa.


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Dimanche 5 juillet 2009

Les satellites Herschel et Planck en route vers les origines de l'univers

Décollage jeudi de la fusée Ariane 5 transportant les satellites Herschel et Planck depuis Kourou, en Guyane française.

Photo: AFP

Le satellite Planck, qui doit analyser les vestiges de la lumière émise après le Big Bang, et l'observatoire Herschel, qui scrutera les pouponnières d'étoiles et les galaxies lointaines, ont été lancés jeudi avec succès par une fusée Ariane 5 depuis Kourou, en Guyane française.

«L'Agence spatiale européenne est en route pour les origines de l'univers», a lancé le directeur général de l'Agence, Jean-Jacques Dordain.

Herschel et Planck devraient arriver «d'ici un mois» à leur destination finale, située à 1,5 million de km de la Terre, dans la direction opposée au Soleil, a-t-il précisé.

Sur ce point où s'équilibrent les forces gravitationnelles exercées par la Soleil et la Terre, Herschel et Planck tourneront autour du Soleil exactement à la même vitesse que la Terre.

Cette position permettra à leurs instruments ultra-sensibles, refroidis à des températures proches du zéro absolu (-273,15°C) d'observer le ciel froid et lointain sans être affectés par la chaleur de la Terre.

Également dans le but d'explorer l'univers lointain, deux astronautes de la navette Atlantis ont effectué jeudi leur première sortie orbitale pour moderniser et prolonger l'existence du téléscope Hubble.

Deux nouveaux instruments doivent permettre à ce téléscope en orbite basse à 560 km de la Terre de remonter jusqu'à 600 à 500 millions du «Big bang», c'est-à-dire nettement moins loin que ce que feront Herschel et Planck.

L'observatoire Herschel, le plus grand jamais envoyé dans l'espace avec un miroir représentant une fois et demi celui de Hubble, tentera de percer les secrets des étoiles naissantes blotties dans un cocon de gaz et de poussières, en captant le rayonnement infrarouge, imperceptible à nos yeux, que les grains de poussière réemettent.

«Nous observerons une lumière jamais encore été observée dans l'univers», a expliqué Gören Pilbratt, responsable du projet Herschel à l'ESA. Il faut en effet examiner le ciel dans différentes longueurs d'onde pour en découvrir toutes les facettes.

Les trois instruments (Pacs, Spire, Hifi) embarqués à bord d'Herschel utiliseront une large gamme de fréquences, allant de l'infrarouge lointain au rayonnement submillimétrique, pour détecter des corps célestes froids, des nuages moléculaires ou des galaxies lointaines dont le rayonnement s'est décalé vers l'infrarouge.

Leurs capteurs, pouvant être refroidis jusqu'à 0,3 degré au dessus du zéro absolu, sont placés dans de l'hélium qui s'évaporera progressivement.

La durée de vie prévue d'Herschel est de trois ans minimum, durant lesquels de nombreuses équipes d'astronomes du monde entier se partageront le temps d'observation.

De son côté, Planck, fruit d'une collaboration entre la Nasa et l'Esa, a pour mission d'étudier d'infimes fluctuations du rayonnement fossile, trace maintenant refroidie de la première lumière émise dans l'univers quelque 380 000 ans après le Big Bang.

En 15 mois d'observation grâce à l'instrument à haute fréquence HFI capable d'enregistrer des écarts de températures de l'ordre du millionième de degré, Planck devrait balayer deux fois l'intégralité de la voute céleste et dresser une carte précise de ce rayonnement diffus.

Ces données révélatrices du passé de l'univers devraient permettre de mieux connaître sa géométrie, le rythme de son expansion, la nature et la quantité de matière noire.

Annie Hautefeuille     Agence France-Presse     Kourou


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Lundi 15 juin 2009

Une Coda électrique

Autoweek révèle qu'une berline électrique du nom de Coda et de conception chinoise ferait son apparition sur le marché américain à l'automne 2010.

Sortie de l'usine californienne de Coda Automotive, à Santa Monica, cette berline quatre portes serait vendue à partir de 45 000$US.
 
Avec les rabais du fédéral et de l'État, elle pourrait néanmoins descendre dans la tranche des 30 000$US. Cette Coda pourrait parcourir entre 140 et 190 km grâce à ses piles au lithium-ion.

Sa vitesse maximale est de 130 km/h. Son rechargement, sur 220 volts, prendrait six heures.


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Lundi 11 mai 2009

L'Observatoire du Mont-Mégantic sauvé pour deux ans

Ronald Martel     La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Le journal La Tribune a appris en exclusivité jeudi soir que le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Christian Paradis, a trouvé une solution au retrait de la subvention à l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM) par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), plus tôt le mois dernier, du moins pour les deux prochaines années.

C'est par le biais de Développement économique Canada (DEC) et l'un de ses programmes de financement que l'argent a été trouvé pour compenser les 325 000 $ manquant au budget de l'OMM pour les exercices financiers 2009-2010 et 2010-2011.

Un porte-parole du bureau d'Ottawa du ministre Paradis a lancé la nouvelle. Il semble que cette solution est connue des autorités de l'Observatoire depuis environ une semaine. Même que le bureau du ministre et DEC auraient maintenant de la difficulté à obtenir des responsables de l'Observatoire les documents nécessaires pour compléter une demande de subvention auprès de ce programme.

«Il y a comme un silence radio de la part des gens de l'Observatoire, malgré l'insistance de DEC à obtenir ces documents. Ce n'est plus la même urgence, ni la même anxiété, que lorsqu'il s'agissait de dénoncer la coupure de la subvention... Le ministre Paradis s'impatiente un peu que ça prenne un certain temps à compléter ces documents. Il est pressé de compléter le dossier pour passer à la phase 2 qui est de trouver du financement pour le plus long terme. Lui, il avait attendu beaucoup moins pour réagir quand il a appris la coupure de la subvention de l'Observatoire par le biais des médias», a mentionné le porte-parole lors d'un entretien téléphonique.

«Les gens de l'Observatoire ont été contactés, il y a environ une semaine, mais depuis, ils ne retournent même pas les appels. C'est illogique que ce soit maintenant le ministre et DEC qui attendent après eux. Le ministre Paradis veut tellement que ça bouge qu'il a convoqué les intervenants à l'Observatoire dès demain matin (aujourd'hui) pour les rencontrer. La balle est maintenant dans le camp de l'Observatoire. Le ministre a tenu parole, il a livré la marchandise. Il a donné des instructions très claires à DEC pour que le dossier soit activé. Car le programme de DEC assurera le financement pour les deux prochaines années. Il n'y a pas de conditionnel là-dedans!»

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, croit pour sa part qu'il y a plus de deux semaines que DEC a demandé aux responsables de l'Observatoire de produire une demande de subvention pour compenser celle que le CRSNG leur a enlevée. «Je ne sais vraiment pas ce qui se passe avec les gens de l'Observatoire qui retardent à fournir cette demande qui est nécessaire. Tout ce que nous souhaitons, c'est que tout le monde collabore pour que l'Observatoire puisse poursuivre sa mission. C'est ça le principal. Et aussi que le ministre Christian Paradis trouve une solution permanente au problème», a-t-elle indiqué tard jeudi soir.

«Je sais que le ministre Christian Paradis et DEC se posent des questions sur le délai que prennent les responsables de l'Observatoire. Peut-être que ce n'est pas très long malgré tout pour préparer une telle demande de subvention.»

Le préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier, a quant à lui, corroboré les dires du porte-parole du bureau d'Ottawa du ministre Paradis, apportant une nuance à l'effet que la demande de subvention aurait été produite, d'après lui, par l'Observatoire et acheminée à DEC au cours de la journée de jeudi ou du jour précédent.

«Je me réjouis, c'est sûr, de cette nouvelle. J'ai eu vent aussi de l'impatience du ministre quant à la lenteur de la démarche. Ça va devenir officiel quand le ministre va faire une annonce. C'est bien pour ce qui est des deux prochaines années, mais pour moi, le dossier va être réglé quand nous aurons trouvé une solution à long terme. Je cesserai de mettre de la pression sur ce dossier quand on aura cette solution-là. Sinon, je considérerai que mon travail n'est pas fini si on n'a que ce financement pour deux ans», a émis le préfet Bernier.


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Mercredi 8 avril 2009

Les forces vives du milieu au secours de l'observatoire scientifique

Archives La Tribune, Claude Poulin

Ronald Martel     Tribune

(NOTRE-DAME-DES-BOIS) La bataille est enclenchée entre les forces vives du milieu estrien et le gouvernement du Canada pour qu'il revienne sur sa décision de couper la subvention de l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), par le biais de son Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), ce qui met en péril la survie même de cet organisme qui a célébré ses 30 ans en 2008.

La non-pertinence de ce geste, jugé incompréhensible, du gouvernement conservateur du Premier ministre Harper est ressortie de la conférence de presse, laquelle réunissait plusieurs intervenants économiques du Granit, du Haut-Saint-François et de l'Estrie, mercredi matin, à Notre-Dame-des-Bois.

Plusieurs ont évoqué l'impact négatif de cette coupure de subvention sur l'économie régionale, sur le tourisme, sur la formation scientifique et sur le rayonnement international du Québec et du Canada.

«Cette décision ne passera pas comme une lettre à la poste. Je suis habituellement d'un naturel optimiste, mais c'est une véritable catastrophe pour notre région, le Granit, pour toute l'Estrie et même le Québec. Cet endroit est unique au monde, et depuis notre démarche de planification stratégique, l'image que nous avons adoptée est tirée de la première réserve mondiale de ciel étoilé», a confié le préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier.

«Sur le plan touristique, dans le monde, nous sommes reconnus par le Mont-Mégantic, c'est notre vaisseau-amiral. C'est un trois-mâts, avec trois organisations, soit l'Observatoire, l'ASTROLab et le Parc. On ne peut en laisser aller un des trois. Notre démarche aujourd'hui prouve aux décideurs l'importance qu'on accorde à l'Observatoire. Nous allons poursuivre cette mobilisation et même en appeler à la population, s'il le faut.»

M. Bernier a demandé au gouvernement fédéral, à son ministre de l'Industrie, Tony Clement, et au ministre des Travaux publics et des services du Canada, Christian Paradis, de prendre conscience de la gravité du problème qu'ils ont créé et de trouver des solutions.


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Mercredi 8 avril 2009

Herschel et Planck prennent du retard

AFP/Archives/Eric Estrade

Le satellite Planck dans les ateliers d'Alcatel Alenia Space, le 1er février 2007 à Cannes

RE:  http://www.flashespace.com/html/avril09/06_04_09.htm

L'Agence spatiale européenne et Arianespace ont annoncé avoir suspendu le lancement des satellites Herschel et Planck en raison d'un doute sur la capacité de la structure porteuse du miroir d'Herschel à supporter les contraintes du lancement.

Le lancement avait été reporté une première fois et était prévu le 29 avril.

Un groupe d'experts diligenté par l'ESA et Arianespace doit étudier cette question et remettra ses conclusions le 8 avril. La raison de ce report à de quoi surprendre. En effet, les contraintes liées au décollage sont parfaitement connues et modélisées de sorte que ce paramètre était pris en considération dès la conception du satellite.

Restons optimiste, il se peut qu'il s'agisse tout simplement d'une mauvaise interprétation de la lecture des données ou que les marges de sécurité imposées sont trop fortes. Cependant, si les ingénieurs découvrent qu'il existe un risque pour le satellite, des essais seront nécessaires pour s'assurer que la structure porteuse du miroir est à même de supporter les vibrations pendant le décollage. Le retour du satellite en Europe s'imposera avec pour conséquence un report du lancement de plusieurs mois.


Note

Herschel et Planck sont les 2 satellites les plus complexes jamais fabriqués en Europe. Ils sont été construits sous maîtrise d'œuvre
Thales Alenia Space pour le compte de l'Agence spatiale européenne dans le cadre d'un contrat qui reste encore à ce jour le plus important jamais confié à l'industrie dans le domaine des sciences spatiales.

Jusqu'à l'arrivée du télescope spatial James Webb en 2013, Herschel est le plus grand télescope spatial jamais construit. Successeur d'ISO, il fonctionnera dans l'infrarouge ce qui permettra d'observer l'Univers très peu après sa formation et contempler le berceau des étoiles avec une résolution sans précédent.

Quant à Planck, il cartographiera les infimes fluctuations du rayonnement micro-onde du fond de ciel de façon à retrouver les traces des premiers instants de l'Univers, peu après le Big-Bang.




Articles connexes


Report du lancement d'Herschel et de Planck (06.04.09)


Herschel

Essais vibro-acoustiques pour Herschel (30.06.08)

La caméra infrarouge d'Herschel (10.10.07)
La construction du miroir primaire de 3,5 m du télescope spatial Herschel (10.04.07)

Essais de vibrations pour le pare-Soleil d'Herschel (24.10.05)
La participation canadienne au projet d'observatoire spatial Herschel (18.05.05)

Le miroir du télescope spatial Herschel usiné (08.07.04)
Le télescope d'Herschel prend forme (14.01.04)



Planck

Essais de refroidissement du plan focal de Planck (01.12.08)

Le télescope spatial Planck en 3-D (19.11.07)
Tests de radiofréquences pour Planck (12.11.07)

Le télescope spatial Planck (11.11.06)
Le point sur la mission LISA Pathfinder (26.10.06)
Alcatel Alenia Space construira 25 des 64 antennes du projet ALMA (09.12.05)
Spécial Alcatel Alenia Space (23.07.05)

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Mardi 7 avril 2009

Le missile nord-coréen visible sur une image satellite

RE: http://www.isisnucleariran.org/assets/pdf/Musudan_ri_Missile_Flight_6April2009.pdf

Un satellite commercial a capturé une image de la fusée balistique nord-coréenne lancée dimanche, selon l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS).

L'ISIS, un organisme à but non lucratif qui se présente comme luttant contre la prolifération nucléaire, a indiqué dans un communiqué avoir «obtenu une image d'un satellite commercial de DigitalGlobe prise le 5 avril en Corée du Nord qui semble montrer en vol le missile» lancé depuis la base de Musudan-ri, au nord-est du pays.

Pyongyang a décrit la fusée, un missile Taepodong-2 à trois étages d'une portée estimée à 6.700 km, comme un simple lanceur de satellite.

Selon l'institut, basé à Washington, «de la fumée dans le sillage de la fusée et la flamme provoquée par la combustion du propergol» sont visibles sur l'image satellitaire. «Le terrain visible sous le missile se trouve à quelques kilomètres seulement du pas de tir», poursuit l'ISIS.


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